La photographie nature par Benoît et François Morazé

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Naturalistes et passionnés de photographie, Benoît et François Morazé nous font le plaisir de répondre à nôtre interview. Découvrez la passion dévorante de ces deux frères jumeaux au travers de photos naturalistes pures et émouvantes. Purs amateurs, pour le plaisir du déclic, sans contraintes financières, Benoît et François conjuguent leurs talents et leurs savoirs pour vous offrir d’authentiques carnets de nature. Si François resté fidèle à sa première passion, les oiseaux, les études de biologie et de géologie de Benoît le poussent vers d'autres horizons naturalistes. C’est vers l’âge de dix ans, lors d’une escapade dans le bocage Mayennais, qu’ils découvrent leurs premières émotions des découvertes, c'est par l'ornithologie qu’ils rentreront dans le naturalisme de terrain.Bonjour Benoît et François, la photographie une réelle passion, d’où vient-elle ?Bonjour Maxime. Enfants, nous avons découvert la photographie très classiquement avec des boîtiers sans prétention. En parallèle, un goût prononcé pour la nature et l’envie de capter par la photo la beauté des sujets les plus divers qu’elle nous offre, expliquent, en grande partie, cette passion de la photographie.François : Mes sources d’inspirations venaient en plus de livres de photographes, j’étais admiratif devant le travail des auteurs qui parvenaient à saisir et à transfigurer des sujets somme toute banals comme un arbre perdu au milieu d’un champ dans une plaine agricole ou bien le détail d’une vieille porte toscane… Tout résidait dans le cadrage, la lumière et la simplicité du sujet… C’est ce qui ma donné envie de persévérer dans cette voie. Passionné avant tout d’oiseaux, j’ai pratiqué pendant un temps « la digiscopie », technique qui consiste à photographier avec un petit compact numérique à travers une longue vue. Malgré quelques belles réussites, les limites se sont vite fait sentir : difficulté à prendre des sujets mobiles, peu de possibilités de réglage, mise au point aléatoire, piqué de la photo pas toujours suffisant. Avec l’avènement du numérique, la tentation de revenir à la « vraie » photo avec un reflex devenait trop forte.Benoît : Lors de nos études, la confrontation avec d’autres passionnés de la nature nous a ouvert les portes de ce domaine spécialisé qu’est la photo naturaliste.Avec nos premiers salaires, notre passion s’est renforcée grâce à l’achat de matériel plus sophistiqué. Mais c’est effectivement l’arrivée récente du numérique qui a tout accéléré.Finalement, notre passion sommeillait depuis longtemps mais ce n’est que récemment qu’elle s’est épanouie. Enfin la création de notre site web, a été aussi un bon moteur à cette passion.D’où provient cette attirance pour la nature et la photographie animalière ?Dès notre plus jeune âge nous avons été attirés par la nature et nous habitions un département rural, la Mayenne. Le plaisir de la découverte et la stimulation réciproque entre jumeaux ont été autant de facteurs motivants qui nous ont fait progresser dans le naturalisme de terrain.Benoît : La photographie est arrivée à l’adolescence comme prolongement de nos activités naturalistes, elle nous permettait ainsi de fixer (maladroitement) nos observations et de les partager. Maintenant elle a pris le pas et l’appareil photo est devenu le passeport indispensable de beaucoup de nos destinations naturalistes.François : Pour ce qui me concerne, ma passion principale est l’ornithologie. Les nombreuses heures de terrain, jumelles autour du cou, ont d’ailleurs permis d’accumuler des connaissances précieuses sur les milieux, la faune, connaissances préalables très utiles à mon avis à la photographie animalière.Pouvez-vous nous parler de vôtre région, ou de vos espaces photographiques ?François : Habitant en Normandie, à deux pas du Parc régional du Perche, c’est naturellement dans un bocage aux haies encore bien présentes et aux vertes prairies que mes pas me mènent. Mais j’ai également la chance de pouvoir bénéficier d’une palette de milieux variés dans un rayon très restreint, allant des prairies humides de la vallée de la Sarthe, aux grands massifs forestiers comme celui de la forêt de Bellême en passant