La photo vue par Sébastien BRIERE

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Publié le 21/12/2008

Cette semaine, j’ai le plaisir de vous présenter le travail photographique de Sébastien BRIERE. Ce photographe Alsacien pratique sa passion pour la photo depuis plus de six ans. Inspiré par les paysages mais aussi par le portrait, Sébastien nous dévoile son parcours, ses influences et ses choix.Bonjour Sébastien, comment vous est venue cette passion pour la photo ?Dans ma proche famille (épouse et belle-famille) il y a des artistes peintres. J’ai "baigné" dans cet univers artistique durant quelques années accompagnant ma femme à des expositions. J’ai toujours été fasciné par ces personnes qui possèdent le talent de faire partager une émotion grâce à leur art.photo paysageAu fil du temps, j’ai cherché moi aussi un moyen d’expression artistique. N’étant pas du tout doué pour le dessin et la peinture, la photographie s’est imposée à moi rapidement. Progressivement, c’est devenu une véritable passion.Pourquoi vous êtes-vous dirigé vers la photographie de paysage plus que vers les animaux par exemple ?Le paysage s’est imposé de suite. Je ne saurais dire pourquoi. J’aime la nature, tout simplement, et suis fasciné par les photographes de paysage tels que Ian Cameron, Marc Adamus, etc. Je considère la photographie de paysage comme un art difficile. Elle demande de la disponibilité, de la patience, beaucoup de patience. Toutefois, je pense que la photographie animalière est encore plus difficile à appréhender.photo de paysageLe problème est que je suis quelqu’un de plutôt impatient. La photographie animalière n’est donc pas faite pour moi. En paysage, il est plus aisé d’obtenir un résultat sans pour autant rester des heures à attendre. L’aspect matériel me semble aussi être un frein, il faut être équipé en téléobjectifs.Selon vous, pourquoi ni y a-t-il pas plus de professionnel dans la photo de paysage ?photoLe fait d’être un photographe professionnel signifie que l’on gagne sa vie grâce à ses photographies. Sauf exception, aujourd’hui, il me parait très difficile de survivre en ne vendant que des images de paysages. Je crois même qu’il est difficile de vivre avec la photographie en général. La démocratisation de la photographie par le numérique a bouleversé ce milieu. Ce support donne l’illusion que d’obtenir des images de qualité est une chose aisée, ce qui est loin d’être le cas. Toutefois, tout le monde aujourd’hui peu s’improviser photographe de paysage. Les exigences en matière de qualité ont aussi fortement diminué. Il suffit de regarder la piètre qualité des banques d’images sur internet. Le problème, c’est que beaucoup (éditeurs, illustrateurs) se contentent de cette médiocrité car le prix est bien évidemment en conséquence de celle-ci.Par ailleurs, la notion de productivité dans le domaine du paysage n’est pas la même que pour le mariage ou la publicité. Souvent, il faut varier les activités pour arriver à nourrir sa famille. Je connais un photographe pro qui fait du paysage et photographie aussi des cuisines pour des magazines spécialisés.Pour terminer, je constate aussi que le rapport à la photographie est très différent en France au regard des pays anglo-saxons par exemple. C’est d’autant plus vrai pour la photographie de paysage. Dans notre pays, c’est triste de le dire, mais il y a de moins en moins de considération pour cette photographie qui n’est aujourd’hui quasiment plus considérée comme une activité artistique. Là encore, le numérique en est un peu la cause. La facilité apparente qu’apportent les logiciels de retouche photo pour arriver à transcender un paysage, a modifié le regard que portent les gens sur la photographie.Quels matériels photos utilisez-vous et pourquoi ce choix ?Depuis plus 5 ans, je travaille exclusivement en numérique. J’utilise du matériel Canon tel que le 5D et une petite batterie d’objectifs allant du 17mm au 300mm. J’ai mis du temps à me confectionner mon parc d’objectifs. Dés le début j’ai choisi d’investir dans des séries L et surtout dans des objectifs couvrant le 24x36. Alors que je travaillais avec des appareils au capteur APS-C, j’ai toujours souhaité ne pas m’enfermer dans un format "à sens unique". L’arrivée du Canon 5D m’a donné raison et depuis je ne compte plus revenir au petit capteur.la montagneEn paysage j’utilise beaucoup le grand angle même il m’arrive aussi faire une prise de vue au 200mm. En portrait, ma focale de prédilection est le 85mm.Je ne suis pas un "intégriste" d’une marque par rapport à une autre. J’utilisais du Nikon il y a quatre ans. Je suis passé chez Canon parce qu’à l’époque ils proposaient un boîtier