La photo vue par Jérôme Ricoul

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Cette semaine, je vous propose de découvrir le travail d’un auteur photographe, Jérôme Ricoul. Inspiré par le travail de Robert Doisneau, Man Ray ou Henry Cartier Bresson, Jérôme s’attache à transmettre au travers de ses photos une réelle authenticité. Photographe relancer sur la Côte d’azur, près de Saint Tropez, Jérôme propose tous les services liés à la photographie professionnelle comme la photo publicitaire, packshots, photo de sport, photo de mariage, d’architecture, etc. Passionné et bercé dans la photographie dès son plus jeune âge, Jérôme répond à nos questions en vous apportant ses points de vue personnels, ses conseils et tout simplement son envie de partager ces petits moments de photographie.Bonjour Jérôme, la photographie une réelle passion, d’où vient-elle ?Bonjour Maxime. Tout d’abord merci de vous intéresser à mon travail.cassisUne réelle passion en effet puisque même sans un appareil photo entre mes mains j’imagine sans cesse photographier ce que je vois… Sans-doute ai-je été attiré par cet art du fait que j’avais deux oncles qui pratiquaient la photo. L’un comme amateur averti, l’autre comme directeur et photo reporter en Espagne du journal « Sol de España ». A mes 16 ans on m’offrait un livre de Robert Doisneau... Je pense que c’est ce contexte qui me donna cette passion pour la photographie.Lorsque je vivais aux USA, j’ai acheté mon premier réflex, un Nikon F601 et quelques objectifs « premiers prix ». A mon retour en France j’ai investi dans un FM2 et un objectif macro 55mm f2.8 Nikon. Je m’en sers encore aujourd’hui.A mes 21 ans je devenais l’assistant du célèbre photographe de mode Jean-Louis Guégan (Studio La Bulle Paris 17ème). Pour vos lecteurs et afin de situer ce personnage, Jean Louis Guégan est le photographe qui a découvert La Mère Denis et qui a vendu l’idée marketing à la marque Vedette (photographies & films publicitaires). Il a aussi été entre autre le photographe attitré de Sophia Loren pendant plus de 10 ans. Il avait à l’entrée de son immense studio parisien une gigantesque armoire normande remplie de magazines Vogue et autres sortes : ses archives. Il m’a appris le développement des films noir&blanc, à filmer avec une caméra Bétacam…Pourquoi avoir choisi de vous diversifier dans plusieurs thèmes photographiques ?Je ne pense pas avoir choisi quoi que ce soit… Chaque sujet ou presque m’inspire, me plaît et me passionne. Aussi bien les photos abstraites que les portraits, ou la photo de sport, la photo de paysage, la faune, la macrophotographie, ou encore la photo de nu. Évidemment tout ceci nécessite entre autre un panel d’objectifs conséquent, afin de travailler au mieux selon le sujet choisi.Parmi tous ces styles photographiques, dans lequel prenez-vous le plus de plaisir ?nicole19-photovoreSincèrement, chacun des thèmes que j’aborde m’apporte intellectuellement et spirituellement des émotions différentes et paradoxalement semblables : émotions, plaisir et bonheur. Cependant, peut-être le portrait reste-t-il ce que je préfère, car avant tout j’aime le monde et les hommes dans lequel nous vivons. J’aime mes sujets et les rencontres que mes déplacements me procurent. Pourtant, le portrait d’un flamant rose par exemple reste à mes yeux aussi captivant, émouvant et intéressant que celui d’un vieil homme aux rides prononcées… Chaque être est unique et la photographie est le seul moyen de laisser son imagination gambader à la vue d’une image.Comment avez-vous franchi le pas, du photographe amateur à celui de professionnel ?J’estime que nous avons qu’une seule vie, une seule chance donc de réaliser ce pourquoi nous sommes nés, ce à quoi nous aspirons le plus. Il était tout simplement hors de question que je puisse me dire, une fois arrivé à mes soixante ans, que j’ai loupé ma vie, que j’ai passé mon temps à faire