La photo agricole vue par Sébastien Champion

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Publié le 17/01/2010

Photographe amateur doté d’un talent indéniable, Sébastien Champion est le reflet même du photographe d’aujourd’hui. Se lancer dans la photographie agricole comme la photographie animalière n'est pas facile et seul les plus téméraires et les plus assidus réussiront à franchir le cap et devenir réellement professionnels. Notre but, c’est d’aussi mettre en avant le talent de ces photographes et de vous présenter leur parcours en espérant leur apporter visibilité et notoriété… Jeune photographe avec une carrière toute devant lui, Sébastien Champion se livre à nôtre petit jeu des questions réponses et s'en sort remarquablement. Découvrez le parcours et les conseils de Sébastien tout au long de cette interviewBonjour Sébastien, la photographie une réelle passion, d’où vient-elle ?J'ai commencé la photographie le 08 septembre 2004, jour du départ de mon voyage autour du monde (Sous-continent indien, Asie du Sud Est, Amérique du Sud). L'avant veille de mon départ, un ami me conseille d'acheter deux guides afin d'acquérir les bases de la photographie (il s'agissait des guides pratiques Portrait et Paysage du National Géographic). J'ai dévoré ces deux guides durant le vol vers Delhi et deux jours plus tard, je réalisais mes premières images devant le Taj Mahal. Un mois plus tard, je m'achetais mon premier reflex, un Canon 300D dans une boutique de Katmandou.lièvreCela fait 5 ans que je fais de la photographie et mes sujets ont toujours été très variés. D'un naturel curieux et contemplatif, je photographie tout ce qui passe devant mon objectif avec une préférence pour la nature au sens large (animaux sauvages et domestiques, paysages naturels et façonnés par l'homme, agriculture et environnement,...)Au travers de la photographie, j'essaie d'assouvir ma créativité et de faire partager mon intérêt pour la nature. A mes yeux, il y a trois plaisirs dans la photographie : la prise de vues sur le terrain, la découverte des images sur l'écran d'ordinateur et le partage de celles-ci avec mes amis, qu'ils soient amateurs ou non de photographie.D’où provient cette attirance pour la nature et la photographie animalière ?Dès mon plus jeune âge, j'ai vécu au contact de la nature et des animaux notamment les animaux d'élevage. Je ne me verrais pas vivre ailleurs qu'à la campagne, j'aime vivre au rythme des saisons. Enfant, J'ai vécu deux ans en ville et je faisais rentrer la nature chez mes parents (culture de tournesol et élevage de têtards sur le balcon de l'appartement). Mon voyage autour du monde m'a davantage ouvert les yeux sur la vie sauvage et c'est en prenant plaisir à observer des animaux à l'autre bout du monde que j'ai ensuite commencé à photographier les animaux sauvages autour de chez moi. Enfant, je dévalisais les rayonnages de bibliothèques des livres consacrés à la nature. Je possédais des connaissances naturalistes mais il m'a sans doute manqué quelqu'un pour m'apporter des connaissances du terrain concernant l'approche et l'affut des animaux sauvages. Réussir l'approche d'un animal me procure beaucoup d'émotions et d'humilité, l'homme n'est pour une fois pas l'acteur mais un simple spectateur de la vie sauvage. On se doit d'être le plus discret possible tant pour respecter l'animal et ne pas le déranger que pour ramener quelques images. Observer la nature à sa porte est aussi intéressant et surprenant que le spectacle des sauts de baleines à bosse...baleine à bossePourquoi avoir choisi de vous diriger vers le thème agricole ? La photographie agricole est elle une niche ?C'est aujourd'hui le cœur de mon activité photographique et ma principale source de revenus photographiques. Je suis originaire du milieu agricole et salarié dans un élevage. Rapidement, l'envie de photographier vaches, veaux et cochons est apparue car j'y retrouvais certains comportements, certaines lumières que je recherchais en photographie animalière. Photographier les animaux d'élevage est passionnant et demande également une grande patience non pas dans l'approche de l'animal mais dans l'attente du comportement ou de l'ambiance afin d'obtenir des images originales. Photographier un animal domestique reste difficile notamment lorsqu'il s'agit d'une image de commande avec un cahier des charges précis. La difficulté principale est de réaliser des images originales afin de se différencier car n'importe qui peut photographier des animaux domestiques. Nul besoin de connaissances naturalistes