11 juillet 2008

La photo par Jean-Baptiste Merillot

Voici un photographe que j’apprécie particulièrement. En effet, Jean-Baptiste Merillot, photographe professionnel, explore des univers photographiques différents des oiseaux aux paysages en passant par le sport mécanique.

Bonjour Jean-Baptiste, comment vous est venue cette passion pour la photographie ?photos
La passion pour la photographie est venue très tôt, vers l’âge de 8 ans. Mon père était photographe semi-pro. Il passait ses soirées dans son labo à tirer du noir & blanc pour ses clients. Le mardi soir et le samedi, n’ayant pas école le lendemain, j’avais l’autorisation de l’accompagner dans la chambre noire… Debout sur la pointe des pieds, je regardais, fasciné, les « images » apparaître dans les cuvettes.

Puis, petit à petit, mon père me laissa utiliser l’agrandisseur et tirer les photos familiales. Ceci m’encouragea vivement à photographier moi même et mon père me légua un Canon FTb et quelques bobines Ilford. Plus tard, mes études m’éloignèrent de la photo. J’y suis revenu fin des années 90.

Comment êtes-vous devenu photographe professionnel et pouvez-vous vivre dorénavant de votre passion ?
La photo par Jean Baptiste MerillotEn 2002, j’ai intégré une association régionale d’artistes qui m’a permis d’exposer un peu partout dans le Jura. Puis en 2003, l’arrivée des premiers appareils photo reflex numériques abordables a considérablement amélioré la qualité de mon travail et surtout les temps de production.

Je me suis alors fait repérer de plusieurs acteurs économiques de ma région, dans des domaines aussi variés que l’industrie, la nature ou l’environnement. Ces quelques contacts encourageants on suffit à procurer le déclic. Je suis passé auteur photographe en janvier 2004, et les quelques doutes du début se sont vite évanouis… Mon site internet, créé en 2003, fut également rapidement un moyen de commercialisation non négligeable.
La première photo vendue par le biais de mon site fut pour une couverture d’un magazine au Pérou ! Aujourd’hui, bien que dégageant un chiffre d’affaires important qui me permettrait de vivre de ma passion plus qu’honorablement, je continue de travailler en parallèle en tant que responsable d’une équipe de webdesigners dans une société à laquelle je suis attaché depuis plus de 11 ans maintenant. Pour moi, la photo, même en tant que professionnel, doit rester une passion et je reste persuadé que la qualité du travail fourni y est intimement liée.

Quelles matérielles photos utilisez-vous et pourquoi ce choix ?cerf
Je reste fidèle à Canon. Ayant hérité du matériel de mon père (plusieurs FTb, AE1… mais aussi quelques EOS), j’ai logiquement continué d’évoluer dans le monde Canon ayant déjà un parc optique acquis. Une autre raison est l’ergonomie. Les commandes des boitiers des autres marques ne me sont jamais tombées sous les doigts. Aujourd’hui, je travaille essentiellement en numérique avec un 1Dm2n et un 1Ds.

Mon parc optique est diversifié suivant les situations et se compose ainsi :
- 35/2, 50/1.8, 85/1.2 L, 90/2.8 TSE, 100/2.8 macro, 135/2 L, 17-40/4 L, 24-70/2.8 L, 70-200/2.8 L, 400/2.8 L et 600/4 L IS. chenillePour moi, le full-frame est l’avenir et est obligatoire dans certains domaines. Je passe des contrats avec des agences ou des entreprises qui ne veulent que des photos faites au 24×36.
J’utilise également des boitiers argentiques (EOS 1n, EOS 600, EOS 100) et une chambre Linhof Technika 70 permettant la production d’Ekta en 6×9, essentiellement en Velvia et Provia, qui sont ensuite scannés. Pendant une longue période, j’ai souvent acheté mon matériel sur Internet. Je n’ai jamais eu de problème lors de pannes. Mais depuis quelques années, ayant un chiffre d’affaires confortable, je préfère revenir à l’achat en France et notamment en magasin, quitte à payer à peine plus cher, mais je trouve que les écarts de prix diminuent.
Le service est primordial, et ils ont besoin de nous, comme nous avons besoin de nos clients pour vivre.

