|
|
Tweet | Commentaires2 |
Comme chaque semaine, voici une nouvelle interview de photographe ! En ce début de mois de Février, je vous propose de découvrir le travail photographique de Julien BOISARD. Photographe amateur doté d’un talent indéniable, Julien nous dévoile dans cette interview, sa passion, son parcours, ses conseils, son actu, etc. Attiré par la faune et la flore, Julien collabore avec l’agence BIOS Photo …Bonjour Julien, la photographie une réelle passion, d’où vient-elle ?La passion de la photographie vient de mon père qui était lui aussi passionné par la photographie. Il achetait régulièrement des revues spécialisées que j'adorais lire. Il me prêtait
parfois son Canon EOS 1000F (reflex argentique). Mais on ne peut pas dire que je photographiais énormément. Toutefois j'aimais ça. En vacances c'est moi qui prenais les photos !La passion est réellement apparue grâce à mon amie. Travaillant dans l'édition pour des brochures touristiques, je me suis mis à photographier la Normandie juste pour le plaisir. Je lui fournissais mes photos et j'avais la joie de les voir publiées dans ces brochures distribuées aux touristes. Bien sûr la qualité de mon Finepix A101 de 2 millions de pixels m'a vite limitée artistiquement, je suis donc passé au bridge Minolta A1 qui m'a permis d'apprendre les bases photographiques. Voilà comment tout a débuté. Ensuite tout s'est emballé quand j'ai réussi à rentrer dans l'agence photographique BIOS, j'avais enfin un pied dans le monde des pros...Pourquoi est-il de plus en plus difficile de devenir photographe professionnel ?Je pratique la photo uniquement par passion. Depuis que j'ai intégré l'agence Bios, j'ai la possibilité de vendre mes images. Mais les revenus ne sont pas suffisants pour en vivre, il faut avoir une autre activité principale. Je pense qu'à notre époque il est très difficile de devenir photographe professionnel, la concurrence est rude et les agences microstocks bradent les photos ! A moins d'avoir «un nom», il faut être sacrément motivé pour vivre de la photo actuellement, du moins dans le domaine de la photo de nature, évidemment.
Pouvez-vous nous parler de votre région et de vos espaces photographiques ?
Je vis en Normandie (Basse-Normandie plus précisément). Cette région est très diversifiée au niveau des paysages. On a le droit à la campagne bien sûr, à de grandes forêts, de belles plages, beaucoup de rivières (plus particulièrement dans la Manche) et même à de petites montagnes ! C'est une région chargée d'histoire, la plus connue étant le fameux débarquement du 6 juin 1944.J'ai bien sûr mes «coins» photo préférés, comme la plage de Villers sur Mer près de Deauville où je me rends régulièrement. Cette plage est le point de départ des falaises des Vaches noires. On peut voir sur cette plage d'énormes rochers noirs qui ressemblent à des vaches... de loin !Pour l'animalier j'aime bien fréquenter les vergers. Les chevreuils aiment ce genre d'endroit. Après une séance photo il est même conseillé d'aller acheter une bonne bouteille de cidre !Quand à la macro, n'importe quel champ ou jardin suffit. Pas besoin de faire énormément de kilomètres pour cela. Par contre il existe un endroit exceptionnel pour la macrophotographie en Normandie, c'est la réserve naturelle du Mesnil Soleil près de Falaise. On y rencontre des plantes très rares ainsi que beaucoup d'orchidées. Près de 200 espèces de papillons peuplent cette réserve. Un pur bonheur pour les photographes !
Avez-vous une préférence pour un sujet ou un style de photographie ?La photographie de nature s'est imposée assez naturellement. A mes débuts je me suis essayé à plein de sujets différents comme la photo de rue, les portraits, le sport. Mais je me sens beaucoup plus à l'aise dans le domaine de la nature. C'est un style photographique qui permet de s'évader loin des villes. Passer des heures sur une plage déserte ou dans un champ me plaît énormément et permet de se ressourcer. Et la photo de nature permet d'avoir des sensations très excitantes, comme l'approche d'un animal ou être seul face à une mer déchaînée !Mais j'avoue que de temps en temps j'aime assez pratiquer le portrait. Mon modèle favori est mon amie que je ne me lasse pas de photographier. Il fait dire qu'elle est très photogénique. Pour répondre à la question, mes sujets préférés sont les paysages marins, les insectes et l'animalier.Quels matériels photos utilisez-vous et pourquoi ce choix ?Depuis le début j'ai toujours été fidèle à Nikon en commençant réellement la photo avec un Nikon D70. Un reflex vraiment innovant à son
