La photo vue par Frédéric LEFEBVRE

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Publié le 05/01/2009

J’ai le plaisir de vous présenter, en cette nouvelle année 2009, le travail très intéressant du photographe Frédéric LEFEBVRE. Attiré par les pays nordiques, Frédéric immortalise des paysages magnifiques mêlés de couleurs tantôt froides, tantôt chaudes, représentant au plus près la nature de ces pays. Frédéric nous dévoile sa passion pour la photo, quelques astuces, son parcours, ses envies, etc.Bonjour Frédéric, comment vous est venue cette passion pour la photo ?J’ai toujours été attiré par la photo. C’est mon oncle qui m’a prêté son appareil quand j’avais peut-être 9 ans. Malgré ces débuts précoces, j’ai fait pendant des années des photos (souvenirs) qui n’avaient probablement d’intérêt que pour moi, même après l’achat de mon 1er reflex (un EOS 300 argentique) vers les 20 ans, et même après mes 1ers grands voyages quelques années après (Madagascar, Égypte).Ça n’est réellement qu’après avoir compris comment faire des bonnes photos vers 2001 et après avoir réalisé ma première photo vraiment réussie (ci-dessous) que cet intérêt ancien est devenu une passion : je voulais faire d’autres photos comme celle-là. Toutes mes vacances allaient désormais être consacrées à cette quête de la photo parfaite.IrlandeD’où provient cette attirance pour les Pays Nordiques ?C’est avant tout les lumières des pays du Nord qui m’attirent. J’ai habité 5 ans en Irlande, j’y ai vu des lumières que je ne connaissais pas en France; sans parler du spectacle des aurores boréales qu’on voit plus au nord. De plus, la géographie des Pays du Nord est très particulière : les paysages côtiers avoisinent les reliefs presque alpins (par exemple en Norvège, en particulier les îles Lofoten). L’activité volcanique est (a été) fréquente : Écosse et bien sûr Islande.La météo est perturbée et il y a encore des saisons, les paysages n’en sont que plus variés. La densité de la population est assez faible, la nature est très bien préservée.IslandeQuels matériels photos utilisez-vous et pourquoi ce choix ?J’ai gardé un gros faible pour l’argentique, en particulier quand mon boîtier est chargé de Velvia 50. La réputation de cette pellicule pour la photographie de paysage n’est plus à faire,Aurore boreale c’est LE film du paysagiste : saturation des couleurs, micro contraste, grain très fin. En argentique, le boîtier est moins important. Il faut simplement veiller à ce que les fonctions suivantes soient présentes : « amorce sortie » (pour pouvoir changer de film et remettre le précédent) et surtout « miroir relevé » pour éviter les vibrations au moment du déclenchement.Les trépieds carbone sont certes légers mais manquent de stabilité. J’ai choisi le Manfrotto 190XB pour ces embouts à vis (pointe métal ou caoutchouc) avec une rotule moyenne Manfrotto 484RC2. La rotule est peu juste si le boîtier est monté avec un zoom longue focale mais suffisant pour les grands angles (plus de 95% de mes photos sur trépied). Mon EOS 5D m’a rendu de grands services au Groenland (conditions de reportage et lumières difficiles) : quels bonheurs de pouvoir déclencher sans compter, tester l’exposition pour une aurore boréale. Je continue d’utiliser l’argentique pour les photos de paysage car avec en numérique il y a toujours un doute au niveau de la restitution de la couleur. De plus, le projet d’édition que j’ai en tête demande une certaine homogénéité.Quels matériels informatiques, accessoires, logiciels, utilisez-vous lors de vos reportages ?Sur le terrain, je n’emporte pas d’ordinateur, donc pas de logiciels non plus. En revanche, j’emporte par sécurité 2 videurs de cartes : un Compact Drive et le très supérieur Hyper Drive, beaucoup plus ergonomique avec son écran. Je décharge les cartes 4Go tous les soirs sur les 2 videurs. Côté énergie, 3 ou 4 batteries pour l’EOS 5D avec un chargeur « 2 places ». Des batteries compatibles à quelques euros conviennent parfaitement. Sabs oublier, un chargeur de batteries AAA ou AA pour les accessoires photo ou non.Pour éviter toute confusion, les cartes et les batteries sont numérotées.A la maison, je fais tourner Photoshop sur PC. J’utilise Adobe Bridge pour renseigner les champs IPTC dont a besoin mon agence (Andia).Des paysages magnifiques, des conditions climatiques extrêmes, comment préparez-vous vos reportages ?La préparation est indispensable à la réussite du voyage : la