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Découvrez cette semaine les magnifiques travaux photographiques et l’interview de deux photographes passionnés par la nature Olivier Dangles et François Nowicki. Naturalistes et très sympathiques, Olivier et François partagent avec nous leurs passions communes pour la nature et la photographie. Chaque semaine et depuis quelques mois, nous partageons la passion dévorante de ces photographes animaliers et nous découvrons de splendides photos reflétant le monde animal, la nature et la biodiversité, un vrai bol d’air frais ! François et Olivier font partis de ces photographes talentueux et passionnés qui réussissent à nous faire ressentir une émotion grâce à leurs photos originales, mais naturelles…Bonjour Olivier et François, la photographie une réelle passion, d’où vient-elle ?Ayant grandi en contact avec la nature, nous avons depuis tout petit une passion pour elle qui ne nous a jamais quitté. C’est cette passion qui nous a amené à la photographie. Graver nos souvenirs sur la pellicule s’est peu à peu imposé comme un besoin, une façon d’être en contact encore plus intime avec la faune et la flore.
D’où provient cette attirance pour la nature et la photographie animalière ?Notre parcours est quelque peu différent. Naturaliste, pionnier de la photographie animalière en Lorraine, mon père m’a plongé dans ce
petit monde dès mon plus jeune âge. A cinq ans, je l’accompagnais déjà observer les blaireaux, les renards et les chouettes effraies. Il m’a tout d’abord appris à observer et à connaître mon environnement, la faune et la flore avant de me faire profiter de son expérience de photographe et de faire mes premières images. Une fois née, ma passion pour la nature et la photographie n’a cessé de croître et ne m’a jusqu’à aujourd’hui pas quitté.Bien qu’il soit né et ait vécu à Paris, Olivier a passé une grande partie de son enfance chez ses grands-parents en Aveyron. Lassé du béton parisien il est parti faire sa maîtrise à Metz.C’est lors de notre parcours universitaire à Metz que nous avons fait connaissance. Olivier commençait la photographie et ne connaissait que très peu la région. François avait pratiqué cette passion déjà depuis une vingtaine d’année et était originaire de la région. Quelques affûts plus tard, l’aventure…Vos études ont-elles été un tremplin, pour vos "carrières" de photographe ?François : Non, c’est plutôt le contraire. Photographe naturaliste passionné, cet engouement pour la biodiversité a naturellement orienté mon cursus universitaire puis mon parcours professionnel vers des domaines en lien avec l‘écologie. Aujourd’hui je suis chargé d’études « faune et milieux naturels » au sein du ministère en charge de l’écologie. Si mes missions n’ont certes aucun lien direct avec la photographie, la culture environnementale et notamment la connaissance des espèces et des milieux que je ne cesse de renforcer sont des atouts incontestables pour une pratique respectueuse de l’environnement.Olivier : Non plus, mais elles nous ont permis de mieux comprendre la Nature qui nous entoure. Dans notre dernier livre nous mélangeons photographies et connaissances scientifiques dont l’accès nous a été rendu possible par nos études en écologie.
Comment s’articule votre collaboration, à plusieurs milliers de kilomètre ?Effectivement alors que nous avons débuté notre collaboration et notre passion commune pour la photographie nature sur les terres lorraines, rapidement, la vie professionnelle nous a géographiquement séparé. Internet nous facilite aujourd’hui grandement notre collaboration. Les commodités de communication offertes notamment par la visiophonie avec des logiciels tels Skype sont particulièrement appréciables et efficaces.
Nos contacts sont donc réguliers, la seule précaution étant de bien caler les rendez-vous dans la journée en raison du décalage horaire. L’échange de documents constitue en fait la principale difficulté à notre collaboration et nous n’échappons pas (vu l’efficacité de la poste du continent sud américain) aux difficiles envois par personnes interposées ou via des serveurs FTP. Les aller-retours d’Olivier pour des questions professionnelles et les voyages effectuées en Équateurs complètent les échanges et la collaboration.Pour notre site Internet, notre webmestre (ocelis-creation.com) a conçu une interface extrêmement efficace et simple d’utilisation. Elle nous permet, par un simple code, d’accéder chacun indépendamment au gestionnaire d’image. La mise à jour est ainsi régulièrement faite en fonction des nouvelles images réalisées. Parallèlement à l’aspect purement photographique du site et à quelques actualités, nous avons également souhaité intégrer au site une page « connaissance » nommée « face à face » dans laquelle nous essayons sur la base de 2 images d’apporter des informations sur l’écologie des espèces par comparaison d’espèces européennes, américaines ou par les deux.Photo animalière rime souvent avec finance difficile, comment vous en sortez-vous ?Le financement des voyages et du matériel constituent un coût certain mais la photographie n’est pour nous qu’un loisir et n’a pas vocation à nous faire vivre. C’est donc notre activité professionnelle qui finance, entre autres, nos envies de photographes naturalistes.En fait les principales préoccupations financières ont été liées à la réalisation de « l’ouvrage coulisse de nos campagnes » et aujourd’hui de notre projet actuel pour lesquels nous avons et cherchons les financements nécessaires. Le premier a ainsi été en partie soutenu par un Conseil général, une banque et une grande entreprise, le reste ayant été pris en charge par l’éditeur. Le montage du projet actuel est encore plus ambitieux puisque nous avons pour objectif de le faire financer en totalité et de reverser l’intégralité des droits d’auteur à une fondation pour la protection de la Nature en Amazonie. Mission au combien difficile, mais originale dans sa conception et importante dans son approche, le financement de l’ouvrage est aujourd’hui bien engagé.