époque, surtout avec son 18-70 mm. Ensuite je suis passé au D200 puis au D300. Même si le format FX (24x36) est en train de s'imposer, je compte garder mon Nikon D300 encore un moment. Cet appareil photo est magnifique ! Superbement construit, grand viseur 100%, AF rapide et précis, hautes sensibilités exploitables, balance des blancs très fidèle... vraiment rien à reprocher. Ce boîtier a connu des conditions assez difficiles : embruns, sel, sable. Et il n'a jamais connu le moindre problème.Du côté des objectifs je suis équipé en Nikon et en Sigma. Pour la macro je me suis offert le dernier Micro Nikkor 105 mm f/2,8 VR. Le seul objectif macro stabilisé du marché. La qualité d'image est tout bonnement exceptionnelle dès la pleine ouverture (que j'utilise beaucoup).Néanmoins je regrette que Nikon ne conçoive pas un objectif équivalent au MPE65 de Canon, qui permet d'atteindre le rapport 5:1, sans aucun accessoire comme des bagues allonge par exemple. Monsieur Nikon, si tu me lis...En macrophotographie je n'utilise pas de trépied, je trouve qu'on n’est pas assez libre de ses mouvements avec cet accessoire, le stabilisateur (VR) me permet donc des prises de vue à basse vitesse (de l'ordre du 1/30s par exemple). Pour la photo de paysage j'utilise un Sigma 10-20 le plus souvent associé à un filtre ND400. Cet objectif grand angle compatible seulement DX, permet de voir très large, et est donc idéal pour la photographie de paysage. Cet objectif est en plus relativement "abordable".Pour l'animalier, j'ai acquis récemment un Sigma 120-300 f/2,8 EX DG, un super zoom lumineux très lourd (2,6 kg) et de qualité professionnelle. Je n'ai pour l'instant pas trop d'expérience avec cet objectif, j'espère bien qu'il me permettra de réaliser les photos dont je rêve depuis longtemps. J'envisage d'acquérir un téléconvertisseur x1,4 pour augmenter la focale (de 300 à 420 mm). En effet certains animaux ne se laissent pas approcher facilement, et une focale de 300 mm peut être parfois un peu juste.
Pouvez vous nous expliquer la technique des poses longues et le matériel employés ?Une pose longue permet de transformer un paysage. En exposant plusieurs secondes voire plusieurs minutes, on transforme ce qui est en mouvement en une sorte de brouillard. L'eau paraît cotonneuse ou les nuages donnent l'impression d'avancer. Ce qui ne bouge pas (rochers,arbres...) reste net.L'accessoire obligatoire pour la pose longue est le trépied, pendant la durée de l'exposition, l'appareil doit être parfaitement stable afin d'éviter les flous de bougé. Pour obtenir des
vitesses d'exposition basses, il faut peu de lumière. Deux solutions : photographier de nuit ou utiliser un filtre qui permet de perdre de la lumière, le ND400 par exemple, celui que j'utilise. Vissé sur mon Sigma 10-20, le ND400 rend la visée complètement noire ! Il faut donc composer son image sans filtre avant de visser le ND400. Ce n'est pas pratique mais il n'y a guère le choix. Ensuite je règle mon D300 en manuel : Je me cale à f/11 pour une netteté optimale de tous les plans, je désactive l'autofocus et je règle la MAP sur «l'infini» et je mets en mode «bulb». Ce mode permet de dépasser les 30 secondes en durée d'exposition. En mode «bulb», une télécommande est indispensable. On appuie une fois pour déclencher et une autre fois pour stopper la prise de vue.Avec l'expérience j'arrive à estimer le temps d'exposition idéal. L'avantage du numérique est que l'on peut observer le résultat aussitôt et reprendre une nouvelle photo si l'exposition n'est pas bonne (sous-exposition ou sur-exposition). Au pire je peux fignoler (avec modération) l'exposition grâce au format de fichier RAW sur mon ordinateur. Mais l'idéal est bien sûr d'avoir une exposition parfaite dès la prise de vue.Quels matériels informatiques, accessoires, logiciels, utilisez vous en reportage ou hors reportage ?
Je travaille sur un Apple iMac 20 pouces avec 3 Go de RAM, je stocke mes photos sur un disque dur externe Iomega et je traite mes photos avec le logiciel Capture NX2. J'ai essayé beaucoup de logiciels et NX2 est le logiciel qui me correspond le mieux. L'intégration des u-points et du correcteur de poussières permet de se passer totalement de Photoshop. Le logiciel View NX me permet de faire l'éditing. Ce logiciel très simple et gratuit me permet de faire le tri très rapidement et d'effacer les photos ratées !En cartes mémoire j'ai pour l'instant 2 CF de 2 Go chacune et une CF de 1 Go. J'envisage d'acquérir le plus rapidement possible une CF de 8 Go car les 12 millions de pixels du D300 prennent de la place ! Niveaux accessoires j'utilise un trépied carbone Benro (C-157 n6) associé à une rotule Manfrotto 486 RC2. L'ensemble est très léger (1,3 kg) est donc idéal pour la randonnée, billebaude, etc.... Pour les photos de plage ou de rivière j'utilise un bon vieux Manfrotto 144B. Ce trépied est très lourd et du coup est très stable dans le courant d'une rivière ou dans les vagues. En filtre j'utilise uniquement un ND400. J'ai abandonné définitivement l'emploi du polarisant.Quelle est votre approche préférée, la billebaude ou l’affût ?La billebaude, car c'est la méthode où on est le plus libre. Mais c'est aussi la moins efficace, rentrer bredouille est très fréquent. J'ai tenté l'affût mais je n'aime vraiment pas rester sur place plusieurs heures sans bouger. Je ne suis pas assez patient pour cela. Néanmoins on peut faire de la billebaude très efficacement avec des méthodes très simples et reconnues. Un ami chasseur m'a expliqué les techniques d'approche et les moyens de «berner» les animaux. Les mammifères fonctionnent à l'odorat. Il est TRÈS important de rester à contre vent. Un animal reconnaît l'odeur humaine à des kilomètres. Il nous sent bien avant qu'on le voit ! C'est cette particularité qui leur permet de survivre dans leur environnement. C'est d'autant plus excitant quand on arrive à observer un animal qui ne se doute pas qu'un humain l'observe à quelques mètres.