ce que je n’aimais pas. Bien entendu le contexte actuel rend ce choix de plus en plus dur mais je ne regrette rien.Quels sont vos principaux clients, vos références et ceux pour qui vous travaillez le plus souvent ?Mes principaux clients sont des agences. Également des clients en direct avec qui j’ai su tisser des liens et satisfaire avec mes images. Mes meilleures références sont Paris Match, Les Voiles de Saint Tropez, Breitling Med Cup, Any D’Avray, Alan Midland et Toulon Provence Méditerranée (TPM). Une importante exposition vient d’ailleurs de se terminer avec TPM au sujet des flamants roses « Le Flamant rose dans tous ses états ». Exposition qui se mariait avec la sortie du film de Disney Nature « Les Ailes pourpres ».flamant roseComment se déroule une journée photo pour un photographe pro, hors reportage ?De l’administratif ! ;-) Courriers, courriels, relance clients, archivage photo, stockage, administration de mon site internet, etc.Mais aussi et par pure passion j’aborde en studio des thèmes « abstraits » comme par exemple la série réalisée en 2007 sur l’Euro ou plus récemment la série « Water Effect » réalisée fin 2008 et début 2009. Je profite aussi de mon temps libre pour traiter les sujets qui me tiennent à cœur, la faune et la flore, les paysages du sud de la France et plus particulièrement ceux des Salins de Hyères. Un lieu exceptionnel que j’affectionne. Je me lève souvent dès l’aurore pour m’y rendre et avoir la chance (ou non) de capter la plus belle lumière.photo abstraiteQuels matériels utilisez-vous et comptez-vous évoluer ?En numérique j’utilise deux boîtiers Nikon D2X. Ma gamme d’objectif est relativement étendue, elle part du fish-eye 10.5mm f2.8 au 600mm f.4 Nikon. Pour les packshots j’utilise un 85mm f2.8 PC (objectif à décentrement). Je travaille avec du matériel Nikon. J’en ai toujours été très satisfait et logiquement lorsque vous commencez à investir dans des objectifs de qualité, il devient presque impossible de changer de marque.A mon sens, Nikon n’a toujours pas sorti l’évolution significative du boîtier D2X. Je travaille principalement à 100 ISO et très rarement au dessus, le maximum est de 400 ISO. Le Nikon D3 ou Nikon D700 ne me seraient donc d’aucune utilité. Le Nikon D3X à part ses 24 mégapixels n’offre rien de mieux que mon boîtier actuel. De plus il présente je pense un défaut majeur, le manque de flexibilité sur la position des collimateurs et toujours pas de nettoyeur de capteur intégré.De plus j’estime que l’offre par les fabricants des nouveaux boîtiers et du nombre toujours plus important de pixels n’est qu’une histoire de marketing… La preuve est à mon sens que l’on n’obtient pas une plus belle image avec un numérique qu’avec un argentique, avec un 12 mégapixels ou 24 mégapixels. Seuls les photographes qui travaillent exclusivement en studio peuvent avoir ce besoin. Mais alors les plus sérieux ne travailleront pas en format 24x36 mais en moyen ou grand format avec les fabricants qui se sont depuis toujours spécialisés dans cette activité. J’attends donc avant de changer mes boîtiers une évolution significative…Ci-dessous, liste non exhaustive de mon matériel :
  • Leica M6 - objectifs 35 et 90mm f/2 Summicron - Flash
  • Nikon FM2 (2 boîtiers) - nombreux objectifs - Flash SB24
  • Nikon D2X (2 boîtiers) - Flashs SB 800
  • Cartes CF Sandisk de 1-2-4 gigas (extrême IV pour les plus rapides)
  • Fish-eye AF DX 10,5 mm f/2.8G
  • 12-24 mm AF-S f/4 DX-ED
  • 17-55 mm f/2.8G DX-ED
  • Macro 55 mm f/2.8 AIS
  • 85 mm f/2.8 PC
  • 70-200 mm VR f/2.8G IF-ED
  • 300 mm VR f/2.8G IF-ED
  • 600 mm VR f/4G IF-ED
  • Doubleur AFS Nikon TC-17E2
  • Monopod et Trépieds Manfrotto / support télé objectif 393 / support « home-made »
  • 2 sacs Lowepro / Pro Trekker AW II et Computrekker AW
  • Nombreux Flash Bowens, réflecteurs, radio pulsar - (studio)
  • Nombreux appareils antiques et de collection.