Avec quelles agences photos travaillez-vous ? Avez-vous des conseils à nous donner à ce sujet ?Nous avons plusieurs fois été sollicités par des agences, plusieurs fois été tentés, mais nous n’avons jamais fait le pas. Cette démarche est en effet très consommatrice de temps et il est vrai que ces derniers temps nous nous sommes concentrés sur les différents projets qui se sont enchaînés. Le temps nous a donc simplement manqué pour y réfléchir plus sérieusement. Nous le ferons peut-être un jour ? Notre objectif n’est cependant pas financier et même si la rémunération de notre travail photographique nous permettrait sans aucun doute d’acquérir un matériel plus performant ou de multiplier les voyages, ce n’est pour nous pas une finalité.Dans tous les cas si nous nous engagions dans une telle démarche, nous le ferions probablement en la considérant comme une nouvelle étape de notre collaboration avec probablement une signature commune à l’ensemble de nos clichés.Selon vous, est-il encore possible pour un amateur de se lancer et de réussir dans une carrière de photographe animalier ?Probablement, mais c’est une aventure qui, avec l’essor du numérique, est de plus en plus difficile. Il y a aujourd’hui de plus en plus de personnes sur le marché et de plus en plus d’amateurs ; et de bons amateurs. La production de clichés en grand nombre et de qualité n’est donc plus réservée aux seuls professionnels.Les plus inventifs, originaux, doués, sortiront probablement du lot et pourront tenter une telle aventure mais il ne faut pas être trop pressé. Trop de photographes ne voient dans ce métier que le côté nature, aventurier et prise de vue or le plus gros du travail reste commercial.Combien de photographes tentent aujourd’hui l’aventure et sont, à plus ou moins court terme, obligés de réserver une partie de leur travail à la photographie dite « alimentaire » ou, pire, conduits à utiliser des techniques de prises de vues où la photo compte plus que tout au détriment du simple respect des espèces.Devenir photographe professionnel, pourquoi pas, mais attention aux désillusions. Si nous avons un petit conseil à donner (même si c’est un conseil d’amateur) c’est dans un premier temps d’essayer de se faire connaître en tant qu’amateur et dans tous les cas, d’acquérir des connaissances minimales, pour ne pas dire solides en environnement et sur les espèces que l’on sera amené à photographier.
Quels matériels photos utilisez-vous ? Est-il mis à rude épreuve ?
Nous sommes chacun de nous équipés d’un Canon EOS 5D Mark II (+ EOS 40D et EOS 5D) et d’un large éventail d’objectifs. Une grande partie est constituée de zooms (16-35 mm f/2,8L II USM, 24-105 mm f/4 IS USM, 70-200 f/2.8 IS USM, 100-400mm f/4.5-5.6L IS USM) permettant de couvrir une large gamme de focale auxquels s’ajoute l’incontournable 500 mm F4 IS. Ce matériel, est complété par un équipement macro (100 mm + flash macro Twin lite MT-24EX).Les conditions de prises de vues n’ont jamais été extrêmes vu des latitudes dans lesquelles nous avons évoluées. L’humidité ambiante et les pluies de la forêt amazonienne ont toutefois mis parfois le matériel et les photographes à rudes épreuves. Olivier étant quelque peu bordélique, son matériel est cependant plus souvent soumis à des conditions extrêmes mais pour d’autres raisons que les conditions climatiques...Le contenu de votre sac photo est-il différent en fonction des pays ou des sujets rencontrés ?Cela dépend bien évidemment des situations. En règle générale, lorsque nous travaillons ensemble, nous avons chacun notre 500 mm et essayons de nous répartir le reste de la gamme de manière à avoir toutes les focales disponibles sans être surchargés.En Équateur et notamment dans les Andes où les conditions sont parfois difficiles (+4000 m d’altitude), le matériel est parfois limité au 500 mm en raison du manque d’oxygène qui conduit à fournir des efforts très importants.
