La photo vue par Jean-Paul Falguières

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Commentaire1

Publié le 16/02/2009

Cette semaine nous avons choisi de vous présenter le travail photographique de Jean-Paul Falguières. Photographe depuis de nombreuses années, Jean-Paul Falguières nous dévoile sa passion pour la photographie, mais aussi celle de sa région, les Pyrénées. Passant de l’argentique au numérique, Jean-Paul partage avec nous son parcours, ses visions de la photographies, ses conseils, etc. Photographe spécialisé dans la prise de vue des Pyrénées, Jean-Paul Falguières connait parfaitement le milieu montagnard, ses photos de la flore, de la faune, et de la vie pastorale illustrent à merveille les plus beaux sites de ces montagnes.Bonjour Jean-Paul, la photo une passion, comment la magie a-t-elle opérée ?J’ai découvert la photo suite à l’achat d’un premier boîtier reflex en 1980 : un Fujica ST601 équipé d’un objectif 50 mm. Je me suis initié à la photo en réalisant des portraits et des prises de vue en macro à l’aide de simples bagues allonge. En 1983 je m’inscrivais dans un club photo, ce qui m’a permis d’aborder la technique de prise de vue et la maîtrise des divers paramètres. Très vite, ma curiosité et le besoin d’aller plus loin m’ont décidé à m’équiper en matériel de développement noir et blanc. La passion était là. Ma participation à des concours photo a été récompensée en remportant quelques prix. Ceci m’a permis d’acquérir du matériel complémentaire comme zoom, focales fixes, reflex 6X6 bi objectifs Yashica que je dédierai au noir et blanc, multipliant les plaisirs de la prise de vue.Abonné à la revue Chasseur d’images depuis l’un des tous premiers numéros, j’apprenais, en suivant les conseils relevés dans les articles et en regardant les images des autres. Attiré par la photo de paysage, je me rendais de plus en plus souvent dans la nature.PyrénéesLes forêts Girondines, le Bassin d’Arcachon ou les Pyrénées devenaient mes aires de prédilection. A cette époque, je me suis intéressé à la diapositive. Ma pratique de la photo étant grandissante, le budget pour les développer devenait de plus en plus important. Je me contentais alors de stocker mes tirages papier dans des boites à chaussures, sans les montrer, ne les regardant que lors des retours du labo. Le rendu de la couleur m’a alors fasciné, peu à peu j’abandonnais le film inversible et projetais mes diapos sur grand écran. Mon tri devint alors plus sévère, en regardant mon travail, une question revenait sur chacune des photos projetées : cette image mériterait-elle un agrandissement et une place sur le mur du salon… la sentence tombait et dans la négative, la photo atterrissait le plus souvent dans la corbeille.Cette question depuis me suit toujours, ce qui me permet d’être très sévère sur mon travail et de ne conserver que le meilleur de celui-ci. L’école de la diapositive m’a appris à soigner mes composition, elle ne pardonne pas… pas moyen de recadrer une fois le déclencheur enfoncé, impossible de corriger l’exposition. C’est une bonne école que les jeunes aujourd’hui ne connaîtront sûrement jamais, aidés par les logiciels de retouche. Ils ne sont souvent plus capables d’exposer ou de composer correctement une image, persuadés que les logiciels de retouche leur permettront d’apporter de nombreuses corrections en post-traitement.Pour ma part, aujourd’hui en tout numérique, je continue, certainement à tort, de jeter les photos mal cadrées ou mal exposées, refusant un recadrage logiciel.D’où proviennent cette attirance et cette passion si forte pour les Pyrénées ?Dans les années 90, internet a révolutionné nos habitudes, on pouvait enfin partager nos images sur la toile, regarder le travail des autres, recevoir des avis d’autres photographes.berger C’est à ce moment là que, grâce à "la toile", j’ai pu rencontrer des gens qui partageaient la même passion avec qui nous organisions des sorties. Nous montions un collectif : Vues de Bordeaux a réuni des passionnés. Ce collectif de photographes existe toujours avec son site internet. Malheureusement, le temps me manquant bien souvent, je ne participe presque plus pour l’instant à leurs réunions mensuelles.Me vint alors l’idée, suite à un