préparation d'un story board (aide mémoire des photos à faire grâce à un repérage sur Internet) est très utile pour l’inspiration et la préparation de l’itinéraire. Je positionne les points forts sur une carte routière détaillée achetée à l’avance et je relie les points entre eux. Je sais ainsi à l’avance ce que je vais photographier… mais pas dans quelle conditions.scotlandIl faut se concentrer sur quelques points forts, ne pas essayer de tout voir : un ou deux lieux par jour est un maximum. Il faut prévoir beaucoup de flexibilité dans le planning pour rester plus longtemps à un endroit si nécessaire. Si la lumière n’est pas bonne (milieu de journée, pluie, temps gris...), j‘en profite pour faire un repérage plus précis : accès, points de vue, cadrage puis je reviens à l'heure prévue. Un accès Internet pour les prévisions météo, un bon réveil matin… et un lampe frontale : pour réaliser la photo suivante, j’ai marché 1h de nuit et sous la pluie pour être là à la bonne heure.Pouvez-vous nous expliquer la technique photo de la pose longue ?Je fais la quasi totalité de mes photos de paysages sur trépieds, entre 1/20 et 15 secondes. Je n’ai pas encore pratiqué les filés d’étoile ou les poses très longues avec filtre neutre ND400 qui fait perdre 9 diaphragmes et dont Olivier Seydoux par exemple c’est fait la spécialité. Cela dit les contraintes techniques sont les mêmes, il faut en particulier éviter les flous de bougé.Quelques conseils : côté trépied, plus il est lourds plus il est stable ; déployer la partie supérieure des pieds plutôt que la partie inférieure plus fine si l’on a pas besoin de toute la hauteur ; hauteur qu’il faut de toute façon limiter autant que possible ; bien vérifier sur quoi repose le trépied : l’herbe, la mousse ou l’humus en forêt n’offrent pas assez de stabilité. Il ne faut pas hésitez à creuser un peu pour atteindre une couche plus dure ; le vent est l’ennemi n°1 : tous les moyens sont bons pour s’en protéger. Il m’arrive souvent avec beaucoup d’impudeur d’ouvrir mon manteau et de le maintenir ouvert en écartant les bras pour protéger l’appareil; ne pas hésiter à multiplier les prises de vue, voire de faire des rafales; l’usage d’un déclencheur souple (ou à défaut du compte à rebours) est indispensable, il faut en outre sélectionner l’option « miroir relevé » pour éviter toute vibration lors du déclenchement.Un petit truc très utile : le niveau à bulle fixé dans le sabot du flash est très utile pour détecter le moindre mouvement de l’appareil : le moindre mouvement de la bulle signifie perte de netteté.Quel est selon vous, le secret d’une bonne composition ?Le secret d’une bonne composition ? C’est une question vieille comme l’Art (peinture, sculpture, architecture…) et pour cause : bien composée une œuvre sera plus agréable à regarder, le visiteur aura plaisir à la parcourir dans tous les sens sans pouvoir la quitter du regard. Une photo bien composée doit être équilibrée, doit attirer l’œil et le maintenir dans le cadre. Quelques techniques permettent de mettre le photographe sur la voie : la règle des tiers (basée sur le nombre d’or), l’utilisation des lignes (fuyantes, en « S »), le cadre dans le cadre, le sens de lecture. Une photo de paysage doit reproduire en longueur et largeur les 3 dimensions de la scène, d’où l’importance du 1er plan.phareQuels sont les avantages des boîtiers Full-Frame comme le Nikon D700 ou le Canon 5D Mark II ?Le principal avantage est de pouvoir garder ses objectifs sans perte de focale : pas besoin de racheter un ultra grand-angle (10-15mm) pour obtenir la focale d’un grand angle (16-35mm). D’autant que le caractère extrême des ultra grand-angles a toutes les chances d’en diminuer la qualité optique.L’autre avantage est la qualité du capteur : les photosites des capteurs full frame sont plus gros que ceux des capteurs plus petits pour un nombre de pixel égal, ils enregistrent plus d’information (de photons) par pixel d’où une meilleure qualité de l’image notamment en basse lumière.Pour la photo de paysage, quels objectifs et quelles ouvertures doit-on privilégier ?Je réalise 90% de mes photos de paysages à moins de 24mm à f16 plus ou moins 1 ou 2 diaphragmes. Sauf cas particulier, il n’est pas nécessaire de fermer au maximum des possibilités de l’objectif (f22 ou f24) : on ne gagne pas en profondeur de champs visible mais on perd en photo paysagequalité optique. Il est utile de savoir à quelles plages d’ouverture