La tenue doit être évidemment camouflée. Avec l'aide de ma mère couturière de métier, je me suis conçu une tenue camouflage. Il s'agit en fait d'une tenue camouflage Décathlon sur laquelle ma mère a cousu des morceaux de filet de camouflage. Efficacité garantie !!! Mon premier essai avec cette tenue m'a d'ailleurs procuré quelques sensations ! En effet un chevreuil se demandait ce que pouvait être que ce "buisson" qui faisait du bruit (déclencheur de l'APN). Vraiment pas effrayé et très curieux, l'animal s'est approché de moi, à quelques mètres... j'entendais mon cœur battre, vraiment très impressionnant ! Et encore il s'agissait que d'un chevreuil d'une vingtaine de kilos, je n'imagine même pas avec un cerf !Je vais ressortir cette tenue lorsque la période de chasse sera terminée. Car il est inutile de dire qu'il est très dangereux de traîner dans une forêt pendant cette période avec cette tenue ! J'ai également bricolé une housse anti-bruit en néoprène afin de ne pas me faire repérer par l'animal. Je n'ai pas encore eu l'occasion de la tester.Comment un amateur peut s’équiper d’un petit parc d’objectif sans se ruiner ?L'occasion... le net fourmille d'occasions ! Sur des forums spécialisés on trouve régulièrement son bonheur à des prix imbattables. Quelques boutiques spécialisées proposent aussi de l'occasion. Mon revendeur Camara propose souvent de très bons produits d'occasion avec en plus la possibilité de tester le matériel avant l'achat. Je ne suis pas un adepte des achats à l'étranger.Est-ce qu’avec un reflex et un objectif 70-300 mm, je peux me lancer dans la photo d’oiseau ?
En théorie oui. La focale de 300 mm est bien suffisante pour faire de l'affût, près d'une mangeoire par exemple. Hors affût, la focale de 300 mm peut être un peu courte. Les oiseaux sont de petits animaux très méfiants. Seul le rouge-gorge se laisse facilement approcher.Pour les gros oiseaux (héron, aigrettes) la focale de 300 mm peut suffire. Mais encore une fois, le plus important, c'est l'approche.En général je dirais que la focale idéale pour la photo d'oiseau est le 500 mm. Malheureusement ce type d'objectif est très cher ! Un 70-300 permet de débuter en douceur sans se ruiner, mais si la passion devient de plus en plus forte, l'envie de passer à une focale plus longue et plus lumineuse (et donc plus chère) se fera ressentir, c'est obligatoire...Le matériel, c’est bien ! Mais l’œil du photographe, c’est mieux ! Alors selon vous comment peut-on le développer ?Regarder les livres, aller voir des expositions, visiter les sites de grands photographes... inconsciemment on enregistre leurs images, cela permet d'aiguiser son regard. Un truc tout bête, j'adore feuilleter les beaux livres dans les magasins ! Regarder des images, prendre des exemples de cadrage, s'inspirer sans copier...Certains forums permettent également d'exposer ses photos aux critiques. Même si les critiques peuvent parfois blesser, elles permettent surtout d'évoluer très vite, de faire attention à la lumière, aux cadrages, etc. Quelqu'un de passionné évoluera très vite car il saura prendre en compte les bonnes critiques et trouvera très vite son style. Pour moi, avoir "LE REGARD" est plus difficile que d'apprendre toutes les techniques photographiques. Ça se travaille, ça peut être long mais il ne faut jamais désespérer. La passion prend toujours le dessus.Que pensez-vous et quel regard avez-vous sur la photographie d’aujourd’hui ?La photographie d'aujourd'hui a bien changé. L'époque des Doisneau et des Cartier-Bresson est bien révolue à cause des droits à l'image. J'ai l'impression que les gens ont peur des photographes dans la rue. On est maintenant condamné à flouter les visages des gens sur les photos ! Je trouve ça un peu dommage, mais bon... Les photographes de nature ont par contre une sorte de mission : je pense à Yann Arthus Bertrand qui passe des messages écologiques en montrant les dégâts dûs à l'homme vu du ciel ! Les photographes sont les témoins d'un monde qui change, et quoi de mieux qu'une photo pour prouver ce changement ?