adapté à mes exigences. Si il n’y avait pas la barrière de l’aspect financier, je n’hésiterais pas à utiliser le meilleur des deux marques.Je n’utiliserais plus l’argentique pour le format 24x36. Je considère que le numérique a dépassé ce support sur le plan qualitatif. La disparition des labos de qualité a de plus accéléré le processus.Fôret vosgienneEn revanche, je n’écarte pas le moyen format pour la photographie panoramique. Un jour peut-être…Pouvez-vous nous donner votre avis et votre ressenti sur le dernier Canon EOS 5D Mark II ?portraitJe viens juste de le recevoir. Sur le papier, il répond pleinement à mes besoins. Beaucoup de pixels, boîtier léger, etc. Je ne suis en revanche pas en mesure de donner un avis plus personnel. En tout cas, de ce que j’ai vu sur internet et en me basant sur mes brefs essais, il a un potentiel énorme en paysage. C’est tout ce qui compte pour moi.Sur les forums, beaucoup se focalisent sur les performances dans les hauts ISO. Personnellement, je travaille rarement au-delà de 400 ISO. Ceci étant, de ce que j’ai pu voir, la tenue du bruit est relativement exceptionnelle.L’arrivée de la vidéo sur cette gamme de boîtier est pour moi sans grand intérêt. Je vois cela comme un simple gadget.Le format 24x36 fait son grand retour cette année, pourquoi est il judicieux d’investir dans ce type de boîtier ?J’ai fait ce choix pour des raisons évidentes : le grand-angle d’une part et un flou d’arrière plan plus conforme à ce que l’on obtenait en argentique. Ce dernier point et surtout intéressant pour le portrait.Le choix de la taille du capteur ne repose plus vraiment sur des critères autres que celui du prix. Par exemple, l’intérêt du format APS-C et son coefficient multiplicateur qui peut être intéressant en photographie animalière. Or, on obtient le même résultat en recadrant l’image sous un logiciel de retouche. L’arrivée des capteurs plein format dépassant les 20 millions de pixels balaye, de mon point de vue, l’intérêt du format APS-C. La marge en matière de recadrage devient suffisamment intéressante.Quels matériels informatiques, accessoires, logiciels, utilisez-vous lors de vos reportages ou shooting ?photo noir et blancJe suis plutôt PC. J’utilise le logiciel de Canon Digital Photo Professionnel ainsi que Photoshop en version CS3. En paysage DPP me suffit le plus souvent mais Photoshop me permet dans certains cas de rattraper certains écarts d’exposition. En portrait, j’utilise essentiellement Photoshop.Ma grande angoisse est de tout perdre, aussi j’ai trois disques durs externes sur lesquels je sauvegarde chaque soir mes photographies J’utilise un petit logiciel très efficace et très bien conçu : Syncback.Pour les prises de vue, mes 16Go de cartes mémoire me suffisent amplement. J’ai un disque dur portatif qui me permet de décharger les Compact Flash, je ne l’utilise quasiment plus (sauf en Écosse par sécurité plus que par manque de place).Tout mon matériel est dans un sac Lowepro Nature Trekker II. Il est volumineux et lourd mais très robuste.Pour mes voyages en avion, j’avais un peu peur de ne pas passer avec, en cabine. Finalement ça passe très bien.Enfin, j’utilise un trépied Manfrotto en carbone. Il est relativement léger pour sa taille.Pourquoi dans cette discipline photographique, il est utile d’employer des filtres dégradés gris neutre ?En paysage c’est indispensable. Ce type de filtre permet de rattraper, à la prise de vue, les écarts de luminosité entre le ciel et le reste de la scène. Lorsque le ciel est "brûlé", le logiciel de retouche n’y pourra rien. Le secret d’une bonne image, c’est une prise de vue "aux petits oignons" et une exposition la plus parfaite possible. C’est plus facile à dire qu’à faire, l’utilisation des filtres demande une certaine réflexion, il m’arrive souvent de me tromper et de mal les employer lorsque je suis trop pressé.photo numériqueA mes débuts j’utilisais des filtres Cokin. Ils sont bon marché mais souffrent d’une dominante magenta assez gênante. J’ai investi dans des filtres Lee qui sont d’une très grande qualité. En revanche, la facture est très salée. Il faut prendre ça comme un investissement, ils sont faits pour durer et pour le photographe de paysage, ils sont indispensables, encore une fois.Photographiez-vous par hasard, ou attendez-vous le moment clé ? Comment le ressentez-vous ?photographieCela dépend. Il m’arrive souvent, avec de la chance, de prendre une photo par hasard. Cependant, il m’arrive aussi de rester à un même endroit et d’attendre la belle lumière. En Écosse, je me suis fait violence et je me suis infligé une discipline que je ne m’impose pas toujours. Comme déjà dit, je suis quelqu’un