Avec quel matériel informatique travaillez-vous sur le terrain ? Êtes-vous en relation directe avec des agences ou presses spécialisées ?Un portable et des videurs de cartes (Hyperdrive Color Space) sont généralement utilisés pour les treks de plusieurs jours. Sinon des cartes de 12 GO permettent déjà une autonomie assez confortable. Nous ne sommes pas, comme nous l’avons dit, en relation avec des agences de presses spécialisées et nos périples sont généralement guidés par les exigences de nos projets. Nous avons en effet, et notamment pour notre dernier projet, été conduit à se focaliser sur certains secteurs ou certaines espèces de manière à pouvoir compléter au maximum nos besoins en images.Quel regard avez-vous sur le matériel photo et quels conseils donneriez-vous aux amateurs ?
Pour avoir fait tous nos débuts et une grande partie de nos images en argentique, il faut d’abord dire que le numérique constitue une grande avancée technologique et a simplifié grandement la pratique de la photo et en particulier de la photo animalière qui souvent est effectuée dans des conditions difficiles (luminosité). Les principaux avantages sont liés aux possibilités de corrections offertes par le numérique qui permet dorénavant de rattraper facilement quelques erreurs (exposition). Elle permet également de shooter aussi souvent qu’on le souhaite, (sans se préoccuper du coût du développement ou des pellicules) et d’augmenter ainsi les possibilités d’obtenir des clichés sympa, notamment lorsque les animaux sont en mouvement. C’est également une évolution technique qui permet aux débutants d’apprendre bien plus rapidement même si parfois les techniques photographiques de base ne sont pas toujours acquises.Toutefois, il faut avouer que si le numérique a grandement démocratisé la pratique, cette facilité nécessite des connaissances de plus en plus accrues en informatique et elle a quelque peu dénaturé le coté puriste de la photo argentique qui ne permettait que peu d’erreurs au moment de la prise de vue. La différence entre les bons et les mauvais photographes était alors plus aisée.Malgré ces quelques inconvénients, il serait pour nous difficile aujourd’hui de faire machine arrière. Le plus gênant aujourd’hui correspond à la gestion commerciale des fabricants qui à la fois font évoluer le matériel rapidement tout en se réservant les possibilité de sortir un nouveau matériel régulièrement ce qui fait que notre matériel est très rapidement démodé.Combien de photo avez-vous dans votre photothèque, et comment les stockez-vous ?Plusieurs milliers dont beaucoup de diapos qui ont, pour les plus intéressantes, été scannées. L’ensemble des fichiers numérisés et numériques sont stockés sur différents disques durs externes de façon à les conserver d’éventuels problèmes techniques. Les images sont simplement classées par pays puis par groupes faunistiques et floristiques.Quel est votre regard sur les banques d’images et microstocks qui vendent des photos à 1€ ?C’est bien évidemment triste pour les photographes qui en vivent. Il est vrai que pour un photographe amateur, voir sa photo publiée est toujours gratifiant et la rémunération financière passe souvent au second plan. Dans notre cas, bien que l’argent ne soit pas une priorité, nous avons pour principe de toujours faire payer nos images au prix du marché afin de ne pas faire de concurrence déloyale aux pros. Seule l’utilisation de certaines images est accordée à titre gracieux à certaines associations de protection de l’environnement lorsque la demande nous en est faite (LPO, …)
Comment décrivez-vous votre approche de la lumière ?
Si au début nous étions des fanatiques des « belles lumières » du soir ou du matin, nous nous sommes rendu compte que l’on pouvait également faire des photos sympa sous la pluie ou la neige. Dans tous les cas, nous travaillons toujours en lumière naturelle (sauf photos de nuit) ou parfois en fill-in, notamment pour nos photos macro. Dans les forêts tropicales d’Équateur, où peu de lumière arrive jusqu’au sol, on travaille toujours en lumière naturelle, mais avec des trépieds.Pouvez-vous nous parler de votre ouvrage sur la biodiversité d'Équateur ?C’est un ouvrage qui va combiner photos, designs par ordinateur et une revue exhaustive de la bibliographie sur le sujet. L’objectif en 5 chapitres et un total de 240 pages et d’expliquer pourquoi un si petit pays comme l’Équateur héberge autant d’espèces animales (1600 espèces d’oiseaux sur une superficie de la moitié de la France), de décrire cette biodiversité et sa dynamique actuelle et d’expliquer pourquoi il est important de la protéger.Proche de l’environnement et de la nature, comment contribuez-vous à sa conservation ?Déjà par notre activité professionnelle puisque nous avons réussi à en faire notre métier. Puis, comme beaucoup de photographes naturalistes, par notre participation à différentes associations de protection de la nature.