pour cela.photographie agricoleJe réalise également des reportages d'activités agricoles. Je photographie les travaux agricoles, les plantes cultivées. Il s'agit d'un travail d'illustration destiné à la presse. Certaines de mes images sont publiées. La photographie agricole est une niche occupée par quelques photographes et cela demande des connaissances spécialisées et techniques. Il faut se tenir informé de l'actualité politique, des nouvelles réglementations européennes ainsi que des évolutions technologiques (robot de traite, nouveaux tracteurs,...).Même si celle-ci n’est pas terminée, avez-vous rencontré des étapes importantes dans ta carrière ?Disons que ma carrière commence... Comme tout photographe, les premières publications, les premiers travaux de commande sont des moments importants. J'espère vivre d'autres étapes sans doute plus marquantes pour un photographe comme une exposition ou un livre.Peux-tu nous parler de ta région, ton espace photographique, le Maine et Loire ?J'habite les Mauges dans le sud du Maine et Loire (49). C'est une région d'élevage, un territoire de bocages où les haies ont été préservées. Le bocage m'offre une belle biodiversité et il n'est pas rare de croiser lièvres, chevêches, renards quand on se balade dans la nature ou dans le cadre du travail. Pour trouver les espèces emblématiques du département, il faut se rapprocher du dernier fleuve sauvage d'Europe, la Loire. Le fleuve traverse le département d'est en ouest, ses bancs de sable sont appréciés des sternes et autres limicoles et les basses vallées angevines sont reconnues pour abriter une population importante de râle des genets ou de plantes telle la fritillaire pintade.photographie animalièreMon activité de photographie animalière est principalement centrée autour des animaux du bocage, à proximité de chez moi voire sur mon lieu de travail (lièvres dans les prairies, libellules et martin-pêcheur près des mares et des cours d'eau,...). Je fais quelques sorties annuelles en bord de Loire quand ma disponibilité et la météo me le permettent.Photo animalière rime souvent avec finance difficile, comment t’en sors-tu ?LibelluleJe n’ai jamais eu l’ambition de vivre de la photo animalière. Bien m’en a pris puisque de nombreux photographes font de meilleures images que moi… Je suis salarié et je considère que l’activité photographique doit s’équilibrer financièrement d’elle même. Mes revenus photographiques actuels me permettent au moins de renouveler mon matériel, j’aimerais à terme qu’ils me permettent de vivre et de financer des projets sur des problématiques de fond liant agriculture et biodiversité ou encore l’agriculture vivrière des pays du sud.Avec quelles agences photos travailles-tu ? As-tu des conseils à nous donner à ce sujet ?Je travaille depuis 3 ans avec l'agence Naturimages. L'agence distribue autant mes images animalières que mes images agricoles. Elle offre une visibilité hors secteur agricole à mes images qui sont ainsi accessibles pour la presse grand public. Avec l'agence, je propose des images d'illustration mais j'essaie également de répondre aux demandes spécifiques de leurs clients. Il faut être réactif et être capable de produire une image le jour pour le lendemain quelquefois. C'est un exercice créatif que d'essayer de créer des images en respectant un cahier des charges. Je travaille également en direct avec la presse spécialisée agricole.Les agences recherchent continuellement des photographes, elles ont besoin de renouveler et d'adapter leurs stocks aux demandes de leurs clients. Néanmoins, devant l'offre foisonnante en photographie animalière, il faut apporter des images de qualité en se spécialisant peut être sur un sujet peu connu ou apporter un nouveau regard sur des sujets plus communs pour faire sa place.oiseau de loireSelon toi, est-il encore possible pour un amateur de réussir dans une carrière de photographe animalier ?Avoir l'impression qu'il est possible de devenir professionnel n'a jamais empêché personne de progresser donc je ne peux pas dire qu'il est impossible de réussir et de casser des vocations... Néanmoins, il me parait très difficile de devenir pro. A moins de découvrir des espèces encore inconnues, de les photographier sous un angle nouveau et d'empêcher tout autre photographe de se pencher sur le sujet... Ces impressions restent des paroles... ...d'amateur.Poule d'ornement Nègre SoieQuels matériels photos utilises-tu ? Est-il mis à rude épreuve ?Je ne suis pas un aficionado du matériel. Je possède un reflex Canon 30D, acheté en 2006, encore en parfait état de fonctionnement avec ses 55 000 déclenchements. Mon principe de base est de financer mon matériel exclusivement par les revenus tirés de la photo. Mes revenus s'accroissant, je pense moisson des blésrenouveler celui-ci par un reflex full frame (sans doute un Canon 5D mark II) pour associer à mon 24-105 lors de mes reportages et garder mon 30D et son coefficient multiplicateur pour mon 300mm. Pour mon activité, je dispose de focales allant de 17 à 300mm (Canon 17-40mm f4, Canon 24-105mm f4, Canon 50mm f1.8, Sigma 105mm macro, Canon 300mm f4). 