par une zone de plaine certes plus dégradée, mais pas pour autant dépourvue d’intérêt.Benoît : « Déraciné » depuis 10 ans dans le Var, parler de « ma région » n’est pas quelque chose de naturel… même si je trouve beaucoup de plaisir à arpenter ces étendues sauvages que n’offre pas ou très peu le Nord de la France… Je préfère évoquer mon espace photographique qui est assez éclectique : celui des volcans (l’Etna et le Stromboli en particulier) ou le vol des chauves-souris… en passant par l’herpétologie (amphibiens et reptiles). La photographie me permet d’explorer sous un autre angle ces différents champs naturalistes qui me passionnent depuis mes toutes premières années d’étude.Travaillez-vous toujours ensemble, ou partez-vous chacun de votre côté ?Éloignement géographique oblige, nous travaillons séparément. Cependant, avec la nostalgie des virées communes, et le fait aussi d’être jumeaux, nous espérons pouvoir renouer ces voyages photographiques dès que l’occasion se présentera.Travaillez-vous avec des agences photo ou travaillez-vous en direct avec des magazines ?Benoît : J’ai été sollicité par une agence, mais je n’ais pas fait le pas, par manque de temps et parce que cette dernière ne me convenait pas non plus. Pour l’instant, nous travaillons de façon totalement désintéressée, pour le plaisir du déclic, l’émotion de l’instant et la satisfaction de la belle image… et puis notre « envergure » photographique n’est finalement que très récente. Cependant depuis peu, j’ai signé une un premier contrat avec la revue Terre sauvage (par exemple ce mois-ci dans le Hors série de Décembre consacré aux îles d’Hyères). Mais l’idée de travailler avec des agences répondant bien à notre sensibilité est une perspective qui nous tente bien.La rémunération financière de nos clichés, si elle n’est pas à écarter, n’est cependant pas une finalité que nous recherchons à tous prix.Selon vous, est-il encore possible pour un amateur de se lancer et de réussir dans une carrière de photographe animalier ?Le passage d’amateur à professionnel est devenu difficile. Les places sont rares, la concurrence est rude et les prétendants nombreux. Soyons réalistes, le statut de professionnel n’est pas forcément des plus aisés, sauf rares exceptions : s’imaginer passer son temps dans la nature à la photographier à son rythme, suivant ses inspirations sans se soucier du lendemain est utopique.Cela implique une production exigeante : qualité, diversité, abondance… un sens marketing et de longues heures pour assurer sa propre promotion, une dose d’opportunisme aussi, afin de pouvoir en vivre décemment … et faire vivre une famille au quotidien, renouveler son matériel, concrétiser des projets… De nombreux professionnels sont ainsi obligés de diversifier leurs activités photographiques (stages, commandes « alimentaires »…) pour arrondir les fins de Mois. Chapeau à ceux qui ont franchi le pas et qui réussissent…De votre côté, vous semblez avoir réussi ?Avoir réussi : oui… d’une certaine façon puisque nous n’avons aucun regret professionnel. Pour l’heure, notre métier d’enseignant (en Maths pour François et en Biologie-Géologie pour Benoît), nous satisfait et il nous assure en plus le confort en termes de temps et de moyens pour assouvir notre passion, non pas pleinement mais du moins sereinement et sans exigences financières et de production… Le plaisir de photographier reste intact ainsi, car il n’a pas vocation à nous faire vivre et nous restons libre de nos envies photographiques sans se restreindre à des finalités financières.Quels matériels photos utilisez-vous ? Est-il mis à rude épreuve ?Nous sommes tous les deux équipés en Nikon et restons fidèle au sérieux de la marque.François : Pour ma part, un Nikon D700 équipé d’un objectif macro 105 mm f2.8VR et d’un télé 500 f4 VR mm de la marque. Tous les deux d’une qualité remarquable, ils permettent de passer d’une sauterelle dans une prairie à un chevreuil en forêt. C’est progressivement que j’en suis venu à ces optiques de pointe et de par la satisfaction que j’en retire, elles sont toujours dans mon sac photo. Leur conception robuste permet de les utiliser par tous les temps.Benoît : de mon côté, après un D70 puis le D200, j’utilise actuellement le Nikon D300 qui du