D’un point de vue photographique, il est par contre clair que la photographie animalière constitue une démarche plus souvent consommatrice de l’environnement que de protection. Cette pratique est pourtant généralement affichée comme une pratique respectueuse de l’environnement dont l’objectif premier est de faire découvrir les richesses naturelles aux personnes non initiées et de leur faire prendre conscience des impératifs de leur protection. Cette idée n’est certes pas fausse (heureusement), sauf qu’il ne faut pas en abuser et qu’elle semble trop souvent le prétexte à une pratique solitaire et égoïste. Aujourd’hui, l’image seule ne suffit pas, ou plus.C’est l’une des raisons qui nous a également conduit à nous lancer dans nos projets et notamment aujourd’hui avec notre ouvrage sur la biodiversité équatorienne. Par ces projets nous souhaitons en effet mettre à profit notre savoir-faire photographique et nos compétences naturalistes et scientifiques pour faire prendre conscience de la nécessité de préserver le vivant. Ainsi dans le cadre de cette démarche volontariste nous avons fait le choix de reverser l’ensemble des droits d’auteurs (et nous espérons qu’il y en aura beaucoup) de notre prochain ouvrage dont la sortie est prévue à l’automne à la fondation du Parc National Yasuni en AmazonieEt les "Coulisses de nos campagnes", un ouvrage dont vous êtes fier ?Oui. C’est une première expérience extrêmement enrichissante à plusieurs points. Nous avons dans un premier temps été confronté au monde de l’édition qui est un milieu quelque peu particulier avec ses avantages et ses contrariétés mais au contact duquel nous avons énormément appris. Aujourd’hui cette expérience nous est extrêmement profitable pour notre second ouvrage pour lequel nous avons les idées bien claires sur la façon de procéder et le résultat que l’on souhaite.Une fois sortie, on ne peut nier une certaine petite fierté. Mais c’est l’expérience humaine qui a été probablement le plus enrichissant et notamment le fait de faire cette aventure en commun.
Avez-vous déjà été confronté à des situations atypiques, avez-vous des anecdotes ?Lors de notre périple commun en équateur en février mars de cette année, nous avons, en majorité, fréquentés les Páramos (steppes d’altitudes) et les forêts de nuage ou vit l’un des mammifères les plus rares et des plus difficiles à voir dans ces milieux. Lors de nos virées nous avons bien évidemment de nombreuses fois imaginé apercevoir cette espèce sans toutefois réellement y croire. Et puis, lors de notre toute dernière journée quelques heures avant de faire nos valises pour le retour, Olivier aperçoit une grosse masse sombre sur un des versants du Páramo de Papallacta dans le parc national Cayambe-Coca. Un tapir des montagnes, l’un des mammifères les plus rares au monde… et l’un des plus beaux moments de notre voyage.Selon "Olivier et François", quelles sont les caractéristiques d’une photo réussie ?Nous avons tous en tête des objectifs de qualité mais pour nous ce qui ferait qu’une image est exceptionnelle c’est que le sujet soit tout d’abord insolite ou difficile à photographier et que l’image associe à la fois la performance technique (prise de vue, cadrage, lumière) et surtout qu’elle s’accompagne d’une histoire, d’une rencontre ou d’un ressenti particulier que le photographe arrive à faire partager à travers l’image.
Les concours ou les festivals comme le célèbre Montier-en-Der sont de plus en plus convoités et difficiles, qu’elles seront, selon vous, les tendances à venir ?Il est vrai que ces concours sont de plus en plus difficiles et la qualité des images est de plus en plus impressionnante. Cette qualité d’image semble suivre l’évolution du matériel numérique et ces dernières années, on a notamment vu apparaître beaucoup d’images d’espèces en mouvements et il est donc fort probable que cette tendance continue. Le niveau de qualité des images actuelles pousse parallèlement les photographes à être de plus en plus originaux. Il y a donc fort à penser que les prochains concours nous réservent encore de belles surprises tant sur les espèces photographiées, les endroits explorés ou les techniques utilisées.
Comment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe ?Nous espérons simplement pouvoir continuer à faire vivre cette passion au travers d’autres aventures communes et au service de la protection de la biodiversité.Pouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?Nous espérons pouvoir continuer à poursuivre notre aventure commune et nous réfléchissons déjà au prochain projet qui nous réunira. Il ne faut toutefois pas vouloir aller trop vite. L’actualité est bien évidemment concentrée sur l’ouvrage de l’Équateur et envisageons d’accompagner ce dernier par une éventuelle exposition qui nous reste à monter et financer.
Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?Votre contact, nous a permis à chacun de découvrir avec grande satisfaction votre site. Nous y avons en particulier apprécié la facilité de navigation et de lecture des différentes rubriques avec un coup de cœur pour les reportages et l’interview des photographes. Un site que nous recommandons et dont nous n’allons pas manquer de faire référence et où nous revenons déjà régulièrement, Olivier et François.Visitez le site des photographes animaliers Olivier et François, Naturexpose.