300mm me paraissent suffisant pour mon utilisation en photographie animalière, c'est une focale que j'apprécie également pour photographier les animaux domestiques car elle me permet de capter des attitudes naturelles en restant à une distance importante et en dérangeant moins les animaux. La focale fixe permet également de créer des images plus travaillées car elle oblige à se déplacer autour de son sujet pour rechercher des cadrages originaux. J'utilise également un grand angle pour des effets plus dynamiques en exagérant les perspectives.Mon matériel photo est mis à rude épreuve notamment lors de reportages autour de travaux agricoles. La moisson des blés crée énormément de poussière et mon zoom transstandard 24-105 m'évite des changements de focales dans ces conditions difficiles. Néanmoins, je dois nettoyer régulièrement le capteur lorsque j'aperçois des tâches sur mes photos (en reportage, je ferme souvent le diaphragme pour une meilleure profondeur de champ), c'est à dire tous les 2-3 mois voire une fois par mois au printemps et en été. C'est une opération délicate que mon revendeur me faisait auparavant. Aujourd'hui, je le réalise seul avec un kit Sensor Swad + Liquide Eclipse et j'avoue que ce n'est pas ce que je préfère.Aujourd’hui, que contient ton sac à dos ou ton fourre-tout sur le terrain ?photo de fleurTout dépend de la séance photo. En affut c'est l'ensemble du sac, quelquefois sur le chemin du retour, on fait des rencontres qui peuvent nécessiter le grand angle... En approche, j'emmène seulement mon 300mm avec le multiplicateur de focale que j'enlève en fin d'approche car rien ne vaut le piqué de l'objectif seul. Je pars toujours avec 2 jeux de batteries, ainsi que plusieurs Giga de cartes mémoires.Avec quel matériel informatique travailles-tu sur le terrain, ou en post-traitement ?Je n'emmène pas de matériel informatique sur le terrain. Le prix des cartes mémoires ayant fortement baissé, je ne ressens pas le besoin de m'équiper d'un videur de cartes par exemple. A la maison, je travaille sur PC, 8 Giga de RAM, 1 Terraoctet d'espace disque et deux disques durs externes de 500 Gigaoctets où je réalise les sauvegardes de ma photothèque. Mon écran est calibré et c'est l'un des éléments clés d'un bon post-traitement.Coté logiciel, après avoir utilisé DPP et Photoshop, aujourd'hui, je travaille presque exclusivement sur Lightroom qui m'assure l'ensemble du Workflow. Mon flux de travail s'en trouve nettement amélioré, plus rapide et plus sûr. J'apprécie ce logiciel catalogueur qui travaille sur le RAW en non destruction et évite de multiplier les fichiers Jpeg post-traités. J'ai découvert récemment sa fonction galerie Internet. En une soirée, j'importe un reportage d'une centaine d'images, je saisis les métadonnées de ces images et je les exporte comme fichiers Jpeg dans une galerie Internet sans quitter Lightroom et sans ouvrir plusieurs logiciels (DPP, Photoshop, Filezilla,...). J'utilise de plus en plus rarement Photoshop et seulement pour le traitement de quelques images difficiles ou pour réaliser des créations particulières. Moins d'un 1% de mes images passent par ce logiciel et actuellement, j'essaie de m'en passer en travaillant sur Gimp, un logiciel gratuit.Vache ParthenaiseQuel regard as-tu sur le matériel photo et quels conseils donnerais-tu aux amateurs ?Veau Rouge des PrésDe mon œil d'amateur, je pense que ce n'est pas l'appareil qui fait la photo mais le photographe. Bien évidemment, dans certaines conditions particulières et pour un utilisateur professionnel, le matériel peut faire la différence. Le matériel a énormément évolué ces dernières années et il me semble que l'entrée de gamme des reflex permet de satisfaire aujourd'hui n'importe quel amateur.Combien de photos as-tu dans ta photothèque, et comment les stockes-tu ?Ma photothèque contient plusieurs dizaines de milliers d'images. Elle grossit davantage au fil des reportages agricoles que lors des séances de photographies