Très proche de la nature, quel est votre regard sur la biodiversité et l’environnement ?C'est une bonne chose que les mentalités changent, l'écologie est à la mode en ce moment. Mais je pense qu'il est trop tard pour s'inquiéter, le mal est fait. Beaucoup d'espèces animales ont disparu, ou vont disparaître. Des hectares de forêt disparaissent tous les jours. La population humaine ne cesse de croître, ça aura forcément des conséquences sur l'éco-système (matières premières, énergies fossiles...) Je suis de nature pessimiste et je ne pense pas que les choses vont s'améliorer, malheureusement. La photo de nature sera un témoignage pour la génération future.Quels sont vos plus beaux souvenirs et votre photo préférée ?
Mes plus beaux souvenirs sont toujours la découverte de nouveaux paysages. Par exemple en découvrant des paysages de Bretagne, très impressionnants et très diversifiés. Ca fait un choc à chaque fois ! Mais mon plus beau souvenir a été l'observation d'une famille de chevreuils à la jumelle. Vingt minutes à observer ces animaux sans être vu. J'ai n'ai même pas essayé de les photographier, les observer me suffisait.Voici une de mes photo préférée.Je suis resté une heure avec cette araignée crabe. Elle ne se laissait pas photographier facilement, ça a été une vraie partie de cache-cache. J'ai pu capturer cette position juste avant qu'elle ne s'enfuie ! Je suis rentré épuisé de cette séance photo !Êtes-vous autodidacte ou avez-vous suivi des cours ? Est-ce nécessaire pour faire de belles photos ?J'ai appris seul en me documentant sur le net et en achetant des livres. Avec le numérique on peut faire beaucoup d'essais, c'est un énorme avantage pour apprendre ! Mais comme je l'ai dit un peu plus haut, la technique est très simple à apprendre. On assimile vite le principe ouverture, vitesse, sensibilité, etc. Mais le plus difficile est de trouver son style et surtout son sujet de prédilection. Bien sûr on peut réaliser de superbes photos en mode tout automatique, mais maîtriser ses réglages et quand même très plaisant et rassurant. D'ailleurs les reflex pros n'ont pas de mode auto ! Le photographe doit tout gérer sur son boîtierAvez-vous déjà été confronté à des situations atypiques ?
Une situation m'a particulièrement angoissé ! Je suis allé photographier sur la plage de Villers sur mer lors d'une journée très perturbée au niveau de la météo, des conditions difficiles qui permettent de sortir des photos de caractère ! J'ai malheureusement fait l'erreur de ne pas me renseigner sur les horaires des marées.Je me suis laissé piéger par la marée et j'ai dû escalader des rochers et une falaise d'argile pour m'en sortir ! Voir les vagues s'écraser sur les rochers n'était vraiment pas rassurant. Depuis je fais très attention aux horaires des marées ! C'est d'ailleurs la première chose que je regarde avant de préparer mon matériel.Que souhaitez-vous apporter ou quelles émotions avec vos photos souhaitez-vous faire transparaître ?Rien d'autre que montrer que la nature est belle. Qu'il n'y a rien de plus beau qu'un lever ou qu'un coucher de soleil. Qu'un animal que tout le monde ou presque déteste, comme l'araignée, peut être beau et fascinant. Faire découvrir le monde des insectes, parfois impitoyable...beaucoup de gens ignorent ce qui se passe sous leurs pieds ou dans leur jardin ! Il y a tellement de choses à faire transparaître avec la photo de nature...c'est un roman sans fin...Comment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe ?Mon grand objectif de 2009 est de m'investir vraiment dans l'animalier. J'ai pour l'instant très peu d'expérience dans ce domaine très difficile qui m'attire vraiment. J'ai tout à apprendre et c'est assez passionnant. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai investi dans le Sigma 120-300 f/2,8.J'aimerais également photographier des paysages dans des pays comme l'Écosse ou l'Irlande, afin de capturer la fameuse lumière des pays du Nord. Un rêve qui va falloir que je réalise... En attendant je continue de travailler en collaboration avec l'agence photo Bios (spécialisé nature). Cette collaboration me permet d'être publié dans divers magazines.
Pouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?
J'ai bien un projet photographique, mais ça n'a aucun rapport avec la photographie de nature. Je dois photographier sur le terrain, un chasseur de fantômes ! C'est un univers qui me passionne et c'est avec plaisir que j'ai accepté la proposition de cette personnalité reconnue dans ce domaine.J'ai également une exposition prévue à Paris dans une boutique de commerce équitable. Mais pour l'instant je n'ai aucune information à donner, pour tout vous dire je n'ai pas encore eu le temps de m'en occuper.Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?Déjà je vous remercie de m'avoir proposé cette interview. En toute honnêteté je ne connaissais pas Photovore avant de recevoir cette proposition. J'ai visité ce site et il faut avouer qu'il est très complet, aussi bien du côté technique, matériel, que discussion autour de la photographie. Un vrai magazine quoi, mais gratuit. Franchement je souhaite une très longue vie à Photovore et j'en profite pour souhaiter une très bonne année 2009 à tous ses lecteurs.Merci Julien d'avoir répondu à nos questions, nous te souhaitons de belles photo pour cette nouvelle année 2009.Voir le site de Julien BOISARD, Photographies Nature.