Quels matériels informatiques, accessoires, logiciels, utilisez-vous lors de vos reportages ou shooting ?paysage
J’ai travaillé de nombreuses années sur PC, mais je suis vite passé sur Mac, au début des années 90. J’ai eu une gamme impressionnante de machines frappées de la pomme, plus d’une quinzaine. Aujourd’hui, j’utilise un PowerBook en reportage avec un écran 17 pouces, calibré, me permettant d’avoir une première idée du travail.

À la maison, je viens de changer mon G4 bi-pro pour un MacPro à 8 cœurs équipé de 16Go de ram et de 4 disques rapides de 1To en RAID 0. Ceci me permet de gagner un temps précieux en post-traitement. Pour donner un ordre de grandeur du gain, des 11 ou 12 secondes qu’il me fallait sur mon G4 pour convertir un RAW du 1Ds en TIFF 16bits sous CameraRaw, il ne m’en faut plus que 0.7 ! Sans compter le montage des panoramiques effectué sous AutoPano Pro qui ne prend plus que 4 ou 5 minutes au lieu de 200 ou 300 avant…
aigle
Question matériel en reportage, après avoir utilisé de nombreuses années des videurs de cartes, je suis revenu à plus de simplicité avec plusieurs cartes CompactFlash. Je préfère également prendre plus de cartes, mais de capacité moindre, toujours dans un souci de fiabilité. Je dispose ainsi d’une dizaine de carte SanDisk Ultra II de 1 ou 2Go (pour le 1Ds), de 4 ou 5 cartes de 2Go SanDisk Extrême II (pour le 1DM2n) et d’une carte SanDisk Ultra II de 8Go pour l’affut, fixe ou flottant, permettant une journée complète de photo, ayant déjà perdu une carte au fond d’un étang lors d’un changement, toute manipulation est à réduire… en reportage, tout mon matériel rentre en général dans un gros Lowepro Photo Trekker AW II.
Sinon, j’utilise plusieurs trépieds Manfrotto, des télécommandes électroniques permettant de déclencher suivant plusieurs paramètres (intervalle, durée, nombre de clichés…) et je n’utilise jamais de filtre, si ce n’est parfois un filtre gris ND8 pour augmenter le temps de pose sur certaines photos.

Le matériel photo (boîtier, objectifs 500 mm, …) est souvent très cher, comment commencer et évoluer sans se ruiner avec un reflex ?jura
Pour moi, cela reste une évidence. On peut faire de belles photos avec un boitier bas de gamme et de bonnes optiques, mais on ne peut pas faire de bonnes photos avec le meilleur boitier du monde et des optiques bas de gamme. Les optiques sont donc à privilégier, ce qui est rarement le choix des amateurs peu renseignés sur le sujet. Il est donc essentiel de s’équiper en optiques performantes dès le départ. Surtout que les optiques seront encore utilisables dans plusieurs années, alors que les boitiers, eux, auront lâché.

valléeJe déconseille souvent d’investir dans des optiques limitées au format APS-C. C’est de l’argent perdu. Dans quelques années, tous les capteurs seront en 24×36, et ces optiques seront à jeter. Pour celui qui veut s’équiper avec une bonne focale pour la photographie animalière par exemple, il est possible de se tourner vers des marques « multi-montures » mais en choisissant précisément, certains objectifs étant à déconseiller vivement. Je reste également partisan de dire qu’il vaut mieux privilégier une bonne optique de 300mm avec une bonne ouverture, que de vouloir absolument un 500mm qui ouvre à f6.3. Une telle ouverture ne permettra pas de faire de bonnes photos dans des conditions de lumière difficile et donne au final une image très peu piquée. Mieux vaut cropper dans une photo faite avec un bon 300, la qualité sera meilleure.

Votre terre sauvage : le Jura, et pourquoi pas une autre ?hivers
Parce que le Jura, c’est chez moi ! Et puis chaque région peut offrir des merveilles au photographe qui l’a parcoure. Et puis sans vouloir être chauvin, le Jura est pour moi une des seules régions de France qui est aussi diversifiées dans sa topologie. En quelques dizaines de kilomètres, on passe de plaines à 70m d’altitudes à des montagnes atteignant les 1400m, tout cela en passant par plusieurs plateaux ayant chacun leur propre diversité animalière et florale, leur propre caractère, leurs propres centres d’intérêts et leur propre climat.