animalières desquelles je conserve seulement quelques images sévèrement triées. Mes images sont stockées sur mon PC et copiées vers deux disques durs externes. Mes photos sont triées et classées dans des répertoires datés. Les photos sont renommées lors de leur importation avec un préfixe reprenant l'année et le mois suivi du numéro du compteur de l'appareil (ex: 0911_IMG4556.CR2 pour une image réalisée en novembre 2009). Cela évite les doublons tous les 10 000 photos et attribue un numéro unique à chaque image. Je pourrais aller plus loin en rajoutant le jour du mois mais cela ne me semble pas nécessaire. Chaque image contient ses mots clés ainsi que des métadonnées de lieux facilitant sa recherche et nécessaires pour la presse et les agences.Que penses-tu et quel regard as-tu sur la photographie d’aujourd’hui ?macrophotographieLa photographie évolue très vite. Le nombre de photographes amateurs explose et la qualité des images réalisées progresse ce qui est positif. La nature est à la mode, la photographie animalière le devient également. D'un coté, cela est intéressant et chaque photographe apporte son regard mais cela contribue aussi à des problèmes de fréquentations excessives dans certains lieux. Je me rends régulièrement en Alsace et notamment sur un spot très connu pour ces chamois. D'années en années, les photographes animaliers y sont de plus en plus nombreux (Il s'agit d'un constat, pas d'une critique m'incluant bien sûr dans ces photographes) au risque de déranger l'espèce. D'un point de vue global, il est évident que l'arrivée du numérique bouleverse le paysage de la photo, Internet contribue également à vulgariser les techniques de prise de vues. Savoir prendre des photos s'est démocratisé, se différencier et vivre de ce métier est de plus en plus difficile.Quel est ton regard sur les banques d’images et microstocks qui vendent des photos à 1€, voir moins ?Sujet d'actualité à n'en pas douter et qui n'a pas fini de faire des vagues chez les photographes. Au retour de mon voyage autour du monde, j'ai moi même proposé quelques dizaines d'images de "second choix" pendant quelques mois en microstocks avant de me rendre compte de l'utilisation de ces images par les grandes agences de tourisme et non pas par des graphistes pour de petits sites web ou de blogs. Ignorant à la base les problèmes engendrés par ces microstocks sur le marché de la photo, des discussions sur des forums Internet m'ont très rapidement convaincu de supprimer ces images.En photographie agricole, je suis pour le moment protégé des microstocks car la presse recherche des photos très techniques que seuls quelques photographes savent faire. En revanche, sur le créneau produits du terroir, "agriculture citadine", les crédits photos issus de microstock fleurissent dans bons nombre de magasines. Cela demande encore plus d'efforts en termes de créativité pour se différencier de ces images à un euro.Comment décris-tu ton approche de la lumière ?J'essaie d'utiliser au mieux la lumière et le plus possible la lumière naturelle. J'utilise le flash juste pour déboucher quelques ombres lors de reportages spécifiques. Concernant la photographie animalière, je sors bien sûr aux moments où la lumière est la plus belle, au lever et au coucher du soleil en même temps que les animaux. Pour les animaux domestiques, je photographie également ceux-ci lorsque la lumière est la plus belle. J'apprécie particulièrement de photographier les animaux lorsqu'ils sont à l'ombre avec un arrière plan lumineux. L'ombre permet de conserver les couleurs et la robe de l'animal et l'arrière plan apporte des couleurs vives à l'image.reportage agricolePeux-tu nous parler de ton reportage agricole sur l’élevage, comment se sont déroulées ces prises de vues ?Depuis deux ans, je photographie le métier d'agriculteur au quotidien. Je vis dans une commune où l'élevage est présent avec neuf races de bovins différentes et une multitude de systèmes de production (porc, volaille, mouton, bovins lait et viande, agriculture biologique,...). Je réalise l'essentiel de mes prises de vues à proximité ce qui est un gain de temps, une économie de carburant et offre des facilités pour réaliser une séance photo le matin ou le soir au retour du travail. J'aborde la photographie d'animaux domestiques avec la même exigence en termes de résultat que la photographie animalière.bovinIl s'agit d'animaux plus facile à approcher, il convient donc d'essayer de se différencier en jouant sur les focales utilisées (photo au grand angle, portrait ou animal dans son