d’impatient et parfois, je passe par de grands moments de frustration.Il m’arrive souvent de tourner les talons et qu’après avoir tout remballé, la lumière soit là… C’est rageant mais je ne peux m’en prendre qu’à moi-même.Comment prépare t’on un reportage comme celui de l’Ecosse ? Avez-vous quelques conseils à nous donner ?J’ai consulté de nombreux sites de photographes paysagistes qui ont œuvré en Écosse. Je suis un inconditionnel de Ian Cameron par exemple. Je repère les coins de cette manière puis j’utilise ce formidable logiciel qu’est Google Earth pour cibler de manière précise les différents sites à explorer et éventuellement découvrir d’autres endroits. Cette méthode est vraiment efficace.Évidemment, j’ai acquis les cartes IGN des différentes régions et j’ai y ai mis des annotations. Pour les cartes, il faut acheter celles de la marque Ordnance Survey que l’on peut trouver en France. Je peux communiquer la boutique à Paris qui les vend par correspondance, si on me le demande par mail.Sur place, il faut ensuite ne pas hésiter à sortir des sentiers battus. De nombreuses petites routes (Single Road) donnent accès à des panoramas splendides.Je suis parti trois fois. La première fois en été 2007 pour une durée de trois semaine avec femme et enfants. Cela ne m’a pas empêché de faire de nombreuses images à condition de se lever tôt et d’avoir une femme et des enfants très patients et compréhensifs.Les deux et troisième fois furent en automne 2007 et 2008. J’étais cette fois-ci accompagnée d’un ami photographe. Nous avons choisi de louer un Van avec coin couchette à l’arrière. Nous étions donc en en quasi-totale autonomie et en aucun cas contraint par un quelconque planning horaire. L’idéal pour la photographie de paysages.Passionné aussi par le portrait, pourquoi évoluer vers ce domaine ?Sébastien BrièreComme je le disais, le paysage demande de la disponibilité. Cette activité m’apporte de grandes joies mais aussi de grandes frustrations. J’ai aussi des périodes de creux ou je ne produis pas grand-chose pour cause de manque de temps, de conditions météo déplorables, etc.J’ai cherché un autre thème à aborder pour combler les périodes de disette photographique. Un jour, je me suis appliqué à prendre des portraits de mes enfants. J’ai eu un retour très positif sur cette petite série et cela l’a donné envie de poursuivre l’expérience. J’ai pu accéder à un studio photo dans lequel j’ai débuté et au fur et à mesure j’y pris goût.Y a-t-il des similitudes de prise de vue entre la photo de paysage et celle du portrait ?Je n’en vois aucune. En portrait, j’essaye de tout maîtriser, tant à la prise de vue avec le placement des lumières, la pose du modèle et même les expressions, qu’au post-traitement et la phase de retouche.En paysage, on peut maîtriser la composition mais tout le reste est plus ou moins aléatoire et le fruit du hasard. Certes, si on sait interpréter la météo on peut arriver à "prévoir". En ce qui me concerne, j’ai encore beaucoup de progrès à faire dans ce domaine.Travaillez-vous l’ensemble de vos photos de portraits en post-production ?Tous mes portraits ont subit une à plusieurs heures de traitement sous Photoshop. Autant en paysage je me fixe une limite, autant en portrait, la phase de retouche prend une grande importance. J’aime beaucoup ce travail devant l’écran d’ordinateur. C’est une phase de créativité intense que j’affectionne.Quels sont vos plus beaux souvenirs et votre photo préférée ?Mes meilleurs souvenirs sont en Ecosse évidemment. J’en avais tellement rêvé, que de me retrouver là-bas fut un moment magique et très excitant.Concernant ma photo préférée, j’ai du mal à répondre. En fait, je suis extrêmement critique envers mon propre travail. Je dois dire qu’il n’y a aucune photographie sur laquelle je peux dire "celle là, elle est géniale". Je suis systématiquement convaincu d’avoir loupé quelque chose. Je suis un photographe torturé et éternellement insatisfait. Heureusement, le regard positif d’autrui contrebalance ce sentiment.paysageDepuis le passage au numérique, quel regard avez-vous sur la photographie d’aujourd’hui ?photo studioComme évoqué plus haut, le regard du public sur la photographie a profondément changé avec l’arrivée de ce support. Le coté fast-food de la photographie numérique donne l’illusion que c’est plus facile. Au début, je me suis fait aussi piéger par ce sentiment de facilité.La photographie a perdu ses lettres de noblesse me semble t’il, en tout cas c’est très frappant dans notre pays. Les expositions de photographies (à part celles des grands noms) sont désertées et c’est d’autant plus vrai pour le paysage. Je me trompe peut-être