article paru dans une revue, de créer mon premier site internet. M’équipant d’un scanner à diapositive Canon, je mettais en ligne toutes les photos qui me semblaient mériter cette place de choix. Mer, campagne, champignons, balades en forêt, flore, montagne… toutes ces photos paraissaient en ligne dans un fouillis indescriptible. Il me fallait mettre de l’ordre dans tout çà et ma décision fut très vite prise de ne conserver que les photos des Pyrénées. Le site images des Pyrénées était né.De là naissait ma seconde passion : la montagne… non pas celle des hauts sommets et des neiges éternelles, mais la montagne des hommes, des animaux, des hauts pâturages, de la transhumance, de la flore et de la faune. C’est un milieu extraordinaire, rempli de sujets, inépuisable source d’inspiration où la lumière conjuguée aux saisons participe à l’élaboration de véritables tableaux vivants : l’hiver, la montagne toute entière se couvre d’un lourd manteau blanc, froid et silencieux, théâtre de scènes monochromes et gelées. Puis très vite, les couleurs changent à une vitesse folle, les cours d’eau gonflent, les fleurs jaillissent de partout, pressées de se reproduire, les animaux profitent des premiers rayons de soleil pour se nourrir des jeunes pousses.Pouvez-vous nous parler de votre région, et de lieu photo que vous nous conseilleriez ?Les Pyrénées sont grandes, plusieurs départements se les partagent. Jeune, pas encore équipé en matériel photographique, j’ai gravi bon nombre des sommets les plus prestigieux de la chaîne, jusqu’au jour où je me suis rendu dans la Vallée d’Ossau. Un véritable coup de foudre eu lieu entre cette vallée et moi, cette rencontre correspondait avec ma toute nouvelle passion pour la photographie. Ce pic me fascinait, ses formes changent à chaque kilomètre parcouru, les bergeries sont omniprésentes, le pastoralisme étant la première activité de cette belle région. Je prenais de plus en plus de plaisir à m’arrêter discuter avec les bergers.les pyrénéesCette vallée est merveilleuse… l’autre versant qui la prolonge en Espagne par la Vallée de Tena n’en est pas moins fabuleuse et source d’inspiration par sa culture et ses paysages merveilleux. Je pousse parfois en Espagne sur deux endroits qui me fascinent : Los Mallos de Riglos entre Huesca et Jaca et le désert des Bardenas Réales près de Tudela en Navarre avec ses superbes étendues désertiques dignes des meilleurs Westerns.Pourquoi est-il si difficile, aujourd’hui de débuter une activité de photographe professionnel ?chevalVivre de la photo était l’un de mes souhaits, mais les temps sont durs, la concurrence est rude, la démocratisation de l’outil informatique et des boitiers reflex numériques n’ont rien arrangé. Les éditeurs ont des budgets de plus en plus serrés et de nombreux amateurs bradent leurs photos pour le seul plaisir de les voir apparaître sur des revues.La qualité de l’illustration s’en ressent le niveau en est plus en plus bas. La recherche de la qualité n’est plus au rendez-vous, du moins elle tend à disparaître, la multiplication des microstocks qui proposent des d’images à un €uro finit par tuer le métier de l’illustration.Quels sont vos principaux clients et pour qui travaillez-vous actuellement ?Mon site présentant les images de la Vallée d’Ossau m’a très vite mis en relation avec la revue Pyrénées Magazine avec laquelle les publications sont aujourd’hui régulières. Quelques décorations de chambres d’hôtels, quelques affiches pour les syndicats d’initiative, des parutions sur des dépliants touristiques ou encore l’illustration de sites internet pour le développement du tourisme font l’essentiel de mes ventes.Je ne vis pas de la photographie, mais ces quelques revenus me permettent d’investir régulièrement dans du matériel adapté à ma pratique de la photo.photo des pyrénéesJe ne sais pas me vendre, je ne sais pas aller vers les diffuseurs, je ne sais pas non plus proposer mes photos aux agences. Mon rêve serait de publier un livre, mais sans l’aide d’un éditeur, je ne saurais prendre le risque d’une auto-publication. Seules quelques séries de cartes postales ou de produits dérivés portant ma signature sont publiés dans les stations touristiques des Pyrénées.Quels matériels photos utilisez-vous et pourquoi ce choix ?