parfois son Canon EOS 1000F (reflex argentique). Mais on ne peut pas dire que je photographiais énormément. Toutefois j'aimais ça. En vacances c'est moi qui prenais les photos !La passion est réellement apparue grâce à mon amie. Travaillant dans l'édition pour des brochures touristiques, je me suis mis à photographier la Normandie juste pour le plaisir. Je lui fournissais mes photos et j'avais la joie de les voir publiées dans ces brochures distribuées aux touristes. Bien sûr la qualité de mon Finepix A101 de 2 millions de pixels m'a vite limitée artistiquement, je suis donc passé au bridge Minolta A1 qui m'a permis d'apprendre les bases photographiques. Voilà comment tout a débuté. Ensuite tout s'est emballé quand j'ai réussi à rentrer dans l'agence photographique BIOS, j'avais enfin un pied dans le monde des pros...Pourquoi est-il de plus en plus difficile de devenir photographe professionnel ?Je pratique la photo uniquement par passion. Depuis que j'ai intégré l'agence Bios, j'ai la possibilité de vendre mes images. Mais les revenus ne sont pas suffisants pour en vivre, il faut avoir une autre activité principale. Je pense qu'à notre époque il est très difficile de devenir photographe professionnel, la concurrence est rude et les agences microstocks bradent les photos ! A moins d'avoir «un nom», il faut être sacrément motivé pour vivre de la photo actuellement, du moins dans le domaine de la photo de nature, évidemment.
Pouvez-vous nous parler de votre région et de vos espaces photographiques ?
Je vis en Normandie (Basse-Normandie plus précisément). Cette région est très diversifiée au niveau des paysages. On a le droit à la campagne bien sûr, à de grandes forêts, de belles plages, beaucoup de rivières (plus particulièrement dans la Manche) et même à de petites montagnes ! C'est une région chargée d'histoire, la plus connue étant le fameux débarquement du 6 juin 1944.J'ai bien sûr mes «coins» photo préférés, comme la plage de Villers sur Mer près de Deauville où je me rends régulièrement. Cette plage est le point de départ des falaises des Vaches noires. On peut voir sur cette plage d'énormes rochers noirs qui ressemblent à des vaches... de loin !Pour l'animalier j'aime bien fréquenter les vergers. Les chevreuils aiment ce genre d'endroit. Après une séance photo il est même conseillé d'aller acheter une bonne bouteille de cidre !Quand à la macro, n'importe quel champ ou jardin suffit. Pas besoin de faire énormément de kilomètres pour cela. Par contre il existe un endroit exceptionnel pour la macrophotographie en Normandie, c'est la réserve naturelle du Mesnil Soleil près de Falaise. On y rencontre des plantes très rares ainsi que beaucoup d'orchidées. Près de 200 espèces de papillons peuplent cette réserve. Un pur bonheur pour les photographes !
Avez-vous une préférence pour un sujet ou un style de photographie ?La photographie de nature s'est imposée assez naturellement. A mes débuts je me suis essayé à plein de sujets différents comme la photo de rue, les portraits, le sport. Mais je me sens beaucoup plus à l'aise dans le domaine de la nature. C'est un style photographique qui permet de s'évader loin des villes. Passer des heures sur une plage déserte ou dans un champ me plaît énormément et permet de se ressourcer. Et la photo de nature permet d'avoir des sensations très excitantes, comme l'approche d'un animal ou être seul face à une mer déchaînée !Mais j'avoue que de temps en temps j'aime assez pratiquer le portrait. Mon modèle favori est mon amie que je ne me lasse pas de photographier. Il fait dire qu'elle est très photogénique. Pour répondre à la question, mes sujets préférés sont les paysages marins, les insectes et l'animalier.Quels matériels photos utilisez-vous et pourquoi ce choix ?Depuis le début j'ai toujours été fidèle à Nikon en commençant réellement la photo avec un Nikon D70. Un reflex vraiment innovant à son
époque, surtout avec son 18-70 mm. Ensuite je suis passé au D200 puis au D300. Même si le format FX (24x36) est en train de s'imposer, je compte garder mon Nikon D300 encore un moment. Cet appareil photo est magnifique ! Superbement construit, grand viseur 100%, AF rapide et précis, hautes sensibilités exploitables, balance des blancs très fidèle... vraiment rien à reprocher. Ce boîtier a connu des conditions assez difficiles : embruns, sel, sable. Et il n'a jamais connu le moindre problème.Du côté des objectifs je suis équipé en Nikon et en Sigma. Pour la macro je me suis offert le dernier Micro Nikkor 105 mm f/2,8 VR. Le seul objectif macro stabilisé du marché. La qualité d'image est tout bonnement exceptionnelle dès la pleine ouverture (que j'utilise beaucoup).Néanmoins je regrette que Nikon ne conçoive pas un objectif équivalent au MPE65 de Canon, qui permet d'atteindre le rapport 5:1, sans aucun accessoire comme des bagues allonge par exemple. Monsieur Nikon, si tu me lis...En macrophotographie je n'utilise pas de trépied, je trouve qu'on n’est pas assez libre de ses mouvements avec cet accessoire, le stabilisateur (VR) me permet donc des prises de vue à basse vitesse (de l'ordre du 1/30s par exemple). Pour la photo de paysage j'utilise un Sigma 10-20 le plus souvent associé à un filtre ND400. Cet objectif grand angle compatible seulement DX, permet de voir très large, et est donc idéal pour la photographie de paysage. Cet objectif est en plus relativement "abordable".Pour l'animalier, j'ai acquis récemment un Sigma 120-300 f/2,8 EX DG, un super zoom lumineux très lourd (2,6 kg) et de qualité professionnelle. Je n'ai pour l'instant pas trop d'expérience avec cet objectif, j'espère bien qu'il me permettra de réaliser les photos dont je rêve depuis longtemps. J'envisage d'acquérir un téléconvertisseur x1,4 pour augmenter la focale (de 300 à 420 mm). En effet certains animaux ne se laissent pas approcher facilement, et une focale de 300 mm peut être parfois un peu juste.