fait de son petit capteur offre encore le multiplicateur x1.5 à mon 200-400 f4 VR… même si je pense dans un futur proche renouer avec le plaisir d’un capteur 24x36. Et puis la panoplie d’optiques, du grand angle (Tokina 12-24mm) au sigma macro 105mm f2.8 de mes débuts… sans oublier le 300mm f4 très appréciable pour son éclectisme (macro, paysage, animalier…). J’utilise aussi une panoplie de flashs neufs (SB 800) et d’occasions (Nikon SB26) et une barrière Infra-rouge JAMA, notamment pour le piégeage photographique des chauves-souris en vol…Je ne suis par très soigneux quant à l’entretien et l’usage de mon matériel photographique, mais la robustesse de la marque Japonaise a fait plus d’une fois ses preuves sur le terrain.Aujourd’hui, que contient votre sac à dos ou votre fourre-tout sur le terrain ?Notre sac photo contient avant tout l’indispensable paire de jumelles (nous sommes d’abord naturalistes !), notre boîtier équipé d’un téléobjectif, les autres objectifs cités précédemment et sans oublier un videur de cartes hyperdrive, lors de déplacements prolongés comme à l’étranger par exemple. J’oubliais, un trépied Feisol pour le 500mm. Quelles sont vos techniques pour approcher les animaux ?Benoît : Nous pratiquons aussi bien l’approche que l’affût. Cela dépend aussi du sujet. Chez les oiseaux notamment, la position debout est synonyme de danger, elle évoque la peur du chasseur. A l’inverse, la position allongée, sans même aucun filet de camouflage, permet d’approcher à quelques mètres des bécasseaux sur une vasière et c’est parfois même l’inverse qui se produit, c’est l’oiseau qui se rapproche, parfois si près que la mise au point devient impossible !François : Même expérience avec des chevreuils, allongé au sol et rampant a découvert dans une prairie dans leur direction. Intrigués par cet « étrange animal » que je suis, ce sont eux qui se rapprochent au plus près, la curiosité prenant le pas sur la méfiance. Les affûts demeurent, cela dit, l’un des meilleurs moyens pour ne pas effaroucher le sujet mais demandent une solide connaissance des mœurs de ce dernier et surtout beaucoup de patience.Y-a-t’il des techniques particulièrement efficaces pour photographier les animaux ?Pas vraiment de techniques si ce n’est de la patience, de la persévérance « il faut fatiguer la chance » écrivait robert Hainard… et une très bonne connaissance du terrain. En cela, notre bagage naturaliste est un précieux atout dans notre quête photographique. Parfois aussi un handicap puisqu’elle nous « empêche » de voir ce qui est le plus banal.Combien de photo avez-vous dans votre photothèque, et comment les stockez-vous ?Quelques milliers exploitables et stockées sous disques durs externes en plusieurs exemplaires. Notre site en est la vitrine.Benoît : Mais je ne suis pas un modèle de gestion et d’organisation de mes fichiers. C’est un point sur lequel il faut que je m’améliore.Que pensez-vous et quel regard avez-vous sur la photographie d’aujourd’hui ?La photographie s’est terriblement démocratisée avec le numérique. Pour autant les amateurs éclairés et les professionnels ont gardé une grande longueur d’avance sur le « photographe du dimanche ». Les progrès technologiques dans le domaine ont apporté énormément : les résultats sont de plus en plus époustouflants : il suffit pour s’en convaincre de regarder les prix des concours photographiques depuis quelques années…Quel est votre regard sur les banques d’images et microstocks qui vendent des photos à 1€ ?La logique consumériste de notre société pousse beaucoup de gens à tirer profit de tout ce qui est possible mais alors c’est faire bien peu de cas de son travail et de son éthique photographique… De notre côté, la rémunération financière de notre travail photographique n’étant pas une priorité, c’est quelque chose que nous n’avons jamais envisagé… encore moins à ce prix… Cependant, je ne pense pas que cette déviance du système puisse nuire aux auteurs photographes sérieux et reconnus : ils travaillent à une autre « échelle qualitative ».Comment décrivez-vous votre approche de la lumière ?La lumière est un facteur essentiel. Les sorties matinales ou en fin de journée permettent de bénéficier d’une lumière douce (ce qui n’est pas le cas sur le coup de