Équipé en matériel Canon argentique depuis les années 90 : Canon EOS 600 et Canon EOS 100 je franchis le pas du numérique lors de la sortie du Canon EOS D60, j’ai possédé ensuite un EOS 10D, puis un EOS 20D et enfin, attiré par le plein format "Full Frame", je suis passé au Canon EOS 5D épaulé depuis peu par un Canon EOS 5d MKII qui me satisfait pleinement. Depuis mes débuts dans la gamme canon, j’ai cherché à posséder des optiques de la série "professionnelle L" qui donnent à mes images numériques le rendu nécessaire à de grands tirages ou de l’illustration grand format.Mon équipement optique à ce jour :zoom 17-40 L – zoom 28-70 L – zoom 24-105 L IS – zoom 70-200 L f2.8 - 100 mm Macro première génération – Bagues allonges Kenko – Filtres gris neutres ND 4 et ND 8 pour les pauses longues.Quels matériels informatiques, accessoires, logiciels, utilisez-vous ?bergerieJe travaille sur un PC sous XP (j’ai fuis Vista avec ses déboires lors de son lancement), j’ai opté pour un travail sur double écran me permettant d’utiliser l’un deux pour les outils, l’autre : une dalle LaCie PhotonVisionII qui a été un excellent investissement pour un affichage de grande qualité, calibré par une sonde Spyder3. Logiciels de retouche : l’incontournable PhotoShop, Photomatix pour rattraper le manque de dynamique de certaines images, AutoPano Pro : excellent logiciel pour le montage de vues panoramiques. DxO m’a aidé pendant quelques années à traiter les images, c’est un excellent logiciel qui demande beaucoup d’investissement en temps. Je l’ai abandonné peu à peu pour ne plus l’utiliser aujourd’hui, au profit de Digital Photo Professional bien plus ergonomique et qui, depuis sa version 3.5 me satisfait pleinement, prenant en compte les aberrations des optiques de la marque telles que vignetage, distorsion ou aberrations chromatiques.Le Canon EOS 5D Mark II est-il un appareil idéal pour la photographie de paysage ?Mon passage en Full Frame (plein format 24X36) avec le Canon EOS 5D fut pour moi une opportunité pour le retour vers l’usage des Super Grands Angles indispensables pour la photo de paysage. Avec l’EOS 5D MKII arrive le Live View qui apporte une aide très précieuse pour les vues réalisées sur trépied quand celui ci est placé dans un endroit difficilement accessible ou s’il est mal aisé de porter l’œil au viseur : prises de vues dans des torrents, au bord de cascades, prises de vues au raz du sol pour la flore.La position de ses capteurs AF regroupés vers le centre et sélectionnables du bout du pouce avec le joystick dédié, l’écran géant et sa loupe de précision, en font les outils idéaux pour la photo de paysage.paysageLe mode vidéo présent sur ce boîtier a-t-il un intérêt pour un photographe comme vous ?Je ne me suis que très peu penché sur le mode vidéo du Canon EOS 5D², dans l’attente d’acquérir un logiciel de montage. Je réalise quelques séquences en montagne, que je collectionne pour l’instant en attendant de trouver les nombreuses heures de traitement que demandent ces vidéos. Je reste persuadé que cette option n’est pas un gadget comme certains le laissent entendre, les quelques résultats que j’ai obtenu me paraissent vraiment exploitables. Seuls les moyens de mise en œuvre pour leur stockage et leur exploitation sont actuellement un frein, mais j’y viendrai. La vidéo est pour moi un prolongement naturel et un merveilleux moyen d’expression à tous ceux qui aiment l’image. C’est un peu comme les débuts du numérique, les critiques pleuvent pendant que certains y trouvent un intérêt qui va en grandissant.Travaillez-vous l’ensemble de vos photos en post-production ?Mes photos prises en RAW passent par DPP et, bien souvent je m’en tiens là. Certaines images méritent un traitement plus poussé et j’avoue passer du temps sur certaines d’entre elles. La densité des ciels, la teinte et la saturation sont les principales retouches que j’apporte à ces images. En aucun cas je n’enlève un élément gênant dans une prise de vue…Pouvez-vous donner quelques conseils aux lecteurs qui aimeraient faire de belle photo de paysage ?fleur des pyrénéesLa photo de paysage nécessite en fait peu de matériel : Un bon boitier de préférence en plein format 24X36 et un zoom