Avez-vous des horaires ou une saisonnalité préférée et pourquoi ?
photo numériqueOn peut faire de bonnes photos à n’importe quelles heures et n’importe quelle saison et part n’importe quel temps. La journée, animalier, paysage… Le soir, macro, nature. La nuit, paysage en pose longue, astrophotographie. L’hiver, photo en noir & blanc… bref, du moment qu’on a la volonté de partir, l’année entière procure au photographe de nombreux sujets diversifiés…

Comment travaillez-vous avec les animaux, par repérage, par affût ou par hasard tout simplement ?photo nature
Tous les cas se présentent, même si j’ai un faible pour l’approche concernant les espèces terrestres. J’ai un coin sympa à côté de chez moi où ils un a un grand nombre de chamois. J’adore les approcher par la falaise quand ils sont sur les prairies en haut. Cela permet de combiner la photo et une activité physique intense. Il faut alors gérer l’équilibre, le souffle, le bruit… et le matériel, car j’y vais souvent avec le 600 ! Je pratique également l’affût flottant sur les nombreux étangs qui se trouvent à quelques kilomètres de chez moi sur une embarcation de fabrication maison. Il m’arrive cependant de pratiquer l’affût dans les bois, les bordures de prairies… mais généralement avec un ami également photographe professionnel.

Avez-vous déjà rencontré des problèmes ou avez-vous été confronté à des situations atypiques ?
Souvent, comme de glisser sur une forte pente sur 50m entre les arbres, ou de me retrouver face à un chamois qui me fonce dessus, qui ne m’avait pas vu et qui, 2 mètres devant moi, s’en aperçoit ! Un jour, je suis arrivé sur un belvédère et au bout de plusieurs minutes, je me suis aperçu que 3 mètres devant moi, au bout d’un pic rocheux, un vautour était posé. Il était blessé et s’était enfui d’un centre à quelques dizaines de kilomètres de là.

renardMais une des situations les plus critiques fut un affût matinal au renard en plein hiver. J’avais effectué pendant une quinzaine de jours des repérages aux jumelles depuis 6 heures du matin, dans la neige et le froid. J’avais repéré plusieurs renards (il y en a beaucoup dans ma région, en plein hiver, on en voit errer dans les rues du village en pleine journée !) et j’avais repéré les endroits où ils passaient fréquemment et marquaient leur territoire. Un matin, 5h, -5°C, je pars. Je m’allonge dans la neige, me couvre d’un filet de camouflage blanc et j’attends. Et là, à l’heure où je les voyais habituellement, rien ! Au bout de 2 heures, la bise s’est levée, la température est encore descendue, la neige à commencer à tomber. Au bout de 2h30, la combinaison de ski était complètement trempée, et j’ai commencé à être gelé, à claquer des dents et à avoir la tête qui tourne. J’étais sur le point de partir quand tout à coup, il est arrivé. Il zigzaguait dans le champ, puis s’est arrêté net, à environ 40m et regardait fixement dans ma direction. Il m’avait senti, étant désormais dos au vent. Juste le temps de prendre quelques photos…

Quels sont vos conditions de travail et vos terrains de photographie préférés, ceux qui vous inspirent ?orage
Dans le domaine l’animalier, je préfère quand même les terrains montagneux. Ceux où il faut gravir parfois des montagnes pour arriver à un point de vue magnifique où attendre l’animal. J’ai par exemple de nombreux coins dans le bas Jura où se trouvent des Faucon Pèlerins. Je place mes affûts au bord de falaises et j’attends qu’ils se posent à quelques mètres sur une pointe rocheuse. Pour la photo paysagère et de nature, j’adore me balader dans les reculées du Jura. Même en plein été, c’est clair, frais, verdoyant avec de jolis ruisseaux où de nombreuses espèces d’oiseaux viennent se désaltérer.

Que souhaitez-vous apporter ou quelles émotions avec vos photos souhaitez-vous faire transparaître ?
photographieJe suis plus dans une démarche de photos artistique que documentaire. J’essaye toujours de choisir l’emplacement de mes affûts par rapport à l’arrière plan par exemple. Je fais quelques clichés à l’ouverture choisie et j’étudie le fond. Reste ensuite à peaufiner le cadrage et à attendre le sujet. Je réalise également de nombreux reportages dans de vieilles usines ou dans des usines musées. J’aime alors rendre l’ambiance au temps de l’âge d’or de ces industries en occultant tous éléments modernes. Le plus important au final étant que le spectateur s’imprègne des ambiances que je créé. Et à la vue des réactions lors de mes expositions, je pense y parvenir un peu plus chaque jour.