D’où provient cette attirance pour la nature et la photographie animalière ?Notre parcours est quelque peu différent. Naturaliste, pionnier de la photographie animalière en Lorraine, mon père m’a plongé dans ce
petit monde dès mon plus jeune âge. A cinq ans, je l’accompagnais déjà observer les blaireaux, les renards et les chouettes effraies. Il m’a tout d’abord appris à observer et à connaître mon environnement, la faune et la flore avant de me faire profiter de son expérience de photographe et de faire mes premières images. Une fois née, ma passion pour la nature et la photographie n’a cessé de croître et ne m’a jusqu’à aujourd’hui pas quitté.Bien qu’il soit né et ait vécu à Paris, Olivier a passé une grande partie de son enfance chez ses grands-parents en Aveyron. Lassé du béton parisien il est parti faire sa maîtrise à Metz.C’est lors de notre parcours universitaire à Metz que nous avons fait connaissance. Olivier commençait la photographie et ne connaissait que très peu la région. François avait pratiqué cette passion déjà depuis une vingtaine d’année et était originaire de la région. Quelques affûts plus tard, l’aventure…Vos études ont-elles été un tremplin, pour vos "carrières" de photographe ?François : Non, c’est plutôt le contraire. Photographe naturaliste passionné, cet engouement pour la biodiversité a naturellement orienté mon cursus universitaire puis mon parcours professionnel vers des domaines en lien avec l‘écologie. Aujourd’hui je suis chargé d’études « faune et milieux naturels » au sein du ministère en charge de l’écologie. Si mes missions n’ont certes aucun lien direct avec la photographie, la culture environnementale et notamment la connaissance des espèces et des milieux que je ne cesse de renforcer sont des atouts incontestables pour une pratique respectueuse de l’environnement.Olivier : Non plus, mais elles nous ont permis de mieux comprendre la Nature qui nous entoure. Dans notre dernier livre nous mélangeons photographies et connaissances scientifiques dont l’accès nous a été rendu possible par nos études en écologie.
Comment s’articule votre collaboration, à plusieurs milliers de kilomètre ?Effectivement alors que nous avons débuté notre collaboration et notre passion commune pour la photographie nature sur les terres lorraines, rapidement, la vie professionnelle nous a géographiquement séparé. Internet nous facilite aujourd’hui grandement notre collaboration. Les commodités de communication offertes notamment par la visiophonie avec des logiciels tels Skype sont particulièrement appréciables et efficaces.
Nos contacts sont donc réguliers, la seule précaution étant de bien caler les rendez-vous dans la journée en raison du décalage horaire. L’échange de documents constitue en fait la principale difficulté à notre collaboration et nous n’échappons pas (vu l’efficacité de la poste du continent sud américain) aux difficiles envois par personnes interposées ou via des serveurs FTP. Les aller-retours d’Olivier pour des questions professionnelles et les voyages effectuées en Équateurs complètent les échanges et la collaboration.Pour notre site Internet, notre webmestre (ocelis-creation.com) a conçu une interface extrêmement efficace et simple d’utilisation. Elle nous permet, par un simple code, d’accéder chacun indépendamment au gestionnaire d’image. La mise à jour est ainsi régulièrement faite en fonction des nouvelles images réalisées. Parallèlement à l’aspect purement photographique du site et à quelques actualités, nous avons également souhaité intégrer au site une page « connaissance » nommée « face à face » dans laquelle nous essayons sur la base de 2 images d’apporter des informations sur l’écologie des espèces par comparaison d’espèces européennes, américaines ou par les deux.Photo animalière rime souvent avec finance difficile, comment vous en sortez-vous ?Le financement des voyages et du matériel constituent un coût certain mais la photographie n’est pour nous qu’un loisir et n’a pas vocation à nous faire vivre. C’est donc notre activité professionnelle qui finance, entre autres, nos envies de photographes naturalistes.En fait les principales préoccupations financières ont été liées à la réalisation de « l’ouvrage coulisse de nos campagnes » et aujourd’hui de notre projet actuel pour lesquels nous avons et cherchons les financements nécessaires. Le premier a ainsi été en partie soutenu par un Conseil général, une banque et une grande entreprise, le reste ayant été pris en charge par l’éditeur. Le montage du projet actuel est encore plus ambitieux puisque nous avons pour objectif de le faire financer en totalité et de reverser l’intégralité des droits d’auteur à une fondation pour la protection de la Nature en Amazonie. Mission au combien difficile, mais originale dans sa conception et importante dans son approche, le financement de l’ouvrage est aujourd’hui bien engagé.
