La photo vue par David Allemand

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Commentaire1

Publié le 01/04/2009

Voici cette semaine l’interview d’un photographe que nous apprécions tout particulièrement, David Allemand. Passionné par la nature et bien évidement par la photo, David est un photographe professionnel aux talents indéniables. Mêlant photographie animalière et photo de paysage, David est associé au photographe tout aussi talentueux Christophe Sidamon-Pesson. Ensemble, ils voyagent et nous font découvrir des contrées sauvages, des animaux et oiseaux magnifiques. Je vous invite à découvrir cette interview pleine de bons conseils et visionner ses photos à la composition très soignée. Bonjour David, alors la photographie une réelle passion, d’où vient-elle ?Bonjour maxime. Passionné par Dame Nature, adolescent je pratique l’escalade à côté de chez moi. En 1986, durant deux mois, j’apprécie avec mes parents les superbes paysages des pays scandinaves. C’est bien plus tard dans d’autres circonstances que j’allais découvrir les voyages, et réaliser mes premiers clichés avec un compact argentique. Puis en 2004, à son retour de l’étranger, un ami me fait découvrir son travail réalisé en numérique.Je décide alors, d'investir dans un EOS 350D et un 100-400mm. En 2005, nous partons au festival de Montier-en-Der où nous sommes subjugués par un nombre très important de belles images. Cette même année je rencontre Christophe Sidamon-Pesson et Gaëtan Delaloye et décidons de partir en Finlande. Les lumières douces et froides du Grand Nord feront de ces lieux des destinations privilégiées pour les futures expéditions.Chouette HulotteD’où provient cette attirance pour la nature et la photographie animalière ?Cygne chanteurTrès jeune, j’ai su apprécier la nature en famille, puisque j’ai eu la chance de vivre en campagne dans un petit village.Adolescent je passais mes vacances chez mes grands-parents résidant dans les Gorges du Verdon, région que j’affectionne tout particulièrement. La nature est à mon sens fondamentale, elle permet notamment le bon fonctionnement de l’esprit. J’aime la photographie animalière, lorsque le sujet se fond dans un décor où dans une lumière particulière. J’ai pu vivre mes premières sensations avec le monde sauvage, lors d’un voyage en Namibie en 1997.Avec l’acquisition de mon premier reflex, j’ai commencé à explorer et photographier la faune prés de chez moi. Depuis, à chaque séance photo, j’ai une sensation de renouveau, en me demandant ce qui va bien se passer dans la journée, c’est très motivant…Pouvez-vous nous parler de votre région, votre espace photographique ?Je vis dans le Sud-est de la France, et réalise un travail photographique dans la région des Gorges du Verdon. J’explore cette région riche en faune, notamment ces dernières années, un programme sur la réintroduction des vautours fauves et moines a été mené à bien par la "LPO", la ligue de protection pour les oiseaux. . Je pratique également l’affût flottant dans des salins, proche de la Camargue, de nombreux oiseaux d’eau y sont observables notamment le Flamant rose. Par ailleurs le Parc du Luberon, est un refuge pour les chouettes et hiboux, sans oublier la présence du vautour percnoptère. La montagne de Lure ou celle du Mont-Ventoux, sont aussi des sites permettant l’observation des mammifères, (Cerfs, Chamois, Bouquetins et depuis peu la visite du loup…).A quelques kilomètres de mon domicile, la Durance permet l’observation des guêpiers en été, et des grands échassiers…Quels pays avez-vous visité et surtout quel est celui le plus intéressant pour la photo ?J’ai visité un certain nombre de pays, souvent différents les uns des autres. L’Afrique Australe (Botswana, Zimbabwe, et Namibie) pour la faune sauvage. L’Europe du Nord, avec notamment les pays scandinaves pour les lumières. L’Islande, Pologne, Écosse, Shetland, et dernièrement l’Amérique du Nord. Il est difficile de se prononcer sur le choix d’une destination. Cela dépend de son envie, de ce que l’on veut y faire, par exemple le dernier voyage a été essentiellement centré sur la photographie animalière.D’autres pays se prêtent plus aux paysages, si je devais faire un choix, ce serait l’Islande. Cette île fascinante, pour ces paysages grandioses, possède en plus l’une des plus grandes colonies d’oiseaux au monde.IslandeBisonQuel est votre statut de photographe ? Vivez-vous dorénavant de votre passion ?J’ai adopté le statut « d’auteur photographe », j’établis des factures et vends mes images en toute légalité. La