Pouvez vous nous expliquer la technique des poses longues et le matériel employés ?Une pose longue permet de transformer un paysage. En exposant plusieurs secondes voire plusieurs minutes, on transforme ce qui est en mouvement en une sorte de brouillard. L'eau paraît cotonneuse ou les nuages donnent l'impression d'avancer. Ce qui ne bouge pas (rochers,arbres...) reste net.L'accessoire obligatoire pour la pose longue est le trépied, pendant la durée de l'exposition, l'appareil doit être parfaitement stable afin d'éviter les flous de bougé. Pour obtenir des
vitesses d'exposition basses, il faut peu de lumière. Deux solutions : photographier de nuit ou utiliser un filtre qui permet de perdre de la lumière, le ND400 par exemple, celui que j'utilise. Vissé sur mon Sigma 10-20, le ND400 rend la visée complètement noire ! Il faut donc composer son image sans filtre avant de visser le ND400. Ce n'est pas pratique mais il n'y a guère le choix. Ensuite je règle mon D300 en manuel : Je me cale à f/11 pour une netteté optimale de tous les plans, je désactive l'autofocus et je règle la MAP sur «l'infini» et je mets en mode «bulb». Ce mode permet de dépasser les 30 secondes en durée d'exposition. En mode «bulb», une télécommande est indispensable. On appuie une fois pour déclencher et une autre fois pour stopper la prise de vue.Avec l'expérience j'arrive à estimer le temps d'exposition idéal. L'avantage du numérique est que l'on peut observer le résultat aussitôt et reprendre une nouvelle photo si l'exposition n'est pas bonne (sous-exposition ou sur-exposition). Au pire je peux fignoler (avec modération) l'exposition grâce au format de fichier RAW sur mon ordinateur. Mais l'idéal est bien sûr d'avoir une exposition parfaite dès la prise de vue.Quels matériels informatiques, accessoires, logiciels, utilisez vous en reportage ou hors reportage ?
Je travaille sur un Apple iMac 20 pouces avec 3 Go de RAM, je stocke mes photos sur un disque dur externe Iomega et je traite mes photos avec le logiciel Capture NX2. J'ai essayé beaucoup de logiciels et NX2 est le logiciel qui me correspond le mieux. L'intégration des u-points et du correcteur de poussières permet de se passer totalement de Photoshop. Le logiciel View NX me permet de faire l'éditing. Ce logiciel très simple et gratuit me permet de faire le tri très rapidement et d'effacer les photos ratées !En cartes mémoire j'ai pour l'instant 2 CF de 2 Go chacune et une CF de 1 Go. J'envisage d'acquérir le plus rapidement possible une CF de 8 Go car les 12 millions de pixels du D300 prennent de la place ! Niveaux accessoires j'utilise un trépied carbone Benro (C-157 n6) associé à une rotule Manfrotto 486 RC2. L'ensemble est très léger (1,3 kg) est donc idéal pour la randonnée, billebaude, etc.... Pour les photos de plage ou de rivière j'utilise un bon vieux Manfrotto 144B. Ce trépied est très lourd et du coup est très stable dans le courant d'une rivière ou dans les vagues. En filtre j'utilise uniquement un ND400. J'ai abandonné définitivement l'emploi du polarisant.Quelle est votre approche préférée, la billebaude ou l’affût ?La billebaude, car c'est la méthode où on est le plus libre. Mais c'est aussi la moins efficace, rentrer bredouille est très fréquent. J'ai tenté l'affût mais je n'aime vraiment pas rester sur place plusieurs heures sans bouger. Je ne suis pas assez patient pour cela. Néanmoins on peut faire de la billebaude très efficacement avec des méthodes très simples et reconnues. Un ami chasseur m'a expliqué les techniques d'approche et les moyens de «berner» les animaux. Les mammifères fonctionnent à l'odorat. Il est TRÈS important de rester à contre vent. Un animal reconnaît l'odeur humaine à des kilomètres. Il nous sent bien avant qu'on le voit ! C'est cette particularité qui leur permet de survivre dans leur environnement. C'est d'autant plus excitant quand on arrive à observer un animal qui ne se doute pas qu'un humain l'observe à quelques mètres.