Pourquoi avez-vous choisi de ne pas retoucher vos photos ?J’estime qu’une photo réussie doit l’être dès la prise de vue. Je ne comprends pas les « photographes » qui passent à priori plus de temps sur les logiciels de retouche ou sur les forums spécialisés à échanger leurs point de vue et astuces… Je considère également la retouche d’image comme un métier à part entière. Certainement pas un travail que doit effectuer le photographe. Les agences (graphistes, designers) demandent au photographe la livraison d’images brutes. Ceci afin évidemment de pouvoir travailler avec une méthode qui leur est propre et de ne pas recevoir de celui-ci une image « polluée ». J’ai gardé l’esprit argentique même si je travaille aujourd’hui principalement en numérique, je déclenche lorsque je pense que la photo sera bonne. Vous ne me verrez jamais « mitrailler » même lors d’un reportage sportif. J’évite autant que possible de recadrer mes images, un puriste peut-être ? ;-)Par contre, je peux comprendre ceux qui créent dans les logiciels de retouche, certains travaux sont magnifiques. Cependant je ne considère plus cela comme de la photographie.Pourquoi continuer à travailler avec des boîtiers argentiques comme le Leica M6 ?Le Leica M6 est un appareil mythique, unique. Les plus grands photoreporters en ont tous possédé un. Il permet de réaliser des reportages en toute discrétion et d’obtenir une qualité d’image vraiment à part. Un piqué extraordinaire. Une mise au point complètement manuelle, une autre approche de la photographie : prendre son temps, ajuster, peaufiner le cadrage et les réglages (avec l’aide des diodes luminescentes et la bague de diaphragme) et enfin déclencher. Puis ce bruit si significatif et unique du retour de rideau…Un vrai bonheur ! (Ci-dessous, photo du Leica M6 scannée).Leica M6Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste la technique du filé ?L’objectif du filé est de donner ou d’accentuer l’impression de vitesse au sujet photographié (voiture, cheval, oiseau, windsurf, etc.) Le sujet doit être très net et l’arrière plan le plus flou possible. Le flou isole le sujet et suggère la vitesse.Faire bien évidemment la mise au point sur le sujet et le suivre dans son mouvement, (choisir une vitesse d’obturation lente /adapter cette vitesse selon le sujet) et le suivre latéralement « à main levée » (ou avec l’aide d’un trépied afin de ne pas bouger perpendiculairement) et déclencher.Plus le sujet se déplacera lentement plus il sera nécessaire de choisir une vitesse d’obturation lente, il est par exemple bien plus difficile de réaliser un beau filé sur un trotteur que sur une voiture de course.course hippiqueQuel regard avez-vous sur le matériel photo et quels sont, selon vous, les plus belles évolutions de ces dernières années ?Le numérique a révolutionné la photographie mais aussi notre comportement. Aujourd’hui n’importe qui peut prendre des photos, un enfant, une grand-mère… Avec un appareil photo numériquepremier prix ou un simple téléphone portable. Le plus grand nombre d’entre nous les partage alors sur le web, via emails ou blogs. Une photo prise à Paris peut-être visionnée quelques minutes après à New-York ou Sidney ou n’importe où ailleurs dès l’instant qu’une connexion Internet est possible.Impensable avec l’argentique lorsque nous savons que les photos-reporters confiaient entre autre leurs pellicules aux hôtesses de l’air et qu’un coursier ou collègue photographe était chargé de les collecter et de les rapporter à l’agence pour le développement puis la sélection. Enfin le ou les clichés partaient chez l’imprimeur pour leur diffusion dans les magazines ou journaux. Il était donc courant d’avoir un décalage de plusieurs jours entre la prise de vue et la parution d’une image alors qu’aujourd’hui seulement quelques heures les séparent.Le numérique et sa démocratisation n’a pas seulement fait évoluer une catégorie professionnelle mais le comportement de notre société.Combien de photo avez-vous dans votre photothèque, et comment les stockez-vous ?Je stocke mes images dans des disques durs externes et parfois sur DVD. Le nombre exact d’images que je possède, je l’ignore. Je les classe par thème, avec champ ITPC. Je reviens souvent sur mes sélections et il m’arrive d’en supprimer pour ne garder que le meilleur. Pour finir je conserve sur un serveur ce qui me semble être la sélection la plus représentative de mon travail. Nul ne sait à ce jour ce que nous utiliserons à l’avenir comme procédé pour stocker nos données, alors il me semble plus prudent d’utiliser tous les moyens mis à notre disposition. Mes négatifs (argentiques) sont stockés en bande dans des feuilles Panodia.Quels sont les cinq règles ou conseils que