mais c’est le sentiment que j’ai.Après ce constat un peu déprimant, je vous l’accorde, je dois dire que l’ère du numérique et de l’internet a l’énorme avantage d’ouvrir une fenêtre sur de nombreux talents qu’il m’aurait été impossible de découvrir autrement. Ian Cameron, Adam Burton, Xavier Jamonet, Vincent Favre et tant d’autres qui font un travail fabuleux et qui me motivent à poursuivre dans la quête de belles images.Sur le plan de la technique, personnellement, j’ai toujours essayé de m’imposer la même discipline qu’en argentique, à savoir, bien préparer sa prise de vue et réfléchir aux différents paramètres qui entrent en ligne de compte dans la conception d’une image. Toutefois, sur ce point, le numérique apporte un plus car le fait de pouvoir visualiser rapidement le résultat permet de progresser tout aussi rapidement. Le numérique apporte ce coté pédagogique non négligeable.Je suis de ceux qui disent que seul le résultat compte, peu importe le moyen d’y arriver dès lors que la démarche est sincère et artistique. L’outil ne fait pas la photo, peu importe la nature de ce dernier.Comment peut-on surpasser la technique et développer son œil de photographe ?photo portraitJe pense que cela vient avec le temps. La technique perd de son importance lorsque l’expérience grandit. Il y a des photographes qui ont un sens inné de la composition. En ce qui me concerne, ce n’est probablement pas inné mais le fruit d’un travail. Développer son regard c’est aussi s’intéresser à ce que font les autres photographes.La technique, on s’y intéresse au début. Une fois que l’on a compris à quoi servent la vitesse d’obturation et le diaphragme, le reste n’a plus vraiment d’importance. Et puis je vais enfoncer une porte ouverte, mais ce n’est pas l’appareil qui prend la photo mais le photographe.Êtes-vous autodidacte ou avez-vous suivi des cours ? Est-ce nécessaire pour faire de belles photos ?Je suis autodidacte. J’ai appris tout, tout seul et j’estime avoir encore beaucoup à apprendre. Je ne crois pas que des cours puissent apporter grand-chose. Sur le plan technique peut-être mais pour le reste, il faut forger seul son regard.Avez-vous déjà rencontré des problèmes ou avez-vous été confronté à des situations atypiques ?Des problèmes non. La photographie est une vraie passion, dans tous les sens du terme. Je la vis de manière très passionnelle et j’éprouve un grand bonheur comme une grande frustration lorsque je la pratique. Je traverse de grandes périodes de doutes mais qui sont plutôt salutaires parce qu’elles permettent de rebondir. Mes meilleures images ont souvent été prises après une période "sans".Que souhaitez-vous apporter ou quelles émotions avec vos photos souhaitez-vous faire transparaître ?Tout simplement celle que j’ai ressentie au moment de la prise de vue. Je n’ai pas de démarche artistique. J’essaye de me faire plaisir et de partager cela avec les gens qui regarderont mes images. Le regard que portent les autres sur mon travail est très important pour moi.TempêteComment voyez-vous la suite de votre aventure en tant que Photographe ?imageJ’espère progresser, faire des images de plus en plus belles et les partager avec le plus grand nombre au travers d’expositions par exemple. Je compte poursuivre ma série en Ecosse mais aussi découvrir les autres contrées du nord de l’Europe.Pouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?Je n’ai pas de projets. Je vais toutefois essayer de me monter quelques expositions. C’est une envie de plus en plus forte.Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?Merci beaucoup pour cette interview. C’est le genre de petite chose qui fait plaisir pour un photographe amateur comme moi. Par ailleurs, je suis heureux d’être en de si belles compagnies. Je suis fan de Vincent Favre, et des autres photographes du collectif « Bouts de planète ». Par ailleurs, être à coté de Philip Plisson c’est énorme !Bravo pour ce site et très bonne continuation.Merci Sébastien de nous avoir accordé cette interview très intéressante. Nous vous souhaitons d'agréable fête de fin d'année.Voir le site du photographe Sébastien BIERE.




Avatar de Vincent Favre
28 janv. 2009 à 15h57
Je ne tombe qu'aujourd'hui sur cet interview de Sébastien. Je tenais à te témoigner toute ma gratitude vis à vis des mots que tu écris à mon égard ici.

Pour ma part je suis vraiment admiratif de tes photos de portraits, une activité que j'essaye d'appréhender et dans laquelle tu fais partie de mes modèles.

Très bel Interview.
5 / 5 pour la part.

Vincent
1  + -
Avatar de Sébastien Brière
31 janv. 2009 à 12h08
Merci Vincent :)
0  + -

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