ses objectifs ont une qualité optique maximum.Je travaille aujourd’hui avec le EF 17-40mm L pour l’argentique et le EF 16-35mm L II pour le 5D. J’ai été très déçu par la 1ère version du 16-35mm L certes très piqué au centre mais vraiment trop mou sur les bords. L’ouverture f2.8 n’est utile en paysage que pour les aurores boréales. La 2e version conserve cette ouverture et corrige en grande partie les défauts optiques.Pouvez-vous donner quelques conseils aux lecteurs qui aimeraient faire de belle photo de paysage ?Il faut « s’investir » plutôt qu’ « investir ». Une fois le bon matériel dans le fourre-tout et la technique bien maîtrisée, ce qui va faire la différence c’est l’investissement personnel dans la préparation du voyage et l’engagement sur le terrain. Il faut savoir où l’on va et quelles photographies ont cherche à faire et se donner les moyens de parvenir à ses fins, multiplier les occasions d’assister au spectacle de la nature.Concrètement, toutes mes vacances sont consacrées à la photo de paysages, une fois sur place, je m’y adonne à 100%. Je me lève avant le soleil, c’est-à-dire parfois à 4h du matin, je ne me couche qu’après lui, j’affronte les intempéries (vent, pluie, tempêtes…) et les roches glissantes, je marche, j’explore avec 10 kilos d’équipement sur le dos, etc.Mais quel bonheur d’être là au bon moment !Le matériel et la technique c’est bien ! Mais l’œil du photographe, c’est mieux ! Alors selon vous comment peut-on le développer ?Tout à fait d’accord, car contrairement à ce que beaucoup de gens pensent ce n’est pas l’appareil qui prend la photo… mais le photographe !Il faut commencer par apprendre ce qu’est une bonne photo, ce qui se fait de mieux, ce qu’il est possible de faire : de nombreux sites Internet établissent des classements des meilleurs photos, les sites Internet de photographes proposent presque tous des liens vers d’autres excellents photographes… Il ne faut pas hésiter à passer des heures à les visiter.photoIl faut ensuite chercher à s’améliorer en cherchant conseil auprès de « ceux qui savent ». On trouve sur les forums Internet beaucoup de passionnés prêts à donner des conseils, à faire part de leur remarque. Je conseille de commencer par lire les critiques faites sur les photos postées par d’autres internautes et appliquer les conseils donner à ses propres photos car les critiques peuvent être décourageantes. Pour progresser davantage, il est conseillé de soumettre son travail à la critique.Plus tard, on finit par développer son propre style, se spécialiser dans un domaine (astrophotograhie, paysage, portrait…), un phénomène météo (orage, hiver…), une géographie (la montagne ou les pays… du Sud par exemple). C’est une bonne chose car on ne peut réellement être le meilleur partout ni accumuler suffisamment de bonnes images dans plusieurs domaines à la fois et être reconnu comme tel.Quels sont vos plus beaux souvenirs et votre photo préférée ?Une de mes photos préférées (ci-dessous) a été faite sur l’île de Lewis au large de l’île de Skye en Écosse le matin d’une journée qui commence par la naissance d’un enfant et se termine par un vieil homme qui réalise un rêve.J’ai eu de la chance ce matin là : la lumière est venue illuminer les menhirs de Callanish de la plus belle manière. Une heure après je reçois un texto d’un de mes meilleurs amis qui m’annonce la naissance de son fils : il était né au moment où je prenais la photo. Le soir au même endroit, je fais la rencontre d’un drôle de personnage : un vieil homme à la barbe blanche qui installe un trépied de travaux publics entre 2 menhirs et y fixe un appareil photo avec quelques ficelles. Intrigué, je l’aborde et il m’explique que sa femme, archéologue, a démontré que les pierres étaient alignées en fonction du calendrier lunaire et que, depuis plusieurs années, il cherche à photographier le levé de lune pour illustrer cette théorie. Malheureusement, les conditions météo l’en ont toujours empêché. De plus, il ne lui reste que 2 tentatives (ce soir et demain) avant de devoir attendre le prochain cycle lunaire dans… 18 ans. Alors qu’il me fait comprendre que ce ne sera certainement pas pour ce soir, je le salue et reprends la route. Et là, au détour d’une colline, je suis ébloui par une pleine lune d’une taille impressionnante : je comprends que le vieil homme a enfin réalisé son rêve !photographieLa lumière est très présente sur vos réalisations, comment réussir à la capter ?Avec un peu de matériel (filtres dégradés Cokin, polarisant), la capter est relativement simple. Le plus difficile et aléatoire est de la trouver. Pour augmenter mes chances, je ne pars jamais en été et je sors de préférence quand le temps est à l’orage et quand la météo prévoit des averses. Les giboulées de mars et les tempêtes de la fin de l’automne sont idéales.NorvègeLes heures les plus favorables : 1 heure avant le couché du soleil 30 minutes après et inversement pour le levé (30 min avant, 1 heure après). En milieu de journée on peut toujours faire du repérage ou la sieste !La qualité de la lumière : dans les pays du Nord la lumière plus blanche, plus pure que les pays tropicaux ou tempérés. Elle est également plus basse sur l’horizon ce qui met en valeur le relief et ce qui permet de faire des photos plus longtemps dans la journée. Et c’est sans compter le soleil de minuit, sorte de coucher de soleil permanent. Il reste à trouver la toile sur laquelle la lumière va s’imprimer. Une belle lumière c’est bien, avec un beau relief c’est mieux.Êtes-vous autodidacte ou avez-vous suivi des cours ? Est-ce nécessaire pour faire de belles photos ?Je suis autodidacte dans le sens où je n’ai pas suivi de cours de photo formels, cela dit je n’ai pas appris tout seul pour autant. J’ai bien lu quelques livres mais c’est grâce à Internet que j’ai le plus appris car non seulement cette source d’information est illimitée (sur la technique, le matériel, les photographes et les destinations) mais en plus Internet permet l’échange, le dialogue (le principe d’une bonne pédagogie).Si j’apprends toujours, ce que je recherche aujourd’hui c’est l’émulation, la concurrence saine que l’on trouve dans les communautés de photographes passionnés.Avez-vous déjà rencontré des problèmes ou avez-vous été confronté à des situations atypiques ?Rien de grave ou qui ne soit pas aujourd’hui un bon souvenir. S’il fallait faire un Making-of ou un bêtisier : j’ai failli être arrêté par la police à New-York en photographiant le Brooklin Bridge; j’ai réparé mon trépied à la colle epoxy; scier mon porte filtre dans un garage en Écosse pour éviter le vignetage; démarrer une ascension de nuit dans la forêt, à la lampe frontale avec des dizaines de paires d’yeux qui vous regardent (en fait juste des… lapins); je suis sorti pendant un Piterak au Groenland et affronté des vents d’un centaine de km/h; bu des whisky en refaisant le monde avec Brian en cachette de sa femme dans son B&B en Écosse; vécu un tremblement de terre en Alaska...Bref que des bons souvenirs !Que souhaitez-vous apporter ou quelles émotions avec vos photos souhaitez-vous faire transparaître ?Je suis passé par plusieurs phases. J’ai d’abord considéré la photo comme un moyen de me souvenir puis de faire partager des voyages à mes proches. Je ne cherche pas à faire transparaître d’émotion particulière, je fais mes photos instinctivement. Je crois cependant pouvoir dire que mes photos me ressemblent et reflètent bien les émotions qui m’accompagnent.La photo est maintenant un moyen d’expression, de communication, de rencontre et est devenue nécessaire à mon équilibre !Comment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe ?Je ne vis pas de la photographie et ne souhaite pas en faire un métier. Dégager quelques revenus (édition, publication) m’aidera cependant à financer mes projets de voyages toujours plus au Nord.Je veille à progresser sans cesse et je continuerai ma quête de lumière tant que j’y prendrai autant de plaisir. Tant de photos n’ont pas encore été faites !photosPouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?Je prépare un voyage en Laponie en mars prochain (traîneau, aurores boréales, moto neige) avec 2 ou 3 autres photographes. J’ai un projet de livre dans la tête et je compte bien le mener à bien. Il me faudra pour ça faire encore quelques voyages, visiter d’autres pays du Nord…Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore et aux lecteurs ?Merci de m’avoir donné l’opportunité de répondre à cette interview, c’est un plaisir de partager sa passion et le fruit de son expérience. Photovore est une source d’information importante (et de qualité), il ne faut pas s’en priver. Mais n’oubliez pas de sortir !Merci Frédéric pour cette interview et ces photos magnifiques, nous vous souhaitons une très bonne année 2009 et une grande réussite dans ce monde de la photographie !Voir le site de Frédéric LEFEBVRE