midi) et en macro un ciel voilé est à rechercher pour tamiser la lumière et éviter les surexpositions.Globe-trotter et photographe sont-ils compatibles avec vie de famille ?François : La photographie est effectivement une passion qui demande beaucoup de temps. Des heures passées dans l’affût, des semaines passées à l’étranger… Quand la famille s’agrandit la donne change bien évidemment. Au lieu de deux ou trois voyages par an à l’étranger, on ne se contente plus que d’un seul et je dirais que finalement c’est l’occasion de se recentrer sur la nature proche de chez soi. C’est un défi à relever : celui d’en extraire la beauté que l’on avait peut- être un peu tendance à négliger en se tournant vers des horizons plus lointains. Et puis aussi, cette passion pour la nature, ça se partage en famille !Benoît : En couple, sans enfants cela ne posait aucun problème : au contraire, à chaque vacances scolaires, depuis nos premiers salaires, nous en profitions avec ma compagne, animés du même goût de la découverte, pour voyager vers des destinations plus ou moins lointaines et aventureuses… Désormais la donne a quelque peu changé, mais nous sommes trop attachés à notre goût des voyages et des grands espaces pour y renoncer. D’ici quelques mois nous envisageons de reprendre nos pérégrinations… en famille et avec tout mon arsenal photographique, toutefois vers des contrées sans risques.Quel animal aimez-vous le plus photographier, votre sujet fétiche et pourquoi ?François : Mon sujet fétiche est le Pluvier guignard. Cet oiseau migrateur hiverne dans les semi- déserts arides d’Afrique du nord et niche au printemps dans les immensités désolées de la toundra scandinave. Autant dire qu’il ne croise au cours de sa vie quasiment jamais l’homme ce qui explique son caractère peu farouche. Lors de ses voyages migratoires il survole donc la France en effectuant quelques courtes escales et c’est notamment dans une zone de plaine près de chez moi, et d’apparence austère que je pars deux fois l’an à sa rencontre : au printemps, dans sa livrée nuptiale d’un rouge flamboyant et à l’automne cette fois au plumage de couleur plus terne. A chaque rencontre, c’est toujours une joie que de pouvoir partager quelques instants avec ces voyageurs au long cours ; bien souvent une approche prudente et progressive permet de gagner la confiance des oiseaux, qui, peu farouches, vont et viennent à portée de main parfois ! L’attirance pour ces oiseaux vient tout d’abord du fait qu’ils sont synonymes de nature sauvage (les déserts, la toundra). Leur beauté et leur confiance envers l’homme y est également pour beaucoup. Enfin, leur rareté en France contribue à en faire des oiseaux mythiques.Benoît : J’aime beaucoup fixer sur le capteur le vol des chauves-souris. La photo est technique et les résultats aléatoires se soldent souvent par un échec, les réussites sont alors d’autant plus gratifiantes. Elle ne souffre pas d’improvisations, et en cela les connaissances naturalistes sont de précieux atouts pour atteindre le but recherché sans nuire à ces petits mammifères.Les volcans sont un autre domaine que la photo m’a permis de satisfaire, ma passion pour la volcanologie remontant à mes années universitaires. Elle m’a conduit jusqu’en Éthiopie – pays dont je suis tombé sous le charme- pour photographier un volcan mythique, l’Erta Alé.Je suis retourné deux fois de suite en Ethiopie, l’année dernière, sur le plateau du Balé, à la rencontre de ses paysages et de sa faune exceptionnelle qui compte le canidé le plus rare au monde : le loup d’Abyssinie.Pouvez-vous nous parler de vos derniers Carnets de terrains ?Il s’agit d’une macro d’une grande sauterelle verte. L’insecte, posé à l’extrémité d’une tige d’une ombellifère, la tête en haut, fait face à l’objectif. Jusque là, rien d’extraordinaire. Les minutes passant, la lumière en cette fin de journée décline progressivement. La prairie en arrière-plan est plongée subitement dans la pénombre et un dernier rayon de lumière vient juste « enflammer » notre sauterelle. L’insecte, sous le feu des projecteurs est bien mis en valeur, il se détache parfaitement sur un fond sombre avec diverses nuances de gris.Proche de l’environnement et de la nature, comment contribuez-vous à sa conservation ?Adolescents déjà, nous avions passé ensemble, en été, plusieurs semaines à recenser et protéger les nids de busards cendrés dans les polders cultivés de la Baie de Bourgneuf en Vendée.François : Aujourd’hui, mon terrain, à la campagne, est géré de façon à favoriser le développement de la faune et de la flore (mares, haies replantées, prairies, jardinage écologique) et l’acquisition récente d’une jachère permet, dans un environnement proche cultivé, de créer une zone où la nature peut s’épanouir librement. Notre maison « écologique » est construite sur des normes d’économie d’énergie.Benoît : Au quotidien, déchets verts, économie d’eau… Et en tant que prof de SVT, j’essaie de jouer au mieux ce rôle de sensibilisation aux problèmes environnementaux. Nous adhérons également à des associations de protection de la nature et de l’environnement, au niveau local (à ce titre nous contribuons de temps à autre à des inventaires naturalistes…), national (LPO) mais aussi international (Greenpeace). Je suis également administrateur au GCP (Groupe Chiroptère de Provence).Avez-vous déjà été confronté à des situations atypiques, avez-vous des anecdotes ?François : Comme évoquée plus haut, l’approche à découvert, en rampant, d’un groupe de chevreuils verra finalement les rôles s’inverser : la curiosité aidant, l’animal s’approche du photographe ; il s’agit là de moments inoubliables, l’émotion est telle qu’on en oublierait d’appuyer sur le déclencheur de peur de venir mettre fin à cet instant magique.Benoît : Sur l’Etna avec un copain, on avait planté la tente à 3000m pour photographier une coulée de lave. Nous avons été surpris en pleine nuit par une tempête orageuse de neige … une nuit « blanche » qui nous a semblé être celle de la dernière heure… nous sommes redescendus du sommet transis de froid laissant la tente sous la tourmente…Ou sur un autre volcan encore : le Pacaya au Guatemala. On avait prévu de bivouaquer sur une plateforme à son sommet. Contraint d’y renoncer pour cause d’intempéries, bien nous en a pris : la plateforme avait disparu au petit matin, dynamitée par le réveil du volcan.Egalement l’attaque d’un colobe en Ethiopie, mon téléobjectif faisant heureusement écran à cette agressivité… et des anecdotes plus ordinaires lorsqu’on pratique l’affût : « voir sans être vu » et pas toujours par l’animal attendu au rendez-vous…Selon "Benoît et François", quelles sont les caractéristiques d’une photo réussie ?Une photo réussie c’est une photo qui avant même toute analyse déclenche instantanément une émotion. Et ce, par la mise en valeur du sujet grâce à un cadrage adapté, grâce à une superbe lumière, grâce à une mise au point irréprochable… Et peu importe le sujet : chevreuil ou bœuf musqué. Une photo est réussie lorsqu’elle raconte une histoire et nous donne à voir ce que les autres ne voit pas.Finalement, quand nous jugeons la photo d’un autre réussie, c’est tout simplement quand nous nous disons que nous aurions aimé la faire !Les concours ou les festivals comme le célèbre Montier-en-Der sont de plus en plus convoités et difficiles, qu’elles seront, selon vous, les tendances à venir ?La concurrence force les auteurs à redoubler d’originalité dans les cadrages, les instantanées, les lumières… et les prouesses des nouveaux boîtiers s’y prêtent bien… de très belles surprises à coup sûr à venir !Pouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?François : Une destination me tient tout particulièrement à cœur : le Sultanat d’Oman. Je projette d’y retourner pour notamment y photographier les rapaces qui sont omniprésents dans ce pays désertique, à commencer par les aigles, qu’ils soient criards, des steppes ou impériaux…Benoît : expo, reportage, livres… nous ne nous sommes pas encore investis dans ce type de projet… Côté voyage : pour la 4ème fois, ce serait sans hésitation l’Ethiopie… l’année prochaine, « Inch Allah ! »Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?Un site très agréable et particulièrement bien fait sur l’actualité de la photo numérique. Et un grand merci de tendre ainsi le micro aux photographes de tous poils par le biais de ces interviews.Voir le site Internet, Carnets de nature de Benoît et François Morazé.

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