réalisation de reportages ou d’illustrations ne me permet pas encore de vivre de ma passion. Un nombre très important d’images se bradent sur le Web, ce qui est un véritable problème.Nous avons avec Christophe un site marchand « Thewildgallery.com » qui permet après inscription de télécharger les images selon ses besoins. De nombreux éditeurs y sont inscrits, ce qui permet de continuer le travail. Une notification, permet d’envoyer à chacun un mail annonçant de nouvelles mises à jour. J’ai développé la vente d’images dans la région des Gorges du Verdon, avec notamment des cartes postales et posters.Vous êtes associé et travaillez avec Christophe Sidamon-Pesson, est ce plus facile de travailler à deux ?Nos déplacements peuvent durer plusieurs mois à chaque fois. Travailler à deux augmente la motivation et la stimulation. Nous échangeons nos idées afin de programmer nos futures destinations. Notre association, nous permet de multiplier les chances de prises de vues et les belles observations sur le terrain. De ce fait, nous avons des d’images différentes et plus nombreuses.Les images réalisées avec le co-associé sont utilisées dans notre espace de vente respectif « thewildgallery.com ». Parallèlement à ce travail mené en commun, chacun de nous continue de réaliser à un niveau plus local un travail personnel. Christophe vient de sortir un beau livre avec les Editions Hesse sur le Parc Naturel Régional du « Queyras ». J’effectue quant à moi, un travail photographique depuis plusieurs années dans le Parc Régional du Verdon. Une exposition sera d’ailleurs visible, très prochainement dans la région.Quels matériels photos utilisez-vous et comptez-vous évoluer ?Actuellement j'utilise du matériel Canon. J’ai deux boîtiers numériques un EOS 1DMark 2N et 1DSMark 2, un pour l’animalier, l’autre pour le paysage. Mes focales vont du 17-40mm f4, 24-70 f2,8 pour le grand angle au 100-400mm f4,5-5,6 et le 500mm f4 sans oublier le 100mm f2,8 macro et le convertisseur x1, 4.Le choix des objectifs se fait sur le terrain selon le sujet et la lumière. En animalier, pour mettre en évidence un oiseau dans son environnement, j’utilise le 24-70mm inversement pour des plans plus serrés, j’utilise le 100-400 voire le 500mm. En paysage, un téléobjectif peut s’avérer intéressant pour privilégier les détails.J’ai commencé avec ce choix de matériel, et j’en suis satisfait surtout pour le 500mm f/4 qui reste un objectif très lumineux et performant. J’ai acheté une partie de mon matériel aux USA, par Internet. J’attends le remplaçant de l’EOS 1Ds Mark 3.HarfandSi je dois partir en reportage en Finlande ou en Islande, quel matériel doit-on emporter ? As-tu des conseils à nous promulguer ?VautourLa Finlande est un pays de lacs et de forêts. La « Taïga » et plus au nord la « Toundra » sont des paysages semi désertiques. La faune y est très riche. L’observation est intéressante au printemps avec de nombreux oiseaux et mammifères. Il est donc nécessaire de posséder un téléobjectif afin d’approcher la faune sauvage sans la déranger.Se munir également d’un GPS si l’on décide de quitter les chemins afin d’explorer ces grandes étendues sauvages. Un autre point important à ne pas négliger, des petites moustiquaires afin de réaliser ces clichés en toute sérénité. L’Islande est une île volcanique qui a su accueillir de grandes colonies d’oiseaux. Il est nécessaire d’avoir dans son sac un objectif allant jusqu'au 300mm et divers objectifs pour le grand angle. L’utilisation de filtres dégradés peut s’avérer utile pour les photos de paysages. Nous avons d’ailleurs réalisé une exposition au festival de Montier-en-Der en 2007 avec Christophe.Quels matériels informatiques, accessoires, logiciels, utilisez-vous ?J’ai commencé à travailler sur PC, j’en ai pris l’habitude. J’ai une tour, pour améliorer la rapidité de mes programmes dans mes traitements d’images où Je visualise mes images sur deux écrans Eizo. Je possède deux portables l’un pour Internet, l’autre pour mes déplacements. J’emploie des cartes extrêmes 3 et 4 de plusieurs Go sur le terrain et pour la sauvegarde de mes fichiers j’utilise des disques durs auto alimentés LaCie de 250Go.Je possède des sacs Lowepro de différentes tailles, pour transporter mon matériel. L’utilisation d’un trépied est indispensable afin d’éviter le" flou de bougé" que ce soit en macro ou en paysage. J’en possède deux en carbone de marque Gitzo. Je recours à un logiciel de triage et classement pour les champs IPTC Iview mediapro et Photoshop Lightroom pour le traitement de mes