Avec quelles agences photos travaillez-vous ? Avez-vous des conseils à nous donner à ce sujet ?Nous avons plusieurs fois été sollicités par des agences, plusieurs fois été tentés, mais nous n’avons jamais fait le pas. Cette démarche est en effet très consommatrice de temps et il est vrai que ces derniers temps nous nous sommes concentrés sur les différents projets qui se sont enchaînés. Le temps nous a donc simplement manqué pour y réfléchir plus sérieusement. Nous le ferons peut-être un jour ? Notre objectif n’est cependant pas financier et même si la rémunération de notre travail photographique nous permettrait sans aucun doute d’acquérir un matériel plus performant ou de multiplier les voyages, ce n’est pour nous pas une finalité.Dans tous les cas si nous nous engagions dans une telle démarche, nous le ferions probablement en la considérant comme une nouvelle étape de notre collaboration avec probablement une signature commune à l’ensemble de nos clichés.Selon vous, est-il encore possible pour un amateur de se lancer et de réussir dans une carrière de photographe animalier ?Probablement, mais c’est une aventure qui, avec l’essor du numérique, est de plus en plus difficile. Il y a aujourd’hui de plus en plus de personnes sur le marché et de plus en plus d’amateurs ; et de bons amateurs. La production de clichés en grand nombre et de qualité n’est donc plus réservée aux seuls professionnels.Les plus inventifs, originaux, doués, sortiront probablement du lot et pourront tenter une telle aventure mais il ne faut pas être trop pressé. Trop de photographes ne voient dans ce métier que le côté nature, aventurier et prise de vue or le plus gros du travail reste commercial.Combien de photographes tentent aujourd’hui l’aventure et sont, à plus ou moins court terme, obligés de réserver une partie de leur travail à la photographie dite « alimentaire » ou, pire, conduits à utiliser des techniques de prises de vues où la photo compte plus que tout au détriment du simple respect des espèces.Devenir photographe professionnel, pourquoi pas, mais attention aux désillusions. Si nous avons un petit conseil à donner (même si c’est un conseil d’amateur) c’est dans un premier temps d’essayer de se faire connaître en tant qu’amateur et dans tous les cas, d’acquérir des connaissances minimales, pour ne pas dire solides en environnement et sur les espèces que l’on sera amené à photographier.
Quels matériels photos utilisez-vous ? Est-il mis à rude épreuve ?
Nous sommes chacun de nous équipés d’un Canon EOS 5D Mark II (+ EOS 40D et EOS 5D) et d’un large éventail d’objectifs. Une grande partie est constituée de zooms (16-35 mm f/2,8L II USM, 24-105 mm f/4 IS USM, 70-200 f/2.8 IS USM, 100-400mm f/4.5-5.6L IS USM) permettant de couvrir une large gamme de focale auxquels s’ajoute l’incontournable 500 mm F4 IS. Ce matériel, est complété par un équipement macro (100 mm + flash macro Twin lite MT-24EX).Les conditions de prises de vues n’ont jamais été extrêmes vu des latitudes dans lesquelles nous avons évoluées. L’humidité ambiante et les pluies de la forêt amazonienne ont toutefois mis parfois le matériel et les photographes à rudes épreuves. Olivier étant quelque peu bordélique, son matériel est cependant plus souvent soumis à des conditions extrêmes mais pour d’autres raisons que les conditions climatiques...Le contenu de votre sac photo est-il différent en fonction des pays ou des sujets rencontrés ?Cela dépend bien évidemment des situations. En règle générale, lorsque nous travaillons ensemble, nous avons chacun notre 500 mm et essayons de nous répartir le reste de la gamme de manière à avoir toutes les focales disponibles sans être surchargés.En Équateur et notamment dans les Andes où les conditions sont parfois difficiles (+4000 m d’altitude), le matériel est parfois limité au 500 mm en raison du manque d’oxygène qui conduit à fournir des efforts très importants.
Avec quel matériel informatique travaillez-vous sur le terrain ? Êtes-vous en relation directe avec des agences ou presses spécialisées ?Un portable et des videurs de cartes (Hyperdrive Color Space) sont généralement utilisés pour les treks de plusieurs jours. Sinon des cartes de 12 GO permettent déjà une autonomie assez confortable. Nous ne sommes pas, comme nous l’avons dit, en relation avec des agences de presses spécialisées et nos périples sont généralement guidés par les exigences de nos projets. Nous avons en effet, et notamment pour notre dernier projet, été conduit à se focaliser sur certains secteurs ou certaines espèces de manière à pouvoir compléter au maximum nos besoins en images.Quel regard avez-vous sur le matériel photo et quels conseils donneriez-vous aux amateurs ?