vous donneriez aux lecteurs de Photovore pour réussir une photo ?La réussite d’une photo dépend de tellement de choses… Je ne pense pas qu’il y ait de règle à suivre. Ce qui sera bon dans un cas ne le sera pas forcément dans un autre. Par contre je pense qu’il est tout d’abord vital d’avoir, d’obtenir ou d’attendre la plus belle lumière possible. Imaginez un paysage sublime devant vous…Prendre une photo alors que la lumière serait mauvaise et lorsque celle si serait sublime, vous obtiendrez deux images radicalement différentes. Mes conseils seraient cependant la patience et le travail (afin d’obtenir la plus belle lumière, en extérieur et en studio), la créativité ou recherche, l’originalité du sujet et de peaufiner son cadrage, l’angle de prise de vue. Une belle image est un savant mélange de tout cela. Bien sur, il est possible de réaliser une très belle photo sous un ciel gris, belle lumière ne veut pas forcément dire « soleil » !camargueLe matériel à mes côtés, la technique assimilée, mais l’inspiration me manque, comment puis je évoluer ?Nous avons tous je pense des moments de doute et de vide. Il est bon alors de revenir sur des sujets déjà traités par le passé afin de se remettre en question, de se rendre compte de notre évolution personnelle. On ne voit pas toujours de manière semblable le même sujet, l’inspiration peut évoluer. C’est souhaitable en tout cas !Ouvrir grand les yeux et ne pas rester chez soi… Attendre que l’émotion arrive.Que pensez-vous et quel regard avez-vous sur la photographie d’aujourd’hui ?flamandLe numérique à ouvert les portes à de nombreux passionnés, ce qui est dans un sens très bien. La concurrence est devenue par contre de ce fait encore plus rude. Internet bien sur aide dans ce sens, même si cela reste un outil formidable et tellement pratique. Nombre de marchés se sont fermés (démocratisation de la photographie).La photo de nature a, elle par contre, je pense très bien évoluée, elle aide j’en suis persuadé à sensibiliser l’espèce humaine sur la fragilité de notre système…Il n’est pas rare par contre de voir des sites de photographes ayant finalement à mon sens bien peu d’intérêt…Quel est votre regard sur les banques d’images et microstocks qui vendent des photos à 1€ ?Je me suis déjà exprimé à ce sujet sur mon Edito… L’Union des Photographes Créateurs (UPC) dont je suis adhérent lutte de son mieux contre ce « non sens ». Imaginons que demain chacun d’entre nous puisse acheter une baguette de pain à 2 centimes d’euro ? Comment pensez-vous que les boulangers réagiraient ? Mais pour nous photographes professionnels, rien ! Rien ne se passe pour arrêter cette aberration. Comment une photo peut-elle valoir 1€ ?C’est ridicule et juridiquement, c’est contraire aux principes de rémunération proportionnelle qui est due à l’auteur de la photographie. Cela crée une forte concurrence déloyale. Je ne comprends pas les pouvoirs publics qui ne réagissent pas…Comment avez-vous travaillé avec les flamants roses, et quel est le but de ce reportage ?Je travaille sur les flamants roses depuis quelques années déjà. J’ai la chance de les avoir à quelques centaines de mètres de chez moi (Salins de Hyères). Ils font partie de ma vie depuis mon enfance. C’est un oiseau fascinant. Cet oiseau vit dans des conditions extrêmes, archi-spécialisé il continue toujours à m’étonner.Pour vos photos d’oiseaux, travaillez-vous en affût ?Je procède de différentes manières… Parfois en affût flottant (fait maison), j’aime aussi marcher. Il m’est souvent arrivé de crapahuter avec un poids conséquent sur les épaules, sous une chaleur de plomb ou même sous la neige et de revenir bredouille. Cela fait partie du jeu et du plaisir…heronComment se passe un reportage en mer pour photographier des voiliers, comme à Saint Tropez ?Il faut tout d’abord s’enregistrer auprès du service Presse, tôt, très tôt le matin…Souvent, alors que vous êtes listé sur un bateau Presse, des erreurs d’enregistrement se créent. Un nombre trop important de journalistes, photographes ou caméramans (tous de nationalités différentes) se retrouvent sur le même bateau. Vient alors une espèce de confusion générale et chacun espère y conserver sa place ! ;-)Bref, une fois l’embarcation en mer l’atmosphère se détend et des liens se tissent. La concentration et l’excitation arrivent lorsque les vieux gréements sortent du port et que les courses commencent. Il faut alors « maîtriser » l’espace sur le bateau (afin d’être aux meilleurs emplacements pour effectuer les prises de vues) et faire avec le tangage et les embruns. Savoir demander au capitaine de bien vouloir se rapprocher des sujets, de les contourner, de s’orienter différemment, etc. En règle générale je prends avec