images.paysage islande Vers quel boîtier et objectifs je dois m’orienter pour me lancer dans la photo animalière ?J’ai commencé avec un 100-400mm et un boîtier EOS 20D. Il est nécessaire avant toute chose de bien connaître son sujet afin de préparer le terrain et réaliser ses images. Par exemple la pratique de l’affût (flottant ou fixe) permet une approche toute en douceur sans utiliser forcément de longues focales 500, voir des 600mm. En connaissance de cause, un boîtier semi professionnel avec un coefficient multiplicateur de 1, 6 et un objectif 300mm f4 me parait être un bon compromis.Dans ce cas le photographe arrive pratiquement à une focale équivalente à un 500mm du temps de l’argentique.Flamant roseJ’aimerai me lancer dans une carrière professionnelle, y a-t-il des pièges à éviter ?J’ai commencé il y a peu de temps dans la profession, il faut savoir sans cesse se remettre en question. Cela demande énormément de constance, d’une part sur le terrain, mais aussi à la maison. Il peut y avoir différentes façons de procéder.Soit une approche commerciale qui demande un stock d’images très important et des sujets vendeurs, soit une approche plus artistique, basé sur un travail plus qualitatif. Dans tous les cas, j’en déduis que le piège à éviter c’est la surenchère de l’image qui nous coupe du monde extérieur. Il faut savoir rester patient et motivé, afin de ne pas s’éloigner de ce qui me paraît être fondamental : la passion. Est-il plus intéressant d’investir dans un 70-300mm f2.8 avec téléconvertisseur, plus que dans un 150-500mm f5-6.3, et pourquoi ?Tout dépend de ce que l’on recherche. Il est évident qu’un objectif très lumineux ayant une très grande ouverture, permet de photographier à des vitesses plus rapides, nécessaires pour les scènes d’actions. En revanche, c’est moins le cas aujourd’hui avec l’arrivée de boîtiers de plus en plus performants notamment au niveau des ISO. Il est possible de monter en très haute sensibilité sans avoir trop de grain. Un 500mm est parfois très utile pour les espèces farouches ou pour les portraits. Il faut également tenir compte du coefficient, soit 1,3/1,6/ ou Full -Frame pour Canon. Un 70-300 f2, 8 reste plus léger pour la prise de vue et le déplacement des voyages. Personnellement j’investirais plus dans ce type d’objectif que dans un 150-500mm f5-6,3. Dans quels formats d’images travaillez-vous, en JPEG ou en RAW et pourquoi ?Toutes mes images sont réalisées en RAW+JPG pour plusieurs raisons. Tout d’abord le RAW est indispensable, il est le « négatif » comme au temps de l’argentique, la preuve de la photo. Je développe ensuite mon image en TIFF 16BIT, pour la convertir après traitement en JPG haute définition en 8 BIT.Le JPG basse définition, est utilisé pour le tri ou pour l’envoi sur le Web dans le but d’une démarche commerciale. Le RAW est le fichier brut, on peut le convertir en TIFF, l’inverse n’est pas possible. D’autre part, il est souvent demandé dans les grands concours afin de comparer le fichier envoyé avec celui d’origine.Aurore boréaleJusqu’à quel point vous autorisez-vous à retoucher vos photos ?Héron cendréToutes mes photos sont brutes et classées dans des catalogues. J’exporte mes fichiers selon les besoins dans des logiciels de retouche. Je développe mes images dans Lightroom, je retouche très peu, j’utilise ensuite Photoshop pour les niveaux, les tons foncés, les tons clairs et l’accentuation.J’emploie également l’outil pièce ou tampon pour le dépoussiérage de mes photos. Je me refuse à recadrer systématiquement un cliché. Je privilégie plus la prise de vue dès le début en me servant des lumières naturelles et n’essaie pas de rajouter des couleurs au traitement d’images. Toutes les images dans ‘thewildgallery’ sont déjà traitées avec les informations IPTC. Combien de photos avez-vous dans votre photothèque, et comment les stockez-vous ?Actuellement je possède environ 30 000 images en RAW dans ma photothèque. Je stocke toutes mes images dans des disques durs externes en RAID 1. Mes images sont ainsi copiées en même temps sur un autre disque, (copie en miroir). J’ai d’autres disques durs où se font régulièrement un backup, une sauvegarde de mes données sur d’autres disques. Je renomme toutes mes photos dans un logiciel de triage par date/mois/année et ensuite j’y intègre les données IPTC. Les fichiers sont alors exportés vers des dossiers précis sur mes disques durs. En plus de toutes ces sauvegardes, je grave sur des DVD tout le travail réalisé. D’autre part, toutes les images de notre site marchand sont