Pour avoir fait tous nos débuts et une grande partie de nos images en argentique, il faut d’abord dire que le numérique constitue une grande avancée technologique et a simplifié grandement la pratique de la photo et en particulier de la photo animalière qui souvent est effectuée dans des conditions difficiles (luminosité). Les principaux avantages sont liés aux possibilités de corrections offertes par le numérique qui permet dorénavant de rattraper facilement quelques erreurs (exposition). Elle permet également de shooter aussi souvent qu’on le souhaite, (sans se préoccuper du coût du développement ou des pellicules) et d’augmenter ainsi les possibilités d’obtenir des clichés sympa, notamment lorsque les animaux sont en mouvement. C’est également une évolution technique qui permet aux débutants d’apprendre bien plus rapidement même si parfois les techniques photographiques de base ne sont pas toujours acquises.Toutefois, il faut avouer que si le numérique a grandement démocratisé la pratique, cette facilité nécessite des connaissances de plus en plus accrues en informatique et elle a quelque peu dénaturé le coté puriste de la photo argentique qui ne permettait que peu d’erreurs au moment de la prise de vue. La différence entre les bons et les mauvais photographes était alors plus aisée.Malgré ces quelques inconvénients, il serait pour nous difficile aujourd’hui de faire machine arrière. Le plus gênant aujourd’hui correspond à la gestion commerciale des fabricants qui à la fois font évoluer le matériel rapidement tout en se réservant les possibilité de sortir un nouveau matériel régulièrement ce qui fait que notre matériel est très rapidement démodé.Combien de photo avez-vous dans votre photothèque, et comment les stockez-vous ?Plusieurs milliers dont beaucoup de diapos qui ont, pour les plus intéressantes, été scannées. L’ensemble des fichiers numérisés et numériques sont stockés sur différents disques durs externes de façon à les conserver d’éventuels problèmes techniques. Les images sont simplement classées par pays puis par groupes faunistiques et floristiques.Quel est votre regard sur les banques d’images et microstocks qui vendent des photos à 1€ ?C’est bien évidemment triste pour les photographes qui en vivent. Il est vrai que pour un photographe amateur, voir sa photo publiée est toujours gratifiant et la rémunération financière passe souvent au second plan. Dans notre cas, bien que l’argent ne soit pas une priorité, nous avons pour principe de toujours faire payer nos images au prix du marché afin de ne pas faire de concurrence déloyale aux pros. Seule l’utilisation de certaines images est accordée à titre gracieux à certaines associations de protection de l’environnement lorsque la demande nous en est faite (LPO, …)
Comment décrivez-vous votre approche de la lumière ?
Si au début nous étions des fanatiques des « belles lumières » du soir ou du matin, nous nous sommes rendu compte que l’on pouvait également faire des photos sympa sous la pluie ou la neige. Dans tous les cas, nous travaillons toujours en lumière naturelle (sauf photos de nuit) ou parfois en fill-in, notamment pour nos photos macro. Dans les forêts tropicales d’Équateur, où peu de lumière arrive jusqu’au sol, on travaille toujours en lumière naturelle, mais avec des trépieds.Pouvez-vous nous parler de votre ouvrage sur la biodiversité d'Équateur ?C’est un ouvrage qui va combiner photos, designs par ordinateur et une revue exhaustive de la bibliographie sur le sujet. L’objectif en 5 chapitres et un total de 240 pages et d’expliquer pourquoi un si petit pays comme l’Équateur héberge autant d’espèces animales (1600 espèces d’oiseaux sur une superficie de la moitié de la France), de décrire cette biodiversité et sa dynamique actuelle et d’expliquer pourquoi il est important de la protéger.Proche de l’environnement et de la nature, comment contribuez-vous à sa conservation ?Déjà par notre activité professionnelle puisque nous avons réussi à en faire notre métier. Puis, comme beaucoup de photographes naturalistes, par notre participation à différentes associations de protection de la nature.
D’un point de vue photographique, il est par contre clair que la photographie animalière constitue une démarche plus souvent consommatrice de l’environnement que de protection. Cette pratique est pourtant généralement affichée comme une pratique respectueuse de l’environnement dont l’objectif premier est de faire découvrir les richesses naturelles aux personnes non initiées et de leur faire prendre conscience des impératifs de leur protection. Cette idée n’est certes pas fausse (heureusement), sauf qu’il ne faut pas en abuser et qu’elle semble trop souvent le prétexte à une pratique solitaire et égoïste. Aujourd’hui, l’image seule ne suffit pas, ou plus.C’est l’une des raisons qui nous a également conduit à nous lancer dans nos projets et notamment aujourd’hui avec notre ouvrage sur la biodiversité équatorienne. Par ces projets nous souhaitons en effet mettre à profit notre savoir-faire photographique et nos compétences naturalistes et scientifiques pour faire prendre conscience de la nécessité de préserver le vivant. Ainsi dans le cadre de cette démarche volontariste nous avons fait le choix de reverser l’ensemble des droits d’auteurs (et nous espérons qu’il y en aura beaucoup) de notre prochain ouvrage dont la sortie est prévue à l’automne à la fondation du Parc National Yasuni en AmazonieEt les "Coulisses de nos campagnes", un ouvrage dont vous êtes fier ?Oui. C’est une première expérience extrêmement enrichissante à plusieurs points. Nous avons dans un premier temps été confronté au monde de l’édition qui est un milieu quelque peu particulier avec ses avantages et ses contrariétés mais au contact duquel nous avons énormément appris. Aujourd’hui cette expérience nous est extrêmement profitable pour notre second ouvrage pour lequel nous avons les idées bien claires sur la façon de procéder et le résultat que l’on souhaite.Une fois sortie, on ne peut nier une certaine petite fierté. Mais c’est l’expérience humaine qui a été probablement le plus enrichissant et notamment le fait de faire cette aventure en commun.