La tenue doit être évidemment camouflée. Avec l'aide de ma mère couturière de métier, je me suis conçu une tenue camouflage. Il s'agit en fait d'une tenue camouflage Décathlon sur laquelle ma mère a cousu des morceaux de filet de camouflage. Efficacité garantie !!! Mon premier essai avec cette tenue m'a d'ailleurs procuré quelques sensations ! En effet un chevreuil se demandait ce que pouvait être que ce "buisson" qui faisait du bruit (déclencheur de l'APN). Vraiment pas effrayé et très curieux, l'animal s'est approché de moi, à quelques mètres... j'entendais mon cœur battre, vraiment très impressionnant ! Et encore il s'agissait que d'un chevreuil d'une vingtaine de kilos, je n'imagine même pas avec un cerf !Je vais ressortir cette tenue lorsque la période de chasse sera terminée. Car il est inutile de dire qu'il est très dangereux de traîner dans une forêt pendant cette période avec cette tenue ! J'ai également bricolé une housse anti-bruit en néoprène afin de ne pas me faire repérer par l'animal. Je n'ai pas encore eu l'occasion de la tester.Comment un amateur peut s’équiper d’un petit parc d’objectif sans se ruiner ?L'occasion... le net fourmille d'occasions ! Sur des forums spécialisés on trouve régulièrement son bonheur à des prix imbattables. Quelques boutiques spécialisées proposent aussi de l'occasion. Mon revendeur Camara propose souvent de très bons produits d'occasion avec en plus la possibilité de tester le matériel avant l'achat. Je ne suis pas un adepte des achats à l'étranger.Est-ce qu’avec un reflex et un objectif 70-300 mm, je peux me lancer dans la photo d’oiseau ?
En théorie oui. La focale de 300 mm est bien suffisante pour faire de l'affût, près d'une mangeoire par exemple. Hors affût, la focale de 300 mm peut être un peu courte. Les oiseaux sont de petits animaux très méfiants. Seul le rouge-gorge se laisse facilement approcher.Pour les gros oiseaux (héron, aigrettes) la focale de 300 mm peut suffire. Mais encore une fois, le plus important, c'est l'approche.En général je dirais que la focale idéale pour la photo d'oiseau est le 500 mm. Malheureusement ce type d'objectif est très cher ! Un 70-300 permet de débuter en douceur sans se ruiner, mais si la passion devient de plus en plus forte, l'envie de passer à une focale plus longue et plus lumineuse (et donc plus chère) se fera ressentir, c'est obligatoire...Le matériel, c’est bien ! Mais l’œil du photographe, c’est mieux ! Alors selon vous comment peut-on le développer ?Regarder les livres, aller voir des expositions, visiter les sites de grands photographes... inconsciemment on enregistre leurs images, cela permet d'aiguiser son regard. Un truc tout bête, j'adore feuilleter les beaux livres dans les magasins ! Regarder des images, prendre des exemples de cadrage, s'inspirer sans copier...Certains forums permettent également d'exposer ses photos aux critiques. Même si les critiques peuvent parfois blesser, elles permettent surtout d'évoluer très vite, de faire attention à la lumière, aux cadrages, etc. Quelqu'un de passionné évoluera très vite car il saura prendre en compte les bonnes critiques et trouvera très vite son style. Pour moi, avoir "LE REGARD" est plus difficile que d'apprendre toutes les techniques photographiques. Ça se travaille, ça peut être long mais il ne faut jamais désespérer. La passion prend toujours le dessus.Que pensez-vous et quel regard avez-vous sur la photographie d’aujourd’hui ?La photographie d'aujourd'hui a bien changé. L'époque des Doisneau et des Cartier-Bresson est bien révolue à cause des droits à l'image. J'ai l'impression que les gens ont peur des photographes dans la rue. On est maintenant condamné à flouter les visages des gens sur les photos ! Je trouve ça un peu dommage, mais bon... Les photographes de nature ont par contre une sorte de mission : je pense à Yann Arthus Bertrand qui passe des messages écologiques en montrant les dégâts dûs à l'homme vu du ciel ! Les photographes sont les témoins d'un monde qui change, et quoi de mieux qu'une photo pour prouver ce changement ?
Très proche de la nature, quel est votre regard sur la biodiversité et l’environnement ?C'est une bonne chose que les mentalités changent, l'écologie est à la mode en ce moment. Mais je pense qu'il est trop tard pour s'inquiéter, le mal est fait. Beaucoup d'espèces animales ont disparu, ou vont disparaître. Des hectares de forêt disparaissent tous les jours. La population humaine ne cesse de croître, ça aura forcément des conséquences sur l'éco-système (matières premières, énergies fossiles...) Je suis de nature pessimiste et je ne pense pas que les choses vont s'améliorer, malheureusement. La photo de nature sera un témoignage pour la génération future.Quels sont vos plus beaux souvenirs et votre photo préférée ?
