Reportage photo: Le Cambodge, le pays du sourire

Imprimer l'actualité Voir le flux RSS Envoyer cette actualité par email
Commentaire1
De chaque première expérience il reste toujours un point marquant. Lors de mon premier voyage en Asie, ce fût le Cambodge qui me marqua ! Trop souvent simplement attaché au génocide, « Khmer Rouges », ce pays à bien d’autres facettes à découvrir et sa population est si authentique et si attachante.Impossible de résumer ici « le Cambodge », je vais donc me concentrer sur Angkor Wat et ses temples. C’est toujours bien chargé que je me suis lancé sous la chaleur parfois terrifiante (dépassant en certaine période 45 degrés Celsius) dans la visite des temples Khmers. Tous mes boitiers photos ont à tour de rôle déjà goûté à la poussière du Cambodge, du Canon 10D au 5D, accompagné du 70-200 f2.8, du 17-40 f4, du 28-70 f2.8 et d’un 50mm F1.8.C’est au mois de mars que je découvris pour la première fois les temples d’Angkor. Situé au nord du Tonlé Sap, l’ancienne capitale Khmer est classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1992. Parti à 5h du matin en Tuk-Tuk, pour assister au lever du soleil sur le temple d’Angkor Wat, une fois sur place, c’est dans la pénombre et à l’aide d’une lampe de poche que je me dirige vers l’immense complexe. A peine le temps de mettre en place mon trépied, d’effectuer quelques réglages, que la silhouette d’Angkor Wat sortait déjà de la nuit noire, le plus majestueux des temples d’Angkor se découpant dans un ciel multicolore apparaissait petit à petit sous mes yeux ébahis.Le soleil se lèvera bientôt derrière le temple, inondant l’enceinte de ses rayons déjà très chaud pour cette heure matinale, en me retournant je m’aperçu que ce moment que je pensais « solitaire », venait d’être partagé avec plusieurs centaines de touristes qui investissaient déjà le site à pas pressés. Je poursuivis ma visite par les bas reliefs, et le sanctuaire central.Quelques kilomètres plus loin, se trouve le Bayon, qui avec ces tours aux 4 visages vous laisse l’impression d’être sans cesse observé. Il n’est pas rare ici, de rencontrer des moines du monastère voisin, qui donneront une touche orangée à vos images. Ces derniers sont toujours avides de conversations en Anglais, afin d’améliorer celui-ci et se font un plaisir d’être photographié si on leurs demande poliment.En roulant 20 km vers le nord-est dans l’odeur du sucre de Palme que les Khmers préparent aux bords de la route, on arrive à Banteay Srei. Ce petit temple dont les fresques magnifiquement conservées donnent l’impression d’une fine dentelle qui serait taillée dans la roche rougeâtre. André Malraux terminera ici son pillage des temples Khmers en s’y faisant arrêter en 1923, je me contenterai moi de repartir avec de nombreuses photos des détails du petit sanctuaire intérieur que mon 70-200 captura à merveille.A force de visite dans ces temples, j’ai appris comment éviter les flux de touriste et profiter de la meilleure lumière pour réaliser mes images. C’est par exemple dans la fraicheur de la soirée, juste avant la fermeture du site que dans le silence des ruines de Ta Prohm, les couleurs deviennent magiques (les bus et les groupes ayant déjà filé sur la colline ou se trouve le Temple Phnom Bakeng, afin d’admirer le coucher de soleil). Enfouis au milieu d’une végétation très dense, ce temple où fut tourné Tomb Raider, offre d’impressionnantes scènes architecturales. Certaines parties du temple sont entièrement soutenues par l’entrelacement des racines de « Tetrameles nudiflora ». A force de patience, je réussis à faire quelques clichés « vierges » de touristes qui se plaisent à se photographier au pied de ces impressionnantes racines.Les