Avatar de Sébastien Brière
6 janv. 2009 à 12h58
Bravo pour cette interview vraiment très intéressante. J'aime énormement le fruit de votre travail photographique. Je suis moi aussi très attiré par les paysages nordiques. Pour le moment je n'ai abordé que l'Ecosse mais évidemment, je compte ne pas m'arrèter là.

J'ai une question si vous me le permettez :

La photographie de paysage demande, comme vous le dites très bien, d'être sur place très tôt le matin ou tard le soir. Quel mode d'hébergement favorisez vous en général, pour justement arriver à être sur place sans trop de difficulté ? Pour ce qui concerne mon expérience personnel (en Ecosse), le VAN (avec coin couchette) m'a semblé vraiment le meilleur compromis. Pas besoin de réserver quoique ce soit ou de perdre du temps à chercher un abris (B&B, etc). Mais je suppose que ce n'est pas possible dans tous les pays.

Merci d'avance votre réponse ou conseils éventuels qui pourraient m'aider à aborder mes futurs voyages.

Bonne continuation à vous et mes meilleurs voeux.
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Avatar de Frédéric Lefebvre
6 janv. 2009 à 21h20
Salut Sébastien (on peut se tutoyer !),

La question du logement et du transport est une question cruciale.
Si pour le transport, on ne peut faire sans voiture (ou plus gros), le choix est plus large pour le logement. Je privilégie les auberges de jeunesses (pas de limite d'âge contrairement à leur nom). Le prix est plus intéressant (15-20€) que les B&B (25€) et a fortiori des hôtels. Ils sont plus conviviaux et on peut cuisiner. Et puis, vu le temps qu'on est censé passer dans ces endroits (on revient tard et on part tôt) ce serait gâcher ! A défaut biensûr je me rabats sur les B&Bs et en derniers recours les hôtels.
Un bon guide touristique est indispensable et permet de faire les choix les plus économiques sans passer son temps à chercher un logement. Je recommande les "Lonely Planet" (l'équivalent du "Guide du Routard" en anglais) quelque soit le pays : j'ai toujours trouvé une solution à moins de 45min du point de RDV matinal.
Je me suis déjà posé la solution du Van car être sur place et gagner 30min ou 1h de sommeil ça se tente ! Mais, à moins d'avoir son propre véhicule (comme Hervé Sentucq), c'est une solution assez peu économique. Et moi j'ai besoin d'une douche par jour...
On peut aussi tenter le camping car mais là aussi c'est assez cher et ça passe pas forcément dans toutes les petites routes.
J'espère avoir répondu à ta question.
Frédéric
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Avatar de Frédéric Lefebvre
6 janv. 2009 à 21h23
Je rajoute que voyager hors saison permet de se passer de réservation, ce qui permet d'être flexible.
Frédéric
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Avatar de Sébastien Brière
6 janv. 2009 à 22h36
Le VAN c'est en effet l'idéal pour la photographie mais effectivement, c'est moins avantageux économiquement. Pour la douche, cela me fait sourire car lors de mon dernier périple, aucun camping n'était ouvert... donc une semaine un peu particulière coté... hygiène.. hum ! :))

Merci beaucoup pour ta réponse très instructive et je te souhaite un séjour fructueux en Laponie.

Sébastien
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Avatar de hette
7 janv. 2009 à 10h58
Excellente interview Frédéric où je retrouve avec bonheur certaines photographies que je connais. Mais le plus touchant reste ton engouement pour la photographie et ta "soif" de progresser, demeurés intact malgré tes succès ...
A très bientôt, amicalement,
Stéphane
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