Super Grand Angle comme le 17-40 que je possède feront l’essentiel de l’équipement de base. Celui-ci pourra être complété d’un zoom trans-standard (24-70 ou 28-70) pour étendre l’éventail des focales couvertes. Un jeu de bagues allonge pour la macro, un trépied léger et assez stable pour les prises de vues en pause longue, un filtre gris neutre de style ND4 ou ND8 viendront se rajouter dans un sac à dos déjà bien chargé !Quand les marches sont longues et les dénivelés important, il est impératif de partir léger et de laisser une place dans le sac pour des vêtements chauds, une gourde bien remplie et le nécessaire pour un repas, les marches durant bien souvent plus de 5 bonnes heures. Le choix du programme est simple : la priorité diaphragme (AV chez Canon) s’impose dans ce type de photographies, le choix de l’ouverture déterminera la profondeur de champ adaptée au sujet.Comment se passe une journée de photographe en reportage ou hors reportage ?Avant tout départ pour réaliser des photos en montagne, il est bon de bien connaître les chemins que l’on va emprunter. Préparer son trajet sur une carte et consulter la météo précèdent toujours une sortie. Choisir le matériel emporté est indispensable : il n’est pas envisageable de tout emporter avec soi au risque de surcharge, il serait bien dommage que la balade se termine en marche forcée. Si on doit croiser de jolies cascades, il est intéressant d’emporter le trépied, si on passe dans des lieux fréquentés par les animaux sauvages, je vais privilégier une place pour le très lourd 70-200 f2.8.cascadeLa technique c’est bien ! Mais comment peut-on la dépasser pour laisser cour à sa créativité ?L’attention du photographe doit se consacrer totalement à son sujet, les multiples réglages ne doivent être qu’une simple formalité. Pour oublier la technique, il est bon de la maîtriser au mieux, comme il est bon de bien connaître le matériel qui est en notre possession, les doigts venant naturellement modifier les réglages. Un simple coup d’œil sur le transhumancesujet doit influencer l’opérateur pour les premiers réglages à appliquer.Très proche de la nature, quel est votre regard sur la biodiversité et l’environnement ?Je suis admiratif de toutes ces beautés que nous offre la nature et de fait bien conscient qu’elle a besoin d’être protégée, choyée, rien n’est éternel… J’espère que mes photos contribuent à une prise de conscience sur la responsabilité que nous avons individuellement et collectivement. Tant de merveilles sont réunies dans ces massifs montagneux ! Nous nous devons de les conserver, protéger et développer pour l’avenir des générations futures.Le Burkina-Faso est aussi un bon souvenir pouvez-vous nous parler de ce reportage ?L’Afrique était un rêve depuis très longtemps que j’ai concrétisé en été 2006 en partant au Burkina-Faso avec une petite ONG pour la construction d’une école primaire dans un village de brousse. Ce fut l’occasion pour moi d’aborder une autre culture, une autre façon de vivre ou de survivre très proche de la nature et ainsi de rapporter une grande série d’images du quotidien et de l’intimité de ce peuple extrêmement attachant. Notre action humanitaire était composée de seulement une dizaine de personnes totalement immergées dans un village de brousse, dormant sous de simples tentes individuelles.Burkina FasoNotre ravitaillement en eau se faisait comme ils le font quotidiennement à la pompe de leur puits. Après le travail du matin de 6 h à 14 h dans le cadre de notre mission, je profitais de mes après-midi de liberté (la chaleur interdisait alors toute activité physique) pour me rapprocher des habitants et être témoin de leur rude quotidien. Ce qui m’a permis de réaliser de nombreux portraits et des scènes de vie quotidienne avec leur agrément.photo de l'afriqueÊtes-vous autodidacte ou avez-vous suivi des cours ? Est-ce nécessaire pour faire de belles photos ?Je n’ai jamais pris de cours pour la pratique de la photographie de paysage. On trouve tout le nécessaire dans les revues spécialisées, la technique ne venant qu’au second plan, l’art de la composition, du choix du sujet et la lumière représentent les principales qualités requises. Construire une image en utilisant les points forts est