Le sport automobile, une réelle passion, de superbes images, pourquoi ne pas vous orienter exclusivement vers ce domaine ?ferrari
Le sport automobile a toujours été une passion, surtout dans le domaine du GT. Je roule pas mal sur circuit également, mais pas en compétition. La photo est alors un moyen à la fois de garder des souvenirs de courses, mais aussi de s’exercer à shooter dans des situations délicates : apprendre à cadrer vite, à régler l’appareil et restant l’œil au viseur, à suivre des sujets passant parfois à plus de 250km/h à 4 ou 5 mètres.

aston martinEncore une fois, ma recherche est plus artistique. Je me démarque aisément des photographes de presse dans ce domaine, ce qui me permet parfois d’avoir des contacts intéressants. L’année dernière, je suis allé passer une journée complète sur un circuit, loué par un client. À ma disposition, un pilote, et une Ferrari F430 F1. Prises de vue embarquées, chasing avant et arrière, couché dans un camion ou assis sur l’arceau d’une autre Ferrari. Autant de moments de bonheur qui ne s’oublient pas. Encore une fois, je pratique la photographie de sport auto plus par passion. J’ai la chance d’être accrédité, mais je ne vends pas les photos, les utilisations restent personnelles.

gt

paddock

La technique, les bons réglages, etc. s’acquièrent, au fil du temps et avec l’expérience où des cours sont-ils nécessaires ?cascade
Je pense que l’expérience s’acquiert avec le temps. L’œil se forge aussi. Certes, les cours peuvent permettre d’obtenir plus vite des bases, et d’avoir plus recours à la technique. Mais au final, est-ce important ? Pas sûr ! En revanche, pour être l’animateur d’un club photo, je continue à croire fermement et à me rendre compte que le passage par le noir & blanc en argentique est primordial. Il permet de comprendre le fonctionnement d’un appareil photo, et permet d’apprendre à cadrer avec les formes, les lignes, pas avec les couleurs. Ce n’est pas si facile, car il faut penser noir & blanc quand on à l’œil au viseur. Mais une fois ces bases acquises, les photographes réalisent de meilleures photos.

Comment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe pro ?
plateauL’aventure est plus belle chaque année, il n’y a pas de raison que cela s’arrête. Bien que le numérique ait démocratisé la photographie et ait permis au premier venu de faire de photos de qualité, on trouve de tout et de n’importe quoi, notamment sur le Web. Aujourd’hui, plus que la qualité du travail fourni, ce que les clients recherchent, c’est du service. Et là, c’est un autre monde qui n’est, je pense, pas donné à tout le monde.

Pouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?
Je calme un peu les expositions en ce moment, car cela prend du temps. Ces dernières années, j’en faisais pas loin de 15 par an ! J’ai aujourd’hui de nombreux contrats avec des entreprises, essentiellement dans le domaine environnemental, qui me permettent de m’éclater ailleurs, mais je n’oublie pas mon public, car j’ai toujours de fidèles admirateurs qui fonts parfois plusieurs centaines delumiere kilomètres pour venir à mes vernissages. Au niveau édition, après le succès de mon dernier livre « Jura, terre d’audace » aux éditions Altaïr ( ), je suis sur un projet d’un livre sur le vignoble du Jura en collaboration avec les Ambassadeurs des Vins du Jura et le Conseil Général.

Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?
Photovore.fr est pour moi le renouveau de l’actualité de la photo sur le Web en France. Pas un simple forum, mais un site global de news, animé par des passionnés. C’est un réel honneur que d’avoir répondu à cette interview de Maxime Dames, rédacteur en chef du site. Bravo à vous pour la qualité éditoriale et bravo aux lecteurs pour faire vivre ce site.

Merci Jean-Baptiste, nous essayons avec le peu de temps que nous avons de vous apporter le meilleur de l’information photo, même si beaucoup de projets ne peuvent aboutir faute de temps et de moyens. Malgré tout, Photovore prend de l’ampleur, grâce à vous et nous vous en remercions …

Pour terminer, je ne peux que vous encourager à visiter le site de Jean-Baptiste Merillot.

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Il y a 7 commentaires


  1. 1 Petou juil 11th, 2008 at 11:56

    Interview très intéressante et agréable à lire. Merci !