environnement), les lumières (ombre, lumière automnale, contrejour matinal,...) ou les ambiances (photo de groupes d'animaux, brumes matinales, avant-plan flou, ...). Ma connaissance des animaux d'élevage est un avantage et me permet d'anticiper sur les comportements des animaux.Comme la traçabilité pour la viande, connais-tu la destination de tes photos ?Sauf à me faire voler des images, je connais la destination de celles-ci. Je travaille en direct avec un groupe de presse spécialisé qui utilise mes images pour illustrer des articles à destination des agriculteurs et des techniciens du secteur agricole. L'Agence Naturimages diffuse mes images en dehors du secteur agricole notamment auprès de la presse grand public.Devant le Pont de Montjean Sur Loire, tu as photographié un Héron cendré dans son environnement, comment réalises-tu tes affûts, utilises tu certaines astuces ?Cette photo a été réalisée sur la Loire à l'aide d'un affut flottant. Actuellement, j'ai peu de temps pour réaliser des affuts sur des espèces spécifiques. Durant la belle saison (avril à octobre), je cours après les photos de reportages agricoles et d'animaux domestiques me laissant peu de temps pour réaliser un travail de fond en photographie animalière. L'affut flottant pour les oiseaux d'eaux et la billebaude pour les mammifères sont les deux techniques que je pratique le plus aujourd'hui car elles ne nécessitent pas de grandes préparations. Au printemps, j'apprécie également les séances macros matinales près des mares où je peux observer et photographier le réveil des libellules dans la rosée. Un trépied, un objectif macro et un réveil matinal permettent de pratiquer la photo en allant sur son lieu de travail.Pont de Montjean Sur LoireSelon "Sébastien Champion", quelles sont les caractéristiques d’une photo réussie ?Une photo réussie se suffit à elle même. Elle doit être bien sûr artistique tout en respectant des règles techniques ou en s'affranchissant intelligemment. C'est une photo qui capte l'attention par une ambiance, un regard ou encore un comportement original de l'animal.animalLes concours ou les festivals comme le célèbre Montier-en-Der sont de plus en plus convoités et difficiles, qu’elles seront, selon vous, les tendances à venir ?Une des tendances actuelles est de mettre en valeur l'animal dans son milieu. Cela nous offre de superbes images d'ambiance et demande une certaine créativité. On voit aussi des choses intéressantes en macro artistique à partir de détails naturels. Ces derniers temps, les festivals et concours attachent de l'importance à la protection de l'environnent et cherchent à montrer l'impact de l'homme sur celui-ci notamment avec des images d'animaux sauvages en ville...ChamoisComment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe ?J'espère prendre toujours autant de plaisir dans la prise de vues ainsi que dans la recherche de débouchés pour mes images. J'ai des projets plein la tête, on parle beaucoup de biodiversité sauvage mais pas assez de la biodiversité domestique et de la nécessité de conserver les races anciennes. Je souhaite poursuivre la prise de vues sur les thématiques agricoles et animalières tout en travaillant sur des projets plus précis dans l'espoir d'intéresser un jour un éditeur... 2010 sera une année décisive car je souhaite me consacrer pleinement au développement de mon activité photographique. J'espère que mon activité se développera suffisamment afin de vivre pleinement de ce métier. Pour y parvenir, je développe également des activités autres qu'auteur photographe mais toujours dans le domaine agricole (Photographie d'animaux en commande).Photographie d'animauxPouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?Je n'ai pas d'actualité dans un futur proche. En termes de prise de vues, je fais du stock d'images en travaillant notamment sur des thématiques précises telles que la biodiversité domestique ou encore la biodiversité à l'échelle d'une ferme. Publier un livre à partir de mes images d'animaux domestiques serait formidable. Pour le moment, c'est du domaine du rêve..Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?Je connais votre site depuis plusieurs mois et j'apprécie la lecture des interviews de photographes. Celles-ci nous permettent de mieux connaitre le parcours des photographes, photographes que je croise par ailleurs sur d'autres forums ou lors de festivals. Je vous remercie de m'avoir contacté pour cette interview.Voir le site du photographe Sébastien Champion.




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