moi trois objectifs : un grand angle (12-24mm), un objectif pour du portrait (17-55) et un télé (300mm). Mes deux boîtiers Nikon D2X et bien sûr mon Leica M6 avec son 35mm. Car quoi de plus beau à photographier avec un Leica que des vieux gréements ?voilierComment s’est déroulée votre séance de shooting avec Sœur Emmanuelle ?soeur emmanuelleUn moment inoubliable… La conscience d’être en présence d’une très grande dame, je savais que ce que je vivais alors était une occasion inespérée, tant d’un point de vue personnel que professionnel. Je me souviens d’ailleurs de cette heure passée avec Elle comme si c’était hier. Un silence et une atmosphère unique régnaient dans la chapelle. Elle dégageait vraiment un sentiment de respect et de sagesse. Je remercie la vie de m’avoir permis de croiser son chemin. Je suis fier et heureux d’avoir pris les dernières photos de cette personne exceptionnelle.Avez-vous une attitude bien précise face aux personnes que vous photographiez ?Je reste moi-même... En général l’ambiance est agréable et un bon climat se forme rapidement. Il m’est d’ailleurs arrivé de réaliser mes meilleurs clichés au début d’une séance. Il en est de même pour le nu artistique. En studio j’utilise des flashes Bowens, souvent un cône directionnel (« Snoot » conique) et autres boîtes à lumières (Wafer), sur fond noir. Selon ce que je veux réaliser j’utilise le 85mm PC ou le 17-55 Nikon. Parfois même le macro 55mm.En extérieur j’aime utiliser le 70-200, voire parfois le 300mm afin d’obtenir un arrière plan complètement flou, ce qui met le sujet davantage en valeur.Selon "Jérôme Ricoul", quelles sont les caractéristiques d’une photo réussie ?Une photographie ayant une lecture multiple, une image qui vous amène à philosopher, à penser, à voyager et à rêver…C’est un ensemble, un savant mélange de peu et/ou de beaucoup de choses…Lumière, cadrage, l’expression du sujet, la situation générale, etc.Cette image ci-dessous prise en Espagne il y a quelques années pourrait être le bon exemple…Elle me laisse « partir » et penser. C’est sans doute très personnel…Chacun d’entre nous, selon sa sensibilité y verra une lecture différente.photographieComment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe ?Je travaille en freelance mais je souhaiterais intégrer une agence dans le domaine du sport ou du journalisme. Afin de traiter d’autres sujets, de voyager plus que je n’en ai l’occasion aujourd’hui et d’être confronté à de nouveaux challenges…Je prévois dès que possible une traversée de l’Afrique. Je rêve d’animaux sauvages, de paysages et de portraits « inédits »…Pouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?J’expose cet été à partir du 01er juillet et jusqu’au 31 août dans un grand domaine viticole, Le Château des Launes (route de Saint Tropez) à la Garde Freinet dans le var. Le sujet : Les Voiles de Saint Tropez, édition 2008. Un vernissage aura lieu le 03 juillet accompagné de dégustations de très bons vins. (Rubrique « News » sur mon site pour de plus amples informations).Je travaille également et ce depuis un certain temps déjà à la sortie d’un livre photos avec un éditeur marseillais. Sa sortie est prévue en 2010. Je préfère pour l’instant ne pas en dire plus car je suis dans l’attente de confirmations de partenaires financiers pour ce projet. Je vous tiendrai au courant si vous le souhaitez.noir et blancPour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?J’aime l’esprit de Photovore.fr. La présentation des sujets et diverses rubriques est très claire, les informations précises, la navigation logique. Un site complet et dynamique, très intéressant par la richesse des sujets traités. Avec mes remerciements pour votre interview.Bien amicalement à vous.Merci Jérôme d'avoir répondu à notre interview, de nous avoir apporté tes points de vues et tes conseils. Les lecteurs de Photovore seront, je pense, captivés par cette interview !Voir le site de Jérôme Ricoul - Auteur Photographe.



Avatar de corentin
9 déc. 2011 à 21h41
Bonjour,
je viens d'acquérir un nikon D2X
j'aurai voulu avoir quelques conseils pour avoir des photos super nette comme les votre car les seule que j'ai fais son pas très nette , ( pas beaucoup de lumière a la prise de vue )

merci bonne soirée
0  + -
Avatar de Maxime Ablancourt
12 déc. 2011 à 11h47
Un Nikon D2X est un appareil expert même si plutôt ancien.
Mieux vaut commencer par apprendre à s'en servir plutôt que de demander des conseils pour avoir des photos nettes !
Cependant, si l'environnement n'est pas très lumineux, il s'agit surement d'un problème de sensibilité. Au delà d'une certaine valeur, le bruit numérique est trop présent.
0  + -

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