  2. 2 mlaprise juil 14th, 2008 at 19:33

    Je viens tout juste lire l’entretien avec Jean Baptiste Merillot et j’ai pour le moins sursauté quand j’ai lu le passage suivant:

    « Je déconseille souvent d’investir dans des optiques limitées au format APS-C. C’est de l’argent perdu. Dans quelques années, tous les capteurs seront en 24×36, et ces optiques seront à jeter. »

    Son analyse de la situation, d’une simplicité déconcertante, témoigne d’une méconnaissance totale du marché actuel des reflex numériques.

    Il y quelques années, avec la venue des capteurs numériques très onéreux, les fabricants ont été en quelques sorte contraint de réduire la taille des capteurs. Ce qui était au départ considéré comme un handicap à rapidement été reconnue par tout les grands fabricants comme une opportunité pour créer un gamme inférieur qui relâcherait les contraintes sur les optiques. Au final, les optiques et les capteurs APS-C seront TOUJOURS moins dispendieux … et ce pour des raisons purement physique. Méthode de fabrication oblige, quand les capteurs full frame deviendront abordable et bien les capteurs APS-C le seront aussi 4 fois plus … c’est mathématique. Donc, si les constructeurs veulent offrir des SLR avec des kit-lens à des prix agressifs il n’ont aucun intérêt à abandonner le APS-C.

    Finalement, la pérennité à long termes de objectifs est un problème qui concerne essentiellement les parcs d’objectifs haut de gamme. Or ceux-ci sont pour la plupart full frame. Ceci est donc un faux débat. Les pros qui fonctionne en full frame s’en fous et ma mère avec son SLR à 500$ s’en fous.

  3. 3 Maxime Damès juil 14th, 2008 at 20:34

    Bienvenue mlaprise !

    Je ne pense pas que Jean-Baptiste est une méconnaissance totale du marché du reflex, il apporte son avis, mais si celui-ci ne te convient pas, tu es libre de ne pas l’écouter.
    Il est fort possible que le Full frame devienne abordable dans quelques années et donc mathématiquement le format APS-C aussi, mais est ce important ! (CF: Nikon D700)
    L’objectif, le but, c’est la photo, non ?

  4. 4 mlaprise juil 14th, 2008 at 21:52

    Allo M. Dames,

    Vous avez bien raison c’est la photo qui compte ! :-)

  5. 5 Jean-Baptiste MERILLOT juil 15th, 2008 at 8:23

    Bonjour mlaprise,

    j’ai connaissance du marché et des techniques et coûts de fabrication. Mais je reste persuadé que dans quelques années, le format APS-C n’existera plus, car il n’y aura plus d’intérêt pour les fabriquant à descendre le prix des reflex FF et de garder des Reflex « grand public » à peine moins cher où la marge ne sera pas forcement plus importante pour eux.

    Mais seul l’avenir dira si j’ai raison !

    Bonnes photos !!!

    JB MERILLOT

  6. 6 mlaprise juil 15th, 2008 at 16:53

    Allo. M. MERILLOT,

    Merci de votre contribution à la discussion, cela est fort appréciée. Concernant l’avenir du format APS-C, effectivement seul l’avenir nous le dira. Cependant, la passé aussi peut nous enseigner bien des choses et force est de constater que dans le marché bas de gamme on peut toujours baisser les prix ! D’un autre coté, si on regarde le marché des dalles LCDs, ou les fabricants n’ose plus offrir de LCD en dessous de 20″, l’effet dont vous parler semble prévaloir. Au final, je crois que ces la pression des consommateurs qui dictera la direction du format. Or, pour l’instant cette pression pour le Full Frame ne semble pas exister chez les photographes « moyen ».

    Là où je suis tout-à-fait d’accord avec vous c’est sûr l’importance des objectifs vs les boitiers. Vous donnez de très bon conseille quant à l’achat d’objectif de qualité dès la départ. Comme la plupart des optiques de qualité sont FF alors sur le fond je suis bien d’accord avec vous. Si on achète des optiques de mer__… il finiront à la poubelle …APS-C ou pas !

  7. 7 Maxime Damès juil 15th, 2008 at 17:42

    Le choix des objectifs est en effet primordial, Jean-Baptiste nous le démontre fort bien ;)
    Pour un photographe amateur, il est bien entendu, financièrement difficile d’acheter un boîtier FF, mais les tarifs baissent rapidement, qui aurait pensé il y a encore 5 ans que l’on pourrait en acquérir un à moins de 3000€.
    J’ai un boîtier APS-C, beaucoup moins cher, mais j’investis par contre beaucoup plus dans les objos, et pour l’instant le résultat me satisfait …

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