temples d’Angkor sont bien trop nombreux pour vous parlez ici de tous dans les détails, mais dans les temples plus que des « pierres » on trouve surtout une atmosphère, une ambiance touchante. Par exemple en prenant du temps avec les enfants des temples, en cherchant à partager avec eux un moment, vous trouverez derrière ces petits vendeurs tenaces (colliers, boissons fraiches, copie de guide voyage, cartes postales etc…, ), des sourires, des rires et partagerez des moments ou des regards qui resteront à jamais gravé dans vos souvenirs et parfois sur vos disques durs ! C’est ainsi qu’il n’est nul besoin de « voler » des portraits, mais avec un sourire, un regard, on obtient en retour un discret signe d’accord qui vous offrira des portraits toujours très fort et remplis d’émotions.Angkor et Siem Reap, la ville ou l’on loge quand on visite les temples, sont relativement touristiques, mais il n’y a pas à aller bien loin pour trouver un autre Cambodge, plus authentique. A juste quelques kilomètres de là, sur les bords du Tonlé Sap, les choses changent brutalement. On se retrouve confronté à la dure réalité des Khmers, salaire de misère (env. 30 Dollars mensuel en moyenne), les enfants peu ou pas scolarisés jouent dans les rues jusqu’à l’âge de 3 ans et ensuite aident aux champs. Mais bien vite je remarquais qu’ici comme partout dans ce pays, personne ne vous regarde de travers, à chacun de vos regards, vous recevrez en réponse un sourire. Chaque échange sera récompensé par des moments partagés à boire un thé, ou a discuter de tout et de rien dans un anglais très approximatif et parfois simplement avec des gestes. C’est la ou un des grand avantage du numérique se fera sentir, car prendre une scène de rue ou un portrait et le montrer permet de suite de créer un contact avec ses interlocuteurs.La 2eme année où j’ai visité le Cambodge, je me suis offert un « luxe », une folie aussi… J’ai emprunté le même parcours que la première année, mais à moto cette fois, avec la ferme intention de redonner à mes « modèles » d’un jour leurs portraits sur papier glacé ! Que de bonheur, que d’émotions de voir ces gamins, les yeux grands ouverts qui parfois ne comprenait même pas que les photos étaient pour eux… Lors de ce deuxième séjour, j’ai fait beaucoup moins de photos avec mon appareil, mais les images sont bien là, bien présentes en moi.J’ai eu l’occasion d’y retourner plusieurs fois, à chaque fois, avec la même émotion et la même joie ! Chaque nouvelle visite au pays du sourire, me fait découvrir ou redécouvrir d’autres aspects de ce pays, des plages du sud, en passant par la Capitale Phnom Penh ou le Rattanakiri au nord qui borde la frontière Laotienne, je ne peux m’en lasser tant l’accueil est agréable et les sujets photographiques tellement divers et variés...Reportage photo réalisé par Stéphane Combre. Vous pouvez visionner ses photos sur son site Angeliq Photography et son workshop sur Angeliq Phototravel. Toutes ces photos sont soumises aux lois sur les droits d’auteurs.



Avatar de julien
28 oct. 2008 à 18h45
Magnifique reportage, j'aimerai déjà y être (au Cambodge;).
Beau travail Stéphane, en espérant vous revoir rapidement sur Photovore, d'ailleurs merci à toute l'équipe !

A bientôt...
0  + -

Laissez votre commentaire

?
Merci d'éviter le langage SMS, de rester courtois, et de soigner votre écriture !

8):'(:$:((a):D$$:x:)oO:p:\;)Dx

Poster mon commentaire

Shopping

Nikon Coolpix AW100

Nikon Coolpix AW100

Chez Pixmania

244,00€
Panasonic Lumix TZ30

Panasonic Lumix TZ30

Chez PriceMinister

289,00€
Panasonic Lumix GX1

Panasonic Lumix GX1

Chez Digit-Photo.com

519,00€
Sony Cyber-shot TX55

Sony Cyber-shot TX55

Chez Amazon Marketplace FR

279,00€