stockées sur notre serveur, ce qui garantie une sécurité supplémentaire. Quel regard avez-vous sur le matériel photo et quels sont, selon vous, les plus belles évolutions de ces dernières années ?Le numérique est à mon sens un outil formidable, cela permet la réalisation de plus d’images. Mais comme tous les avantages, il y a aussi des inconvénients, notamment le temps de travail sur l’ordinateur qui m’empêche d’être sur le terrain. Le problème aujourd’hui, c’est cette course aux nouveaux boîtiers et aux pixels. Avant il fallait dix ans avant de changer de boîtier, maintenant les constructeurs en proposent un, presque tout les deux ans, avec tout ce que cela entraîne en plus, ordinateurs, logiciels, disques durs, cartes mémoires etc.…Fou de bassanQuelle est votre approche préférée, la billebaude ou l’affût ?Les deux me conviennent, mais je pratique le plus souvent celle de l’affût. J’observe et repère le terrain avec une paire de jumelles. Ensuite j’installe une tente que je laisse durant plusieurs semaines, afin d’habituer mes sujets.Nous pouvons en étant « camouflés » réaliser de très belles images, et approcher des espèces dites « farouches ». Je pratique plus la billebaude, lorsque je pars en randonnée ou promenade sur une période plus courte, le matin très tôt pour y faire des photos de mammifères. Deux approches différentes mais qui peuvent procurer autant d’émotions : Une Sterne Caugek posé sur le haut de mon affût flottant sans se soucier de ma présence, ou bien se retrouver nez à nez avec un grand Cerf, si proche, que je n’ai pu faire la mise au point avec mon objectif.Buse variableComment se déroule avec David, une séance d’affût ?En règle générale ma séance d’affût commence toujours au lever du jour au crépuscule. Je m’installe dans mon affût et prépare tout mon matériel, batteries, cartes mémoires, afin de ne plus faire de bruit par la suite.Il y a toujours avant de réaliser mon affût un premier repérage afin d’examiner la situation. J’ai notamment installé une tente de camouflage avant l’hiver que je laisse toute l’année pour la réalisation des photos de buses. Ensuite, le matin très tôt je place un deuxième affût tout proche du premier afin de ne pas perturber l’oiseau. J’ai la même approche en affût flottant, j’arrive le matin tôt et fini ma séance photographique en fin de matinée, et toujours de façon discrète afin de ne pas attirer l’attention de la faune.Quels sont les cinq règles ou conseils que vous donneriez aux lecteurs de Photovore pour réussir une bonne photo ?Le cadrage est forcément primordial. L’image n’aura pas du tout le même sens selon que le sujet soit placé à gauche ou à droite, il faut être prêt à chaque instant surtout dans les scènes d’actions. Avoir toujours sur soi une batterie, un multiplicateur, une carte mémoire, on ne sait jamais ! En s’éloignant de son sac on pourrait rater quelques images.Se munir d'un niveau pour les photos de paysages, ainsi que d’un trépied afin d'éviter le" flou de bougé". Bien connaître ses sujets, un bon repérage est la clef d’une image réussie. Une règle d’or, se lever tôt et rester jusqu’au coucher du soleil afin de profiter des plus belles lumières.Qui distribue vos photos, travaillez vous avec une ou des agences photos ?Je collabore avec l’agence BIOS depuis 2007, celle-ci distribue mes images personnelles ainsi que les Co-signées. D’autre part, je suis en contact avec divers magazines pour la réalisation de reportages. J’ai un site marchand, « thewildgallery.com/da » qui permet aux éditeurs et autres professionnels de consulter mon espace de vente. Après avoir pris le temps de s’inscrire sur le site, les images peuvent être téléchargées et utilisées, certaines le sont régulièrement par la LPO ou Terre Sauvage.Que pensez-vous et quel regard avez-vous sur la photographie d’aujourd’hui ?Boeuf musquéLa photographie d’aujourd’hui évolue très vite au même rythme que les constructeurs qui sortent un boîtier tous les deux ans. Aujourd’hui les barrières sont repoussées, le travail du numérique permet la réalisation d’un travail plus artistique, plus soigné enfin c’est mon avis...Je constate que de plus en plus de photographes utilisent certaines techniques afin de photographier diverses espèces. C’est légitime, chacun fait ce qu’il veut, mais à mon sens on s’éloigne du travail du photographe et on enlève l’envie de prendre des initiatives.Par exemple, j’ai été confronté à ce genre de situation : ce n’est pas moi qui décide du moment de la prise de vue, des lumières, des situations, je n’aime pas cela. Lorsque