indispensable, le sens de la lecture de l’image finale, l’équilibre de la scène sont des éléments indispensables. Il faut oublier la primo impression en arrivant dans un superbe paysage, laisser passer l’émotion. Se poser, contempler un long moment, réfléchir à ce qui fait que les lieux nous on plu. De là tourner autour du sujet, chercher une lumière, un premier plan qui mettra en valeur la scène, construire son image à la manière d’un peintre.Que souhaitez-vous apporter ou quelles émotions avec vos photos souhaitez-vous faire transparaître ?Ma plus grande joie est de partager ces morceaux de nature rapportés à l’aide de mes appareils photo, faire rêver si possible, déclencher une émotion. Faire connaître la vie pastorale : les bergers sont les acteurs indispensables à la survie de nos montagnes transmettant de génération en génération un mode de vie proche de la nature. Les brebis entretiennent les pentes herbeuses, évitant ainsi que la montagne ne soit envahie par les broussailles.Que pensez-vous et quel regard avez-vous sur la photographie d’aujourd’hui ?J’aime la photographie sous toutes ses formes. Je suis personnellement plus attiré par le vivant, les scènes de vie, la nature, le reportage, l’humain. Des images qui racontent une histoire, qui témoignent de la vie des gens et qui les transmettront au futur. De nos jours, de très nombreux photographes y contribuent.paysage des pyrénéesQuels sont vos plus beaux souvenirs et votre photo préférée ?J’ai eu la chance de partager des moments forts avec les bergers. Participer à la transhumance des troupeaux est une chose inoubliable. La tonte annuelle des brebis est une fête qui réuni début novembre les bergers qui ne se sont pas revus de toute l’estive. A cette occasion, ils partagent les moments forts qui ont ponctué l’année dans les montagnes. Rares sont les citadins qui peuvent participer à ce moment fort de la vie des bergers. C’est toujours avec une grande émotion que je participe à cette tonte traditionnelle. J’ai pu réaliser pour cette occasion des images que j’aime regarder. Ce ne sont pas mes meilleures photos, mais sûrement celles qui transportent les plus belles émotions.tonte des moutonsPouvez-vous nous donner votre actualité à venir, exposition, reportage, voyage, livre, etc. ?BurkinabésJe souhaiterai vivement retourner en Afrique dans le cadre d’une nouvelle action humanitaire. J’ai fait en particulier la connaissance de jeunes Burkinabés qui souhaitent poursuivre leurs études. Dans ce but, ils ont créé une ferme avec très peu de choses à nos yeux mais qui sont essentielles pour eux. Malheureusement, les inondations et la sècheresse qui sévit dans cette partie du monde détruit quasiment à néant leur travail régulièrement, affamant leurs bêtes et leurs familles. Je souhaite vivement par mes photos sensibiliser le plus personnes possible, leur faire comprendre que nous sommes des privilégiés et que notre devoir de citoyen du monde est d’aider les peuples qui ont moins de chance que nous.Pour finir, avez-vous une remarque à faire sur le site Photovore.fr et aux lecteurs ?Votre demande d’interview m’a permis de découvrir votre site que je ne connaissais pas. La passion de l’image passe par d’innombrables voies et votre site les reflètent très bien, sur un support très ergonomique, complet et convivial. Je suis persuadé que bon nombre de photographes y trouveront les sources d’information et que ce lieu d’échange deviendra vite une référence.Merci Jean-Paul pour ces commentaires et cette interview très intéressante, en espérant vous croiser sur les sentiers Pyrénéens...Voir le site du photographe Jean-Paul Falguières, Images des Pyrénées.




Avatar de FONT Ghislain
3 janv. 2010 à 21h34
En lisant cet interwiew de jean Paul Falguières, je suis transporté dans mes balades en montagnes Ariègeoises. C'est avec beaucoup de plaisir que je découvre une passion partagée pour la montagne "à vaches", les estives, les orrys, les troupeaux, le lys des pyrénées, l'ancolie etc, etc...Je suis photographe amateur, membre d'un club photo, ce qui me permet de "faire juger" mon modeste travail. Bravo à jean Paul Falguières pour ses magnifiques images. Merci
Ghislain FONT
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