Mes plus beaux souvenirs sont toujours la découverte de nouveaux paysages. Par exemple en découvrant des paysages de Bretagne, très impressionnants et très diversifiés. Ca fait un choc à chaque fois ! Mais mon plus beau souvenir a été l'observation d'une famille de chevreuils à la jumelle. Vingt minutes à observer ces animaux sans être vu. J'ai n'ai même pas essayé de les photographier, les observer me suffisait.Voici une de mes photo préférée.Je suis resté une heure avec cette araignée crabe. Elle ne se laissait pas photographier facilement, ça a été une vraie partie de cache-cache. J'ai pu capturer cette position juste avant qu'elle ne s'enfuie ! Je suis rentré épuisé de cette séance photo !Êtes-vous autodidacte ou avez-vous suivi des cours ? Est-ce nécessaire pour faire de belles photos ?J'ai appris seul en me documentant sur le net et en achetant des livres. Avec le numérique on peut faire beaucoup d'essais, c'est un énorme avantage pour apprendre ! Mais comme je l'ai dit un peu plus haut, la technique est très simple à apprendre. On assimile vite le principe ouverture, vitesse, sensibilité, etc. Mais le plus difficile est de trouver son style et surtout son sujet de prédilection. Bien sûr on peut réaliser de superbes photos en mode tout automatique, mais maîtriser ses réglages et quand même très plaisant et rassurant. D'ailleurs les reflex pros n'ont pas de mode auto ! Le photographe doit tout gérer sur son boîtierAvez-vous déjà été confronté à des situations atypiques ?
Une situation m'a particulièrement angoissé ! Je suis allé photographier sur la plage de Villers sur mer lors d'une journée très perturbée au niveau de la météo, des conditions difficiles qui permettent de sortir des photos de caractère ! J'ai malheureusement fait l'erreur de ne pas me renseigner sur les horaires des marées.Je me suis laissé piéger par la marée et j'ai dû escalader des rochers et une falaise d'argile pour m'en sortir ! Voir les vagues s'écraser sur les rochers n'était vraiment pas rassurant. Depuis je fais très attention aux horaires des marées ! C'est d'ailleurs la première chose que je regarde avant de préparer mon matériel.Que souhaitez-vous apporter ou quelles émotions avec vos photos souhaitez-vous faire transparaître ?Rien d'autre que montrer que la nature est belle. Qu'il n'y a rien de plus beau qu'un lever ou qu'un coucher de soleil. Qu'un animal que tout le monde ou presque déteste, comme l'araignée, peut être beau et fascinant. Faire découvrir le monde des insectes, parfois impitoyable...beaucoup de gens ignorent ce qui se passe sous leurs pieds ou dans leur jardin ! Il y a tellement de choses à faire transparaître avec la photo de nature...c'est un roman sans fin...Comment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe ?Mon grand objectif de 2009 est de m'investir vraiment dans l'animalier. J'ai pour l'instant très peu d'expérience dans ce domaine très difficile qui m'attire vraiment. J'ai tout à apprendre et c'est assez passionnant. C'est d'ailleurs pour cela que j'ai investi dans le Sigma 120-300 f/2,8.J'aimerais également photographier des paysages dans des pays comme l'Écosse ou l'Irlande, afin de capturer la fameuse lumière des pays du Nord. Un rêve qui va falloir que je réalise... En attendant je continue de travailler en collaboration avec l'agence photo Bios (spécialisé nature). Cette collaboration me permet d'être publié dans divers magazines.
Pouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?
J'ai bien un projet photographique, mais ça n'a aucun rapport avec la photographie de nature. Je dois photographier sur le terrain, un chasseur de fantômes ! C'est un univers qui me passionne et c'est avec plaisir que j'ai accepté la proposition de cette personnalité reconnue dans ce domaine.J'ai également une exposition prévue à Paris dans une boutique de commerce équitable. Mais pour l'instant je n'ai aucune information à donner, pour tout vous dire je n'ai pas encore eu le temps de m'en occuper.Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?Déjà je vous remercie de m'avoir proposé cette interview. En toute honnêteté je ne connaissais pas Photovore avant de recevoir cette proposition. J'ai visité ce site et il faut avouer qu'il est très complet, aussi bien du côté technique, matériel, que discussion autour de la photographie. Un vrai magazine quoi, mais gratuit. Franchement je souhaite une très longue vie à Photovore et j'en profite pour souhaiter une très bonne année 2009 à tous ses lecteurs.Merci Julien d'avoir répondu à nos questions, nous te souhaitons de belles photo pour cette nouvelle année 2009.Voir le site de Julien BOISARD, Photographies Nature. |
|
Tweet |
Faucher Romain
20 fév 2009 à 09h15
Oui comme d'habitude, très bonne ITW.
Et un petit bravo pour Julien qui m'impressionnera toujours.
Bye
Et un petit bravo pour Julien qui m'impressionnera toujours.
Bye
0
Shopping
|
Canon EOS 500DChez PriceMinister 40,00€ |
|
|
Nikon D700Chez Apixfoto 1 919,00€ |
|
|
Panasonic Lumix DMC-FZ100Chez Digit-Photo.fr 331,90€ |
|
|
Panasonic Lumix DMC-FZ45Chez Pixmania 259,00€ |






val