je photographie des paysages, c’est moins ‘ la course’, je prends plus le temps de contempler, je m’imprègne des lieux afin de réaliser mes images.Constatez-vous une dégradation de la biodiversité et de l’environnement ?Nous sommes forcément confronté à observer des dégradations lors de nos déplacements. Dernièrement, en revenant du Québec, un ami nous a expliqué le rôle de certaines associations qui se battent pour défendre les forêts. En effet très souvent comme dans les Pays du Nord, on assiste à une déforestation massive camouflée par le reste de quelques arbres en bord de route afin de masquer la réalité…En Pologne également où l’on tente de réaliser une autoroute sur l’une des plus anciennes et importante réserve naturelle européenne. Lors de nos déplacements nous avons pu nous rendre compte de certaines aberrations tel le massacre des « Calderons » un dauphin très intelligent aux îles Féroé ou la reprise imminente des massacres des « Blanchons ». Le photographe se doit aussi par des écrits ou clichés de dénoncer toutes ces malveillances.Même si cette question reste difficile, quelle est votre photo préférée, votre plus beau souvenir ?Effectivement, c’est une question piège ! Certaines photos m’enthousiasment plus que d’autres mais pas vraiment de photos préférées. Par contre il y a des tas de souvenirs passés sur le terrain, je dirais plus que les souvenirs il y a aussi toutes les rencontres que l’on fait lors d’une sortie, un voyage, une expédition… La photo m’a permis de rencontrer de nombreuses personnes qui sont devenus par la suite des compagnons sur le terrain, des amis, c’est cela je crois mon plus beau souvenir.Parc du VerdonAvez-vous déjà été confronté à des situations atypiques, avez-vous des anecdotes ?J’ai été confronté à plusieurs situations, notamment lors de notre premier voyage en Finlande avec Christophe : un lynx a surgi devant notre véhicule l’évitant de justesse. Un autre moment fort : en Suède, lorsque Christophe a voulu me prévenir de la présence d’une chouette lapone, en vain. Durant plusieurs jours, je suis allé pratiquement au même endroit afin d’espérer revoir ce bel oiseau. Ce n’est qu’au bout d’une semaine, après 5 jours de gros efforts que je fus récompensé en me retrouvant nez à nez avec deux individus.Selon "David Allemand", quelles sont les caractéristiques d’une photo réussie ?J’ai toujours la crainte de ne pas réussir une image sur le terrain, en fait c’est un doute permanent mais utile pour progresser. Une photo réussie, c’est une lumière particulière, un cadrage, une situation, une émotion, de la chance, un beau sujet, de l’imagination et tant d’autres choses encore…Il est intéressant de bien contrôler son histogramme afin de ne pas sur ou sous-exposer son image.GoélandQuel scène animalière ou de nature rêveriez-vous d’immortaliser ?En ce qui me concerne c’est une question tellement vaste, il y a tant d’endroits encore inexplorés ! J’imagine de grandes étendues sauvages vierges de toute présence humaine, L’Amérique du Nord, est, je pense à la dimension de ce rêve. Certaines destinations de ce genre sont dans mon esprit, il faut pour cela une logistique assez importante et organiser des expéditions, car le problème du numérique c’est l’autonomie.Quels sont vos actualités à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?Je rentre tout juste du Québec avec Christophe ou nous avons passés 3 semaines à photographier l’Harfang des neiges et d’autres espèces. Je profite d’ailleurs de cette interview afin de remercier Christian, Simon, Franck, Christophe…Je prépare une exposition qui se tiendra à la maison des Gorges du Verdon à partir du 15 d’Avril 2009 jusqu'à la mi-octobre située à la Palud. Les tirages sont réalisés par Pascal Bourguignon et je compte retourner rapidement photographier le cincle plongeur dans cette région.Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?C’est un site très complet et convivial où l’on apprend énormément. Photovore « Le magazine web » du numérique nous informe des dernières techniques, logiciels, tests, etc.… et c’est une bonne chose. Je remercie Maxime et toute son équipe, pour m’avoir donné la possibilité de m’exprimer. Bonne continuation !Merci David pour cette interview enrichissante, je pense que les lecteurs et visiteurs apprécieront, à bientôt et surtout, bonne photo !Voir le site du photographe David Allemand ou celui de Christophe Sidamon-Pesson.




Avatar de Couriou
5 mai 2009 à 22h54
note 5 sur 5
Photos sublimes.
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