Avez-vous déjà été confronté à des situations atypiques, avez-vous des anecdotes ?Lors de notre périple commun en équateur en février mars de cette année, nous avons, en majorité, fréquentés les Páramos (steppes d’altitudes) et les forêts de nuage ou vit l’un des mammifères les plus rares et des plus difficiles à voir dans ces milieux. Lors de nos virées nous avons bien évidemment de nombreuses fois imaginé apercevoir cette espèce sans toutefois réellement y croire. Et puis, lors de notre toute dernière journée quelques heures avant de faire nos valises pour le retour, Olivier aperçoit une grosse masse sombre sur un des versants du Páramo de Papallacta dans le parc national Cayambe-Coca. Un tapir des montagnes, l’un des mammifères les plus rares au monde… et l’un des plus beaux moments de notre voyage.Selon "Olivier et François", quelles sont les caractéristiques d’une photo réussie ?Nous avons tous en tête des objectifs de qualité mais pour nous ce qui ferait qu’une image est exceptionnelle c’est que le sujet soit tout d’abord insolite ou difficile à photographier et que l’image associe à la fois la performance technique (prise de vue, cadrage, lumière) et surtout qu’elle s’accompagne d’une histoire, d’une rencontre ou d’un ressenti particulier que le photographe arrive à faire partager à travers l’image.
Les concours ou les festivals comme le célèbre Montier-en-Der sont de plus en plus convoités et difficiles, qu’elles seront, selon vous, les tendances à venir ?Il est vrai que ces concours sont de plus en plus difficiles et la qualité des images est de plus en plus impressionnante. Cette qualité d’image semble suivre l’évolution du matériel numérique et ces dernières années, on a notamment vu apparaître beaucoup d’images d’espèces en mouvements et il est donc fort probable que cette tendance continue. Le niveau de qualité des images actuelles pousse parallèlement les photographes à être de plus en plus originaux. Il y a donc fort à penser que les prochains concours nous réservent encore de belles surprises tant sur les espèces photographiées, les endroits explorés ou les techniques utilisées.
Comment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe ?Nous espérons simplement pouvoir continuer à faire vivre cette passion au travers d’autres aventures communes et au service de la protection de la biodiversité.Pouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?Nous espérons pouvoir continuer à poursuivre notre aventure commune et nous réfléchissons déjà au prochain projet qui nous réunira. Il ne faut toutefois pas vouloir aller trop vite. L’actualité est bien évidemment concentrée sur l’ouvrage de l’Équateur et envisageons d’accompagner ce dernier par une éventuelle exposition qui nous reste à monter et financer.
Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?Votre contact, nous a permis à chacun de découvrir avec grande satisfaction votre site. Nous y avons en particulier apprécié la facilité de navigation et de lecture des différentes rubriques avec un coup de cœur pour les reportages et l’interview des photographes. Un site que nous recommandons et dont nous n’allons pas manquer de faire référence et où nous revenons déjà régulièrement, Olivier et François.Visitez le site des photographes animaliers Olivier et François, Naturexpose. Tags : Interview photographe, Actualité photo, Interview photographe, Photographe animalier, Photo animalière, Photographie animalière
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Mathieu
13 mai 2010 à 20h10
Ces deux compères ont tellement de talent que quelque soit l'objectif utilisé, il y aura un résultat ! J'ai vu Olivier prendre des photos magnifiques avec un 400 mm Tokina, et François n'est pas du genre à passer tout son temps au rayon matériel de la Fnac...
Par contre, ils ont une connaissance incomparable du terrain et de leurs sujets d'étude, une patience incroyable, et beaucoup de modèles et de sources d'inspiration parmi les plus grands photographes animaliers passés et actuels. Ils sont également très exigeants avec eux-mêmes...
Par contre, ils ont une connaissance incomparable du terrain et de leurs sujets d'étude, une patience incroyable, et beaucoup de modèles et de sources d'inspiration parmi les plus grands photographes animaliers passés et actuels. Ils sont également très exigeants avec eux-mêmes...
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je suis heureuse de voir que tu fais toujours ce que tu aimais il y a 20 ans ! en plus tu à fais ta place dans ce milieu ! fellicitations à toi et ton ami, vos photos sont magnifiques ! j'espère que tu vas bien, peut etre aurai